Repères et indicateurs statistiques

RIS
Quelles sont les caractéristiques de la population scolaire, les ressources consacrées à l'éducation, les compétences des élèves ou la réussite aux examens ? Les repères et indicateurs statistiques (RIS) proposent des données objectives et des analyses synthétiques.

Par leur mise en perspective temporelle, les repères et indicateurs statistiques constituent un instrument de connaissance pour l'aide au pilotage. Ils facilitent également le débat sur l’enseignement et la formation en informant l'ensemble de la collectivité (décideurs/acteurs/citoyens).

Dernière actualisation des RIS en juin 2019 : C2, E1 et E2

A. Inputs – Effectifs

A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé                                  Juin 2018

A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé - Données
A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé - Analyse

En 2017, plus de 97’000 élèves ou étudiant-e-s sont scolarisé-e-s dans l’enseignement public depuis le niveau primaire jusqu’au niveau tertiaire. C’est une hausse de près de 7’000 élèves/étudiant-e-s par rapport à 2010 (dont +1’700 dans le primaire, +2’000 dans le secondaire II et +1'900 à l’Université de Genève).

En 2017, 85% des jeunes de 16 à 18 ans poursuivent leur formation au-delà de la scolarité obligatoire (contre 82% en 2010). Cette part devrait augmenter avec l’objectif de « faire en sorte que 95% des jeunes de 25 ans possèdent un diplôme du secondaire II » et la formation obligatoire jusqu’à 18 ans.

 

A2. Effectifs - Disparités territoriales                                                                           Juin 2018

A2.a Variation 2010-2017 des effectifs de l'enseignement primaire public, selon la commune de scolarisation et le secteur (pour la Ville de Genève)   A2.c Proportion d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé (CITE 0 à 3);, selon la commune de domicile et le secteur (pour la Ville de Genève)
A2a                                       a2C
 
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A2. Effectifs - disparités territoriales - Données
A2. Effectifs - disparités territoriales - Analyse

 

Entre 2010 et 2017, les effectifs du primaire ont évolué très différemment d'une commune à l'autre. Ils ont augmenté dans 29 communes avec la construction de nouveaux logements ou l’arrivée d’une génération plus nombreuse en 1P comparativement aux départs de 8P vers le cycle d'orientation. Selon les communes, cette hausse a entrainé l’ouverture de nouvelles classes ou a été absorbée dans les classes existantes.

À l’inverse, les effectifs ont baissé dans 14 communes ; cela s’est accompagné de fermetures de classes dans la plupart des cas.

15% des élèves domiciliés dans le canton sont scolarisés dans l'enseignement privé (du primaire au secondaire II général) ; cette part varie de 5% à Meyrin ou Vernier à plus de 40% à Vandoeuvres, Pregny-Chambésy et Cologny.

A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois                                      Septembre 2018

A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois - Données
A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois - Analyse

Les accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne (juin 2002) ont modifié la mobilité résidentielle et professionnelle au sein du territoire franco-valdo-genevois (canton de Genève, Vaud, départements français de l’Ain et de la Haute-Savoie).

En 2017, 5'400 élèves scolarisés à Genève dans l’enseignement public (du primaire aux hautes écoles spécialisées [HES]) sont domiciliés hors du canton : 4'100 en France voisine et 1'300 dans le canton de Vaud. Ce sont les HES et les formations professionnelles de niveau tertiaire ou secondaire II qui attirent le plus au-delà des frontières cantonales.

Dans l’enseignement obligatoire public, plus de 80% des élèves domiciliés en France voisine sont de nationalité suisse.

B. Inputs – Composantes de la population scolaire

B1. Diversité sociale et linguistique des élèves du public                                       Juin 2017

B1.b Proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2016                                                     B1.c Variation de la proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2010-2016
B1B   B1c
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B1. Diversité sociale et linguistique des élèves de l'enseignement public - Données
B1. Diversité sociale et linguistique des élèves de l'enseignement public - Analyse

 

Genève est un canton où les migrations jouent un rôle important. En 2016, 44% des élèves scolarisés dans l’enseignement public obligatoire sont allophones (contre 38% en 2000). Cette proportion varie de 13% (Avully) à 58% (Vernier).

