Repères et indicateurs statistiques

RIS
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Quelles sont les caractéristiques de la population scolaire, les ressources consacrées à l'éducation, les compétences des élèves ou la réussite aux examens ? Les repères et indicateurs statistiques (RIS) proposent des données objectives et des analyses synthétiques.

Par leur mise en perspective temporelle, les repères et indicateurs statistiques constituent un instrument de connaissance pour l'aide au pilotage. Ils facilitent également le débat sur l’enseignement et la formation en informant l'ensemble de la collectivité (décideurs/acteurs/citoyens).

Dernière actualisation des RIS en octobre 2020 : D2, D3, D7 et D9

A. Inputs – Effectifs

A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé                                  Juin 2020

A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé - Analyse 
A1. Effectifs scolarisés dans l’enseignement public et privé - Données 

En 2019, plus de 100'600 élèves ou étudiant.e.s sont scolarisé.e.s dans l’enseignement public (primaire à tertiaire). C’est une hausse de plus de 10'000 élèves/étudiant.e.s par rapport à 2010.

En 2019, 88% des jeunes de 16 à 18 ans poursuivent leur formation au-delà de la scolarité obligatoire contre 82% en 2010, augmentation en lien avec l’objectif de « faire en sorte que 95% des jeunes de 25 ans possèdent un diplôme du secondaire II » et la mise en œuvre de la formation obligatoire jusqu’à 18 ans.

A2. Effectifs - Disparités territoriales                                                                           Juin 2020

A2.a Variation 2010-2019 des effectifs de l'enseignement primaire public, selon la commune de scolarisation et le secteur (pour la Ville de Genève)   A2.d Proportion d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé (CITE 0 à 3), selon la commune de domicile et le secteur (pour la Ville de Genève)
vignette A2a                                       A2d vignette
 
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A2. Effectifs - disparités territoriales - Analyse 
A2. Effectifs - disparités territoriales - Données 

Entre 2010 et 2019, les effectifs du primaire ont augmenté de plus de 3'600 élèves au primaire, dont plus de 1’000 élèves entre 2018 et 2019. Plus de 75% de cette très forte hausse des effectifs se concentre sur 3 communes (Meyrin, Vernier, Lancy) et 4 secteurs de la Ville de Genève.

Les effectifs ont baissé dans 15 communes ; cela s’est accompagné de fermetures de classes dans la plupart des cas.

Du primaire au secondaire II général, 17% des élèves domiciliés dans le canton sont scolarisés dans l'enseignement privé ; cette part varie de 5 à 6% à Vernier, Carouge ou Meyrin à plus de 40% à Vandoeuvres, Pregny-Chambésy et Cologny.

A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois                                       Juin 2020

A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois - Analyse 
A3. Flux d’élèves dans le territoire franco-valdo-genevois - Données 

En 2019, 5'700 élèves scolarisés à Genève dans l’enseignement public (primaire à HES) sont domiciliés hors du canton, dont 4'350 en France voisine. Le nombre d'élèves frontaliers scolarisés dans les écoles primaires genevoises a légèrement diminué depuis 2018 (–11%) avec la modification du règlement concernant l’admission des non-résidents dans l’enseignement obligatoire. Ce sont les HES et les formations professionnelles qui attirent le plus au-delà des frontières cantonales.

Dans l’enseignement obligatoire public, plus de 80% des élèves domiciliés en France voisine sont de nationalité suisse.

B. Inputs – Composantes de la population scolaire

B1. Diversité sociale et linguistique des élèves du public                                       Juin 2017

B1.b Proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2016                                                     B1.c Variation de la proportion d’élèves allophones dans l'enseignement public obligatoire, selon la commune de domicile et le quartier (pour la Ville de Genève), 2010-2016
B1B   B1c
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B1. Diversité sociale et linguistique des élèves de l'enseignement public - Analyse 
B1. Diversité sociale et linguistique des élèves de l'enseignement public - Données 

Genève est un canton où les migrations jouent un rôle important. En 2016, 44% des élèves scolarisés dans l’enseignement public obligatoire sont allophones (contre 38% en 2000). Cette proportion varie de 13% (Avully) à 58% (Vernier).

Assurer pour tous les élèves l’apprentissage et la maîtrise du français est la condition nécessaire à une scolarité harmonieuse et à une intégration socioculturelle réussie. Les élèves allophones sont actuellement sous-représentés dans la filière du CO ayant les exigences scolaires les plus élevées (36%) et dans la filière gymnasiale (33%). Moins les exigences scolaires d’une filière sont élevées, plus la part d'allophones y est importante.