Assurer pour tous les élèves l’apprentissage et la maîtrise du français est la condition nécessaire à une scolarité harmonieuse et à une intégration socioculturelle réussie. Les élèves allophones sont actuellement sous-représentés dans la filière du CO ayant les exigences scolaires les plus élevées (36%) et dans la filière gymnasiale (33%). Moins les exigences scolaires d’une filière sont élevées, plus la part d'allophones y est importante.

B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire                                                      Décembre 2017

B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire (REP) - Données
B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire (REP) - Analyse

En 2016, les écoles du REP accueillent en moyenne 55% d’élèves de milieu modeste ou défavorisé (contre 48% pour les écoles proches du REP et 31% hors du REP). Leurs élèves sont souvent allophones (60% environ dans les écoles REP ou proches du REP contre 40% hors du REP).

En raison de leurs caractéristiques socio-économiques, les élèves du REP ont des parcours scolaires un peu plus difficiles : en 8P ils sont plus souvent en retard dans leur scolarité (16% contre 8% hors du REP) ; ils sont moins souvent orientés dans le regroupement aux exigences scolaires les plus élevées (64% contre 68% hors du REP).

B3. Elèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné                           Octobre 2017

                                                                                            B3.g Proportion d’élèves de l’enseignement primaire public fréquentant un regroupement spécialisé, selon leur commune de domicile, 2016                                                                                                                                 
                           B3g  
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B3. Élèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné - Données
B3. Élèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné - Analyse

 

En 2016, l’enseignement spécialisé public et subventionné accueille environ 1'840 élèves (+450 élèves par rapport à 2000). Comparativement à l'enseignement régulier, l'enseignement spécialisé accueille proportionnellement davantage de garçons (70% contre 51%), d'élèves de nationalité étrangère et de milieu social modeste ou défavorisé. L’intégration des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés au sein de l’enseignement régulier est l’une des priorités du DIP et diverses formes intégratives se sont multipliées depuis 2010.

Les données tiennent compte du périmètre en vigueur en septembre 2017. Elles seront actualisées en 2019 selon un nouveau périmètre.

B4. Caractéristiques des élèves de l’enseignement privé                                        Janvier 2019

B4. Caractéristiques des élèves de l'enseignement privé – Données
B4. Caractéristiques des élèves de l'enseignement privé – Analyse

Du primaire au secondaire II général, 18% des élèves scolarisés à Genève fréquentent une école privée en 2017.

64% d’entre eux sont de nationalité étrangère (contre 39% dans l’enseignement public) ; 35% sont francophones (contre 57%) ; 41% sont de milieu social aisé (contre 20%), l’accès à cet enseignement étant conditionné en grande partie par les ressources financières de la famille.

70% des élèves du privé fréquentent un établissement offrant principalement des programmes scolaires étrangers. Ce sont toutefois les écoles proposant une pédagogie spécifique qui ont soutenu la croissance des effectifs du privé depuis 2010 ; elles accueillent en 2017 près de 1'400 élèves, soit 11% des élèves du privé.

C. Inputs – Ressources

C1. Personnel enseignant de l’enseignement public                                                Juin 2018

C1. Personnel enseignant de l’enseignement public - Données
C1. Personnel enseignant de l’enseignement public - Analyse

En 2017, il y a environ 8'690 postes d’enseignant-e-s en équivalents temps plein (ETP) dans l’enseignement public (du primaire à l’Université de Genève).

C’est une augmentation de 800 postes par rapport à 2010 (dont 200 postes entre 2016 et 2017) qui a permis de faire face aux nouveaux besoins (introduction du mercredi matin et augmentation des heures de soutien à l’école primaire, nouveau cycle d’orientation, école inclusive) ainsi qu’à l’augmentation soutenue du nombre d’élèves au secondaire II.

En 2017, les femmes représentent globalement 58% du personnel enseignant à Genève. Cette part diminue à mesure que le degré d'enseignement s'élève : 84% au primaire, 58% au CO, 51% au secondaire II, respectivement 41% et 44% dans les HES et à l’Université.