B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire                                                      Décembre 2017

B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire (REP) - Analyse 
B2. Elèves du réseau d'enseignement prioritaire (REP) - Données 

En 2016, les écoles du REP accueillent en moyenne 55% d’élèves de milieu modeste ou défavorisé (contre 48% pour les écoles proches du REP et 31% hors du REP). Leurs élèves sont souvent allophones (60% environ dans les écoles REP ou proches du REP contre 40% hors du REP).

En raison de leurs caractéristiques socio-économiques, les élèves du REP ont des parcours scolaires un peu plus difficiles : en 8P ils sont plus souvent en retard dans leur scolarité (16% contre 8% hors du REP) ; ils sont moins souvent orientés dans le regroupement aux exigences scolaires les plus élevées (64% contre 68% hors du REP).

B3. Elèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné                           Octobre 2019

                                                                                            B3.h Proportion d’élèves de l’enseignement primaire public fréquentant un regroupement spécialisé, selon leur commune de domicile, 2018                                                                                                                                 
                           b3h  
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B3. Élèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné - Analyse 
B3. Élèves de l'enseignement spécialisé public et subventionné - Données 

Au 31 décembre 2018, l'enseignement spécialisé public et subventionné accueillait 1'871 élèves ce qui, rapporté à la population résidente de 4 à 20 ans, représente un taux de placement de 2,1%. Les effectifs ont augmenté de 120 élèves depuis 2010, soit +7%. Toutefois, l'évolution des effectifs varie fortement selon le type de structures. En comparaison de l'enseignement régulier, l'enseignement spécialisé accueille proportionnellement davantage de garçons, d'élèves de nationalité étrangère, allophones et de milieu social modeste ou défavorisé. L’intégration des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés au sein de l’enseignement régulier est l’une des priorités du DIP et diverses formes d'intégration et d'inclusion se sont développées depuis 2010.

B4. Caractéristiques des élèves de l’enseignement privé                                        Janvier 2019

B4. Caractéristiques des élèves de l'enseignement privé – Analyse 
B4. Caractéristiques des élèves de l'enseignement privé – Données 

Du primaire au secondaire II général, 18% des élèves scolarisés à Genève fréquentent une école privée en 2017.

64% d’entre eux sont de nationalité étrangère (contre 39% dans l’enseignement public) ; 35% sont francophones (contre 57%) ; 41% sont de milieu social aisé (contre 20%), l’accès à cet enseignement étant conditionné en grande partie par les ressources financières de la famille.

70% des élèves du privé fréquentent un établissement offrant principalement des programmes scolaires étrangers. Ce sont toutefois les écoles proposant une pédagogie spécifique qui ont soutenu la croissance des effectifs du privé depuis 2010 ; elles accueillent en 2017 près de 1'400 élèves, soit 11% des élèves du privé.

C. Inputs – Ressources

C1. Personnel enseignant de l’enseignement public                                                Juin 2020

C1. Personnel enseignant de l’enseignement public - Analyse 
C1. Personnel enseignant de l’enseignement public - Données 

En 2019, il y a environ 8'950 postes d’enseignant.e.s en équivalents temps plein (ETP) dans l’enseignement public (primaire à tertiaire, y compris l’Université de Genève). C’est une augmentation de 1'062 postes par rapport à 2010 qui a permis de faire face aux nouveaux besoins (introduction du mercredi matin et augmentation des heures de soutien à l’école primaire, nouveau cycle d’orientation, école inclusive, lutte contre le décrochage scolaire et mise en œuvre de FO18) ainsi qu’à l’augmentation soutenue du nombre d’élèves au secondaire II.

En 2019, les femmes représentent globalement 59% du personnel enseignant à Genève. Cette part diminue à mesure que le degré d'enseignement s'élève : 84% au primaire, 58% au CO, 51% au secondaire II, respectivement 41% et 46% dans les HES et à l’Université.

C2. Taille et structure des classes (enseignement primaire)                                  Juin 2019

C2. Taille et structure des classes au primaire - Analyse 
C2. Taille et structure des classes au primaire - Données 

Au 31 décembre 2018, on compte en moyenne 20 élèves par classe dans l’enseignement primaire régulier (hors élèves en intégration partielle), ce nombre étant resté relativement stable depuis 2010 (+0,1 élève).

L’augmentation de 900 élèves entre 2017 et 2018 a été accompagnée de l’ouverture de 34 classes supplémentaires et de l’augmentation du nombre des classes de 22 et 23 élèves.

L’effectif moyen est de 17,9 élèves par classe dans les écoles du REP, de 19,5 dans les écoles proches du REP et de 20,5 hors du REP. Au 31 décembre 2018, environ 230 élèves de l’enseignement spécialisé sont en intégration partielle dans une classe régulière à certains moments très spécifiques, ce qui représente globalement +0,1 élève par classe et +1,8 élève dans les 130 classes concernées.

Par ailleurs, 25% des classes sont organisées en double degré ; cela concerne plus souvent les élèves de 1P et 2P, principalement pour des choix pédagogiques.

C3. Taille et structure des classes (enseignement secondaire I)                           Juin 2020

C3. Taille et structure des classes au secondaire I - Analyse 
C3. Taille et structure des classes au secondaire I - Données 

Au cycle d’orientation (CO), les élèves sont répartis dans trois regroupements ou sections (R1/CT, R2/LC et R3/LS) avec des effectifs par classe différents afin de s’adapter à leurs besoins pédagogiques (en principe au maximum 14 élèves en R1/CT, 18 élèves en R2/LC, 24 élèves en R3/LS).

Au 31 décembre 2019, il y a en moyenne 18,5 élèves par classe (hors élèves en intégration partielle) : 11,1 élèves en R1/CT, 16,8 élèves en R2/LC et 22,9 en R3/LS.

Entre 2018 et 2019, la taille moyenne des classes est restée globalement stable en R3/LS et en R1/CT, et a augmenté de près d’un élève en R2/LC.

Le nombre des classes dont les effectifs sont supérieurs aux maxima prévus par le règlement du CO a légèrement augmenté en 2019 : cela concerne au 31 décembre 7% des classes (soit 46 classes) contre 5% en 2018 et 10% en 2016.

D. Fonctionnement – Parcours de formation

D1. Transitions à l'intérieur du primaire                                                                       Octobre 2019

D1. Transitions dans l’enseignement primaire public - Analyse 
D1. Transitions dans l’enseignement primaire public - Données 

En 2018, près de 8 élèves sur dix avaient traversé les années d’école primaire sans incident ou changement de parcours ; c'était le cas de 7 élèves sur dix en 2005. Pour chaque année de scolarité, de la 1P à 8P, 94% à 97% des élèves sont promus dans le degré supérieur.

Le redoublement intervient principalement en 3P et 4P, période des apprentissages fondamentaux et de l’entrée dans le langage écrit. Il touche davantage les enfants de milieu modeste ou défavorisé (7% contre 1% des enfants de cadres supérieurs) tout comme l’orientation vers l'enseignement spécialisé (5% contre 0,5%).

En fin de 8P, 16% des élèves de milieu modeste ou défavorisé ont au moins une année de retard contre 5% des enfants de cadres supérieurs.

D2. Transitions entre le primaire et le secondaire I                                                   Octobre 2020

D2. Transitions entre l’enseignement primaire et secondaire I - Analyse 
D2. Transitions entre l’enseignement primaire et secondaire I - Données 

En juin 2019, sur la base de leurs moyennes annuelles en français et en mathématiques, 6% des élèves de 8P ont été orientés en R1 (regroupement du CO à exigences scolaires élémentaires), 20% en R2 (exigences scolaires moyennes) et 71% en R3 (exigences scolaires élevées).

57% des élèves de milieu modeste ou défavorisé ont été orientés en R3 contre 77% des enfants d’employés et 83% des enfants de cadres supérieurs. C’est également le cas de 78% des francophones (pour seulement 62% des allophones) et de 76% des filles (pour seulement 67% des garçons).

Environ 200 élèves provenant de 8P ont bénéficié d'un transfert promotionnel durant le 1er trimestre de la 9e du CO et se trouvent dans le regroupement immédiatement supérieur au 31 décembre 2019 ; cela concerne près du tiers des élèves qui avaient été orientés en R1 et 15% des élèves orientés en R2.

D3. Transitions à l'intérieur du secondaire I                                                                Octobre 2020

D3. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire I - Analyse 
D3. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire I - Données 

La réforme du CO intervenue à la rentrée 2011 a entrainé une sélection plus marquée à la fin de l'école primaire mais celle-ci a diminué progressivement : au 31 décembre 2011, 65% des élèves étaient en 9e R3 (exigences scolaires élevées) ; ils sont 73% en 2019.