C2. Taille et structure des classes (enseignement primaire)                                  Juin 2019

C2. Taille et structure des classes au primaire - Données
C2. Taille et structure des classes au primaire - Analyse

Au 31 décembre 2018, on compte en moyenne 20 élèves par classe dans l’enseignement primaire régulier (hors élèves en intégration partielle), ce nombre étant resté relativement stable depuis 2010 (+0,1 élève).

L’augmentation de 900 élèves entre 2017 et 2018 a été accompagnée de l’ouverture de 34 classes supplémentaires et de l’augmentation du nombre des classes de 22 et 23 élèves.

L’effectif moyen est de 17,9 élèves par classe dans les écoles du REP, de 19,5 dans les écoles proches du REP et de 20,5 hors du REP. Au 31 décembre 2018, environ 230 élèves de l’enseignement spécialisé sont en intégration partielle dans une classe régulière à certains moments très spécifiques, ce qui représente globalement +0,1 élève par classe et +1,8 élève dans les 130 classes concernées.

Par ailleurs, 25% des classes sont organisées en double degré ; cela concerne plus souvent les élèves de 1P et 2P, principalement pour des choix pédagogiques.

C3. Taille et structure des classes (enseignement secondaire I)                           Juin 2018

C3. Taille et structure des classes au secondaire I - Données
C3. Taille et structure des classes au secondaire I - Analyse

Au cycle d’orientation (CO), les élèves sont répartis dans trois regroupements ou sections (R1/CT, R2/LC et R3/LS) avec des effectifs par classe différents afin de s’adapter aux besoins pédagogiques des élèves (en principe au maximum 14 élèves en R1/CT, 18 élèves en R2/LC, 24 élèves en R3/LS).

Au 31 décembre 2017, il y a en moyenne 18,3 élèves par classe : 11,2 élèves en R1/CT, 16,3 élèves en R2/LC et 22,9 en R3/LS.

La taille des classes a légèrement diminué entre 2016 et 2017, les baisses les plus soutenues concernant la 9e R2  et la 11e LC.

Le nombre des classes très chargées a diminué : 6% des classes ont un nombre d’élèves supérieur aux maxima à ne pas dépasser en principe, contre 10% en 2016.

D. Fonctionnement – Parcours de formation

D1. Transitions à l'intérieur du primaire                                                                       Octobre 2017

D1. Transitions dans l’enseignement primaire public - Données
D1. Transitions dans l’enseignement primaire public - Analyse

Les trois quarts des élèves traversent les années d’école primaire sans incident ou changement de parcours. Chaque année, de la 1P à 8P, 93% à 96% des élèves sont promus dans le degré supérieur.

Le redoublement intervient principalement en 3P et 4P, période des apprentissages fondamentaux et de l’entrée dans l’écrit. Il touche davantage les enfants de milieu modeste ou défavorisé (9% contre 2% des enfants de cadres supérieurs) tout comme l’orientation vers l'enseignement spécialisé (4% contre 1%).

En fin de 8P, 16% des élèves de milieu modeste ou défavorisé ont au moins une année de retard contre 6% des enfants de cadres supérieurs.

D2. Transitions entre le primaire et le secondaire I                                                   Juin 2018

D2. Transitions entre l’enseignement primaire et secondaire I - Données
D2. Transitions entre l’enseignement primaire et secondaire I - Analyse

Sur la base de leurs moyennes annuelles en français (I et II) et en mathématiques, 6% des élèves de 8P sont orientés en juin 2017 en R1 (regroupement du cycle d’orientation [CO] à exigences scolaires élémentaires, 21% en R2 (exigences scolaires moyennes) et 69% en R3 (exigences scolaires élevées).

53% des élèves de milieu modeste ou défavorisé sont orientés en R3 contre 75% des enfants d’employés et 81% des enfants de cadres supérieurs ; c’est le cas de 77% des francophones et de 57% des allophones et enfin de 73% des filles et de 65% des garçons.

Certains élèves passent dans le regroupement immédiatement supérieur durant le 1er trimestre de la 9e du CO : 20% des élèves orientés en R1 et 13% des élèves orientés en R2.

D3. Transitions à l'intérieur du secondaire I                                                                Mars 2018

D3. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire I - Données
D3. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire I - Analyse

La réforme du cycle d’orientation [CO] a entrainé une sélection plus marquée à la fin de l'école primaire mais celle-ci a diminué progressivement : au 31 décembre 2011 (année d’entrée en vigueur de la réforme) 65% des élèves étaient en 9e R3 (exigences scolaires élevées), ils sont 70% en 2016.

Les élèves des milieux favorisés sont majoritairement scolarisés en R3/LS (87% contre 49% des élèves de milieu modeste ou défavorisé) tout comme les filles (71% contre 61% des garçons).

Six élèves sur dix connaissent au CO un parcours linéaire en trois ans. Environ le quart des élèves entrés au CO en R1 ou en R2 ont connu une réorientation promotionnelle sans redoublement qui a perduré jusqu'à la fin du CO. Toutefois, pour les élèves entrés en 9e R2, il y a au final moins de parcours promotionnels et plus de parcours sélectifs.

D4. Transitions vers l’enseignement secondaire II                                                    Décembre 2017

D4 Transitions vers l’enseignement secondaire II - Données
D4 Transitions vers l’enseignement secondaire II - Analyse

Après le cycle d’orientation [CO], les élèves préfèrent les formations en école. En 2015 et 2016, ils se cependant sont un peu moins dirigés vers le Collège (44% contre 47% en 2014) et vers l’ECG (11% contre 13% en 2014) pour aller un peu plus souvent vers la formation professionnelle (18% des en école à plein temps et 4% en apprentissage dual).

Près de 15% des jeunes n'arrivent pas à entrer directement dans une filière certifiante après le CO et doivent passer par une structure de transition.

Les garçons sont moins nombreux à entrer au collège (40% contre 57% des filles) et choisissent plus fréquemment la formation professionnelle (35% contre 14%).

Seuls 32% des élèves de milieu modeste vont au Collège contre 72% des jeunes des milieux favorisés.

D5. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II                                   Octobre 2017

D5 Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II - Données
D5 Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II - Analyse

Alors que la filière gymnasiale est choisie par près de la moitié des jeunes à la fin de la scolarité obligatoire, elle certifie à peine 27% de l’ensemble des diplômés du secondaire II public.

Des réorientations s’opèrent, principalement durant les deux premières années du Collège, majoritairement vers l’ECG ou le Centre de formation professionnelle Commerce. 43% des titulaires d’un certificat de l’ECG et 48% des titulaires de la maturité spécialisée sont ainsi passés par le Collège.

Les élèves de milieu modeste vont moins souvent au Collège à l’issue du cycle d’orientation mais s’y maintiennent également moins durant les 4 ans qui suivent leur entrée au Collège.

D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire                               Janvier 2019

D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire – Données
D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire – Analyse

Après le secondaire II, les Genevois poursuivent de plus en plus leurs études et Genève a le taux d’entrée dans une haute école le plus élevé de Suisse.

En 2017, ils sont environ 1'600 à s’être nouvellement inscrits dans une formation bachelor d’une Haute école spécialisée (HES) genevoise et 2'900 à l’Université de Genève. En HES, les effectifs augmentent principalement à la Haute école de santé (hausse de la capacité d’accueil du bachelor en soins infirmiers) et à la Haute école de gestion (création du bachelor en International Business Management).

On note une accentuation de l’entrée des jeunes hommes dans les filières de la santé et du social, traditionnellement féminines alors que les filières techniques, traditionnellement masculines, ne se féminisent pas.

Les Genevois quittent un peu plus fréquemment qu’avant le canton pour leurs études tertiaires, pour aller notamment à l’EPFL ou à l’Université de Lausanne.

D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II           Septembre 2018

D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II – Données
D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II – Analyse

Globalement, près de 7 jeunes sur 10 obtiennent leur diplôme secondaire II en prenant au maximum un an de plus que la durée théorique : 43% des élèves issus du cycle d’orientation (CO) ont obtenu leur certification de niveau secondaire II « à l’heure » et 25% l’ont obtenue avec une année de retard. 