Les élèves des milieux favorisés sont majoritairement scolarisés en R3/LS (85% contre 51% des élèves de milieu modeste ou défavorisé), tout comme les filles (73% contre 63% des garçons).

Près de 7 élèves sur 10 connaissent au CO un parcours linéaire en trois ans (68%). Environ le quart des élèves entrés au CO en R1 et 17% en R2 en 2016 ont connu une réorientation promotionnelle sans redoublement qui a perduré jusqu'à la fin du CO. Pour les élèves entrés en 9e R2 en 2016, il y a moins de parcours promotionnels et plus de parcours sélectifs.

D4. Transitions vers l’enseignement secondaire II                                                    Octobre 2019

D4 Transitions vers l’enseignement secondaire II - Analyse 
D4 Transitions vers l’enseignement secondaire II - Données 

En 2018, après le cycle d’orientation (CO), 44% des élèves se sont dirigés vers le Collège, 15% vers une formation professionnelle en école à plein temps et 14% vers l'École de culture générale (ECG). Environ 17% des jeunes ne parviennent pas à entrer directement dans une filière certifiante et doivent passer par une structure d'accueil ou une formation pré-qualifiante.

Les garçons sont moins nombreux à entrer au Collège (41% contre 53% des filles) et choisissent plus fréquemment la formation professionnelle (28% contre 11%). Seuls 28% des élèves de milieu modeste vont au Collège contre 76% des jeunes des milieux favorisés.

En 2018, les formations pré-qualifiantes sont l'orientation de près de 30% des élèves de milieu modeste à la sortie du CO.

D5. Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II                                   Octobre 2019

D5 Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II - Analyse 
D5 Transitions à l’intérieur de l’enseignement secondaire II - Données 

La filière gymnasiale certifie seulement le tiers d’une cohorte sortant du cycle d’orientation (CO), alors qu'elle est choisie par près de la moitié des jeunes à la fin de la scolarité obligatoire.  Des réorientations, marquées socialement, s’opèrent principalement durant les deux premières années du Collège et majoritairement vers l'École de culture générale (ECG) ou le Centre de formation professionnelle Commerce.

Près de la moitié des titulaires d’un certificat de l’ECG ou de la maturité spécialisée sont ainsi passés par le Collège. Par ailleurs, trois titulaires sur dix d'un CFC dual ont connu un passage par l'ECG durant leur parcours de formation.

D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire                               Janvier 2019

D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire – Analyse 
D6. Transitions entre l’enseignement secondaire II et tertiaire – Données 

Après le secondaire II, les Genevois poursuivent de plus en plus leurs études et Genève a le taux d’entrée dans une haute école le plus élevé de Suisse.

En 2017, ils sont environ 1'600 à s’être nouvellement inscrits dans une formation bachelor d’une Haute école spécialisée (HES) genevoise et 2'900 à l’Université de Genève. En HES, les effectifs augmentent principalement à la Haute école de santé (hausse de la capacité d’accueil du bachelor en soins infirmiers) et à la Haute école de gestion (création du bachelor en International Business Management).

On note une accentuation de l’entrée des jeunes hommes dans les filières de la santé et du social, traditionnellement féminines alors que les filières techniques, traditionnellement masculines, ne se féminisent pas.

Les Genevois quittent un peu plus fréquemment qu’avant le canton pour leurs études tertiaires, pour aller notamment à l’EPFL ou à l’Université de Lausanne.

D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II             Octobre 2020

D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II – Analyse 
D7. Durée de la formation jusqu’à l’obtention d’un diplôme secondaire II – Données 

Globalement, 7 jeunes sur 10 obtiennent leur diplôme secondaire II en prenant au maximum un an de plus que la durée théorique : 46% des élèves issus du CO ont obtenu leur certification de niveau secondaire II « à l’heure » et 24% l’ont obtenue avec une année de retard.

Il s’écoule en moyenne 5,6 ans depuis la sortie du CO jusqu’à l’obtention d’une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) au lieu des 2 années théoriques, les jeunes concernés ayant souvent connu des interruptions de formation.

Des dispositifs permettent de maintenir les jeunes dans le système de formation (en lien avec l’objectif visant à certifier 95% d’une classe d’âge), mais cela implique en contrepartie un allongement du temps nécessaire pour arriver jusqu'au diplôme.

D9. Transitions entre l'enseignement public et privé                                                 Octobre 2020

D9. Transitions entre enseignement public et enseignement privé - Analyse 
D9. Transitions entre enseignement public et enseignement privé - Données 

La quasi-totalité des élèves effectuent l’ensemble de leur scolarité soit dans l’enseignement public, soit dans l’enseignement privé. En 2019, moins de 1'000 élèves (1% des élèves scolarisés du primaire au secondaire II général) sont passés de l’un à l’autre pour diverses raisons.