Il s’écoule en moyenne 5,6 ans depuis la sortie du CO jusqu’à l’obtention d’une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) au lieu des 2 années théoriques, les jeunes concernés ayant souvent connu des interruptions de formation. Des dispositifs permettent de maintenir les jeunes dans le système de formation (en lien avec l’objectif visant à certifier 95% d’une classe d’âge) mais cela implique en contrepartie un allongement du temps nécessaire pour arriver jusqu'au diplôme.

D9. Transitions entre l'enseignement public et privé                                                 Octobre 2017

D9. Transitions entre enseignement public et enseignement privé - Données
D9. Transitions entre enseignement public et enseignement privé - Analyse

La quasi-totalité des élèves effectuent l’ensemble de leur scolarité soit dans le public, soit dans le privé.

En 2016, un peu plus de 900 élèves (1% des élèves scolarisés du primaire au secondaire II général) sont passés de l’un à l’autre pour diverses raisons: difficultés scolaires, attentes parentales spécifiques, charge financière supportable ou non.

Les années récentes se démarquent de ce qui était observé depuis le début des années 2000 : depuis 2013, le nombre des arrivées en provenance de l’enseignement privé est devenu supérieur à celui des départs vers celui-ci.

Les départs les plus nombreux vers le privé se font à la sortie de la 8P. Les arrivées les plus nombreuses en provenance du privé se font, quant à elles, principalement au Collège de Genève.

D10. Espérance de scolarisation                                                                                  Décembre 2016

D10. Espérance de scolarisation - Données
D10. Espérance de scolarisation - Analyse

A Genève, un enfant âgé de 4 ans en 2015 peut s’attendre à passer en moyenne 17,2 années dans le système d’enseignement : 11 années de scolarité obligatoire (primaire et cycle d’orientation), 4,3 années dans l’enseignement secondaire II et enfin 2 années dans l’enseignement tertiaire.

Cet enfant passera au total 11 mois de plus sur les bancs de l’école qu’un enfant qui avait 4 ans en 2001.

Cet allongement de la durée de la scolarité est en partie dû à la complexification des parcours scolaires au secondaire II (contrepartie assez inévitable de la volonté politique de qualifier le plus grand nombre de jeunes) mais est surtout synonyme d’augmentation du niveau de formation de la population.

E. Fonctionnement – Soutien aux familles et prévention

E1. Nombre d’usagers de l’animation parascolaire                                                   Juin 2019

E1. Nombre d'usagers de l'animation parascolaire - Données
E1. Nombre d'usagers de l'animation parascolaire - Analyse

En 2018, 66% des élèves du primaire ont pris leur repas de midi au moins une fois par semaine dans un restaurant scolaire et 36% sont allés au moins une fois aux activités parascolaires entre 16h et 18h.

Depuis 2010, l'augmentation globale de la fréquentation de l'accueil parascolaire s'est accompagnée d'une intensification de la fréquentation sur la semaine : en 2018, 59% des usagers de l’accueil du midi y sont allés les quatre jours entiers d’école (lundi, mardi, jeudi, vendredi), contre 49% en 2010. Cette intensification a concerné plus particulièrement les élèves de milieu favorisé et les Suisses.

E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire                         Juin 2019

E2.a Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire le midi                                                                   E2.d Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire l'après-midi
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Carte E2.b , Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire midi (3 fois ou plus/sem.)
Carte E2.c , Variation 2010-2018 taux de fréquentation midi (au moins une fois/sem.)
Carte E2.e , Variation 2010-2018 taux de fréquentation après-midi (au moins une fois/sem.)

E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire - Données
E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire - Analyse

Entre 2010 et 2018, le taux de fréquentation de l’accueil parascolaire a connu un essor dans presque tout le canton.

En 2018, quelle que soit la commune, plus de la moitié des élèves fréquentent le restaurant scolaire au moins une fois par semaine. Depuis 2010, les disparités de fréquentation de l'accueil du midi entre communes aisées et communes populaires se sont nettement réduites et les plus forts taux s’observent à présent tout autant dans ces deux catégories de communes.

L’accueil entre 16h et 18h présente quant à lui davantage de disparités territoriales, avec un taux d'élèves accueillis au moins une fois par semaine qui varie de 11% à 67% selon la commune.

E3. Dépistage dentaire en milieu scolaire                                                                   Janvier 2019

 

                                                                 

E3.g Proportion d’élèves ayant besoin de soins dentaires, selon la commune de résidence et le quartier de la Ville de Genève, moyenne années scolaires 2016-17 et 2017-18

 
 

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E3. Dépistage dentaire en milieu scolaire - Données
E3. Dépistage dentaire en milieu scolaire - Analyse

La santé bucco-dentaire des élèves genevois s’est améliorée au cours des 25 dernières années. En 2017, 54% d’entre eux ont des dents saines (exemptes de lésion initiale, de carie ou d’antécédents de carie) contre 40% dans les années 1990.

À l’entrée en 1P, près de 30% des élèves ont déjà une lésion dentaire à soigner ou ont déjà eu une carie traitée dans le passé.

Au total, dans l’enseignement primaire régulier et spécialisé, plus de 11'000 élèves avaient besoin de soins dentaires durant l’année scolaire 2017-18, dont plus de 600 en urgence. La propension à avoir des caries est en partie liée à la précarité sociale et à la migration.

 

F. Résultats – Compétences des élèves

F1. Compétences des élèves en fin de 4P                                                                   Mars 2018

F1 Compétences des élèves en fin de 4P - Données
F1 Compétences des élèves en fin de 4P - Analyse

Des épreuves cantonales (EC) élaborées par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) vérifient l’atteinte des objectifs du plan d’études romand par les élèves.

La très grande majorité des élèves atteint le seuil de réussite aux EC de fin de 4P (93% en français et 87% en mathématiques en 2017).

En français, les filles réussissent un peu mieux que les garçons (95% contre moins de 92%). En mathématiques il n'y a pas d'écart de réussite entre filles et garçons, ce qui est atypique car il est habituel que les garçons réussissent mieux cette discipline.

La réussite est influencée par l'origine sociale : 97% des élèves de milieu aisé ont réussi l’EC de français (contre 89% des élèves de milieu modeste). Ils sont respectivement 92% et 82% pour celle de mathématiques.

F2. Compétences des élèves en fin de 8P                                                                   Mars 2018

F2. Compétences des élèves en fin de 8P - Données
F2. Compétences des élèves en fin de 8P - Analyse

La dernière année d’école primaire (8P) est un moment-clé puisque c’est sur la base de leurs moyennes annuelles dans trois disciplines (français I et II, mathématiques) que les élèves sont dirigés vers l’un des trois regroupements du cycle d’orientation (R1, R2, R3). Près de 70% des élèves ont des moyennes annuelles leur permettant d'aller en R3 (exigences scolaires élevées).

En 2017, 95% des élèves ont réussi l’épreuve cantonale (EC) de français I et environ 80% celles de français II et de mathématiques.

C’est en mathématiques que les inégalités de réussite sont les plus élevées : 25% des allophones, 29% des élèves de milieu modeste et 44% des élèves en retard ont échoué à l’EC.

F3. Compétences des élèves en fin de 9e année                                                       Octobre 2017

F3. Compétences des élèves en fin de 9e - Données
F3. Compétences des élèves en fin de 9e - Analyse

En 2016-17, en 9e du Cycle d'orientation, les filles ont de meilleures moyennes annuelles que les garçons en français. En revanche, en mathématiques, filles et garçons ont des résultats similaires.

En 9e R3 (exigences scolaires les plus élevées), plus de la moitié des élèves de milieu favorisé ont une moyenne égale ou supérieure à 5 ; c’est deux fois moins chez les enfants de milieu modeste.

Le fait de parler une autre langue que le français à la maison est un facteur de risque dans les apprentissages scolaires. Les élèves francophones sont nettement plus nombreux en 9e R3 et y réussissent un peu mieux que leurs camarades : 44% ont une moyenne annuelle égale ou supérieure à 5 en français (contre 34% des allophones) ; ils sont respectivement 42% et 35% en mathématiques.

F4. Compétences des élèves en fin de 11e année                                                     Octobre 2017

F4. Compétences des élèves en fin de 11e - Données
F4. Compétences des élèves en fin de 11e - Analyse

Bien que les barèmes soient adaptés aux exigences différenciées des sections, le taux de réussite aux épreuves communes (EVACOM) est plus élevé en 11e LS (exigences scolaires les plus élevées) : en français il est ainsi de 77% contre 71% en 11e LC et 57% en 11e CT.

Les filles ont de meilleurs résultats que les garçons en français et c’est l’inverse en mathématiques. La langue parlée à la maison a, quant à elle, un impact sur la réussite en français mais pas en mathématiques.

C’est en LS, section présentant la plus grande mixité sociale, que les différences selon le milieu d’origine sont les plus marquées : 31% des élèves de milieu modeste n'atteignent pas le seuil de suffisance en français contre 15% pour les élèves de milieu favorisé.

F5. Compétences des élèves du REP                                                                           Mars 2018

F5. Compétences des élèves du REP - Données
F5. Compétences des élèves du REP - Analyse

Les élèves du réseau d’enseignement prioritaire (REP), plus souvent issus de milieu modeste et/ou allophones, ont en moyenne de moins bons résultats que les élèves scolarisés hors du REP.

En 8P, 26% d’entre eux n’atteignent pas le seuil de réussite à l’épreuve cantonale de mathématiques (contre 17% hors du REP).

C’est dans les écoles du REP que les écarts entre les meilleurs élèves et les moins bons élèves sont les plus importants.

Les moyennes annuelles dans les trois disciplines principales déterminant l’orientation au secondaire I (français I et II, mathématiques) sont plus faibles dans les écoles du REP. En conséquence, seuls 58% des élèves du REP sont admissibles en R3 (exigences scolaires les plus élevées) contre près des trois quarts hors du REP.

G. Résultats – Certification

G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II                          Septembre 2018

G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II - Données
G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II - Analyse

En 2017, 7'630 certifications de niveau secondaire II ont été délivrées par les écoles publiques et privées genevoises (350 de plus qu’en 2016).

Obtenir un diplôme secondaire II est considéré comme le bagage scolaire minimal pour s’insérer durablement sur le marché du travail et dans la vie sociale. En 2017, le taux de première certification secondaire II, au plus tard à 25 ans, s’élève à 85%.

Après un premier diplôme secondaire II, les jeunes sont de plus en plus nombreux à poursuivre pour en acquérir un deuxième, voire un troisième ou quatrième, pour compléter ou réorienter leur formation : 27% des certifiés possèdent à 25 ans au moins deux certifications de niveau secondaire II.

900 personnes ont obtenu une certification secondaire II après 25 ans. C’est plus du double qu’en 2010.

Pour comprendre ces résultats

Méthodologie


 

G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention                                         Septembre 2018

G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention - Données
G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention - Analyse

Entre 2016 et 2017, les diplômes dont le nombre a le plus augmenté sont les CFC en école à plein temps (+135, soit + 6%) et la maturité gymnasiale du Collège de Genève (+79, soit +5%), en raison de volées de candidats plus nombreuses et de meilleurs taux de réussite à ces examens.

Les diplômes professionnels (AFP, CFC et maturités professionnelles) représentent plus de la moitié des diplômes secondaire II délivrés par les écoles publiques en 2017. Le CFC est, depuis quelques années, le diplôme secondaire II le plus délivré (39% des diplômes de l’enseignement public en 2017, dont 21% en voie duale). Le commerce et la vente sont les domaines professionnels qui attirent le plus les apprentis.

G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II)                                                 Septembre 2018

G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II) - Données
G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II) - Analyse

En 2017, plus de 84% des candidats ont obtenu leur diplôme secondaire II. Le taux de réussite aux examens varie de 70% pour le certificat de culture générale à plus de 95% pour la maturité gymnasiale.

De 2015 à 2017, les filles ont en moyenne un meilleur taux de réussite que les garçons à la maturité gymnasiale (97% contre 93%) et à la maturité spécialisée (80% contre 73%) ; 92% des enfants d’ouvriers ont obtenu leur maturité gymnasiale contre 95% des enfants d’employés et 96% des enfants de cadres supérieurs.

Depuis quelques années, la réussite au CFC dual est meilleure que celle au CFC plein temps : en 2017, c'est le cas de 83% des candidats au CFC dual et de 80% des candidats au CFC plein temps.

H. Résultats – Impacts et effets

H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II                                   Décembre 2017

H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II - Données
H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II - Analyse

Dix-huit mois après l’obtention d’un diplôme secondaire II, 84% des jeunes titulaires d’un diplôme de type général poursuivent des études, alors qu'un diplôme professionnel ouvre davantage la voie à une transition vers la vie active (65% des titulaires sont en emploi ou en recherche d’emploi).

Le CFC dual est le diplôme secondaire II le plus orienté vers l’emploi (61% des titulaires ont un emploi 18 mois après), le CFC en école à plein temps conduisant davantage à une poursuite de formation.

La maturité professionnelle mène quant à elle tout autant à poursuivre des études (essentiellement en HES) (55%) qu’à s’insérer sur le marché du travail (37%).

H2. Accès au marché du travail                                                                                   Décembre 2017

H2. Accès au marché du travail après un diplôme secondaire II - Données
H2. Accès au marché du travail après un diplôme secondaire II - Analyse

Comparativement aux précédentes volées, la transition à la vie active est plus difficile après un diplôme professionnel obtenu en 2015. C’est particulièrement vrai dans le commerce et la construction, domaines pour lesquels les entreprises jugeaient en 2017 la situation économique mauvaise et les perspectives plutôt pessimistes.

Dix-huit mois après leur certification, les titulaires d’une AFP sont ceux qui ont le risque de chômage le plus élevé : 29% d’entre eux recherchent un emploi. Le risque semble un peu plus faible pour le CFC dual (16%) que pour le CFC en école à plein temps en école (22%).

Les titulaires d’une maturité professionnelle arrivent plus facilement à trouver un emploi dans les 18 mois.

H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II                     Décembre 2017

H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II - Données
H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II - Analyse

92% des titulaires d’une maturité gymnasiale obtenue en juin 2015 sont en formation 18 mois après (principalement à l’université ou dans une école polytechnique fédérale).

Les diplômés de 2015 poursuivent plus fréquemment des études que ceux de 2013 après un certificat ECG (66% contre 60%) ou une maturité spécialisée (85% contre 74%).

La poursuite d’études à l’issue d’un CFC est plus fréquente après un CFC en école à plein temps (34%) qu’après un apprentissage dual (13%).

L’attestation de formation professionnelle (AFP) fonctionne de plus en plus comme une propédeutique au CFC pour les jeunes ayant des difficultés scolaires : plus de 40% des titulaires d’une AFP poursuivent une formation 18 mois après.

H4. Niveau de formation de la population résidente                                                Décembre 2016

H4. Niveau de formation de la population résidente - Données
H4. Niveau de formation de la population résidente - Analyse

Le niveau de formation des personnes résidant à Genève a augmenté : en 2015, 45% déclarent avoir achevé une formation de niveau tertiaire contre 37% en 2000.

Genève connaît une migration de personnes peu qualifiées ou, à l’inverse, hautement qualifiées : 23% des résidents nés à l’étranger ne sont pas allés au-delà de la scolarité obligatoire et 44% ont achevé une formation de niveau tertiaire.

Les femmes de 25-64 ans sont nettement plus nombreuses qu’ailleurs en Suisse à avoir une formation tertiaire : elles sont 44% dans cette situation, ce qui est similaire à celle observée pour les hommes du même âge (46%).

Avec un niveau de formation tertiaire, 77% des mères sont actives professionnellement (en emploi ou au chômage) contre 95% des femmes sans enfant.


Historique des indicateurs statistiques                                                                                   Avant 2015

Cette page contient tout l'historique des publications des indicateurs du système genevois d’enseignement et de formation (SGEF), avant la refonte 2015 (Repères et indicateurs statistiques).

 

Ensemble d'indicateurs du SGEF

Édition 2009

Édition 2005

Édition 2001

 

Indicateurs clés du SGEF

Édition 2011

Édition 2007

Édition 2003

Édition 2002

 

La formation professionnelle à Genève

Édition 2010

Édition 2003

 

Chiffres clefs du REP

Chiffres-clés du réseau d’enseignement prioritaire (REP)

 

 

 

 Analyser l'éducation

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