Les années récentes se démarquent de ce qui était observé depuis le début des années 2000 : depuis 2013, moins d’élèves quittent le public pour poursuivre leur scolarité dans une école privée ; à l’inverse, il y a plus d’élèves qui quittent le privé pour continuer leur scolarité dans une école publique.

Les départs les plus nombreux vers le privé se font à la sortie de la 8P. Les arrivées les plus nombreuses en provenance du privé se font, quant à elles, principalement au Collège.

D10. Espérance de scolarisation                                                                                  Janvier 2020

D10. Espérance de scolarisation - Analyse 
D10. Espérance de scolarisation - Données 

À Genève, un enfant âgé de 4 ans en 2018 peut s’attendre à passer en moyenne un peu plus de 17,5 années dans le système d’enseignement : 11 années de scolarité obligatoire (primaire et cycle d’orientation), 4,6 années dans l’enseignement secondaire II et enfin 2 années dans l’enseignement tertiaire. Cet enfant passera au total 7 mois de plus sur les bancs de l’école qu’un enfant qui avait 4 ans en 2013.

Cet allongement de la durée de la scolarité est en partie dû à la complexification des parcours scolaires au secondaire II, à la volonté politique de qualifier le plus grand nombre de jeunes et à la mise en place de la formation obligatoire jusqu’à 18 ans (FO18). Elle est également le signe d’une augmentation du niveau de formation de la population (notamment de l’accès aux études de niveau tertiaire au fil des cohortes).

E. Fonctionnement – Soutien aux familles et prévention

E1. Nombre d’usagers de l’animation parascolaire                                                   Juin 2019

E1. Nombre d'usagers de l'animation parascolaire - Analyse 
E1. Nombre d'usagers de l'animation parascolaire - Données 

En 2018, 66% des élèves du primaire ont pris leur repas de midi au moins une fois par semaine dans un restaurant scolaire et 36% sont allés au moins une fois aux activités parascolaires entre 16h et 18h.

Depuis 2010, l'augmentation globale de la fréquentation de l'accueil parascolaire s'est accompagnée d'une intensification de la fréquentation sur la semaine : en 2018, 59% des usagers de l’accueil du midi y sont allés les quatre jours entiers d’école (lundi, mardi, jeudi, vendredi), contre 49% en 2010. Cette intensification a concerné plus particulièrement les élèves de milieu favorisé et les Suisses.

E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire                         Juin 2019

E2.a Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire le midi                                                                   E2.d Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire l'après-midi
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Carte E2.b  , Taux de fréquentation de l'accueil parascolaire midi (3 fois ou plus/sem.)
Carte E2.c  , Variation 2010-2018 taux de fréquentation midi (au moins une fois/sem.)
Carte E2.e  , Variation 2010-2018 taux de fréquentation après-midi (au moins une fois/sem.)

E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire - Analyse 
E2. Disparités territoriales de l'usage de l'animation parascolaire - Données 

Entre 2010 et 2018, le taux de fréquentation de l’accueil parascolaire a connu un essor dans presque tout le canton.

En 2018, quelle que soit la commune, plus de la moitié des élèves fréquentent le restaurant scolaire au moins une fois par semaine. Depuis 2010, les disparités de fréquentation de l'accueil du midi entre communes aisées et communes populaires se sont nettement réduites et les plus forts taux s’observent à présent tout autant dans ces deux catégories de communes.

L’accueil entre 16h et 18h présente quant à lui davantage de disparités territoriales, avec un taux d'élèves accueillis au moins une fois par semaine qui varie de 11% à 67% selon la commune.

E3. Dépistage dentaire en milieu scolaire                                                                   Janvier 2019

 

                                                                 

E3.g Proportion d’élèves ayant besoin de soins dentaires, selon la commune de résidence et le quartier de la Ville de Genève, moyenne années scolaires 2016-17 et 2017-18

 
 

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E3. Dépistage dentaire en milieu scolaire - Analyse 
E3. Dépistage dentaire en milieu scolaire - Données 

La santé bucco-dentaire des élèves genevois s’est améliorée au cours des 25 dernières années. En 2017, 54% d’entre eux ont des dents saines (exemptes de lésion initiale, de carie ou d’antécédents de carie) contre 40% dans les années 1990.

À l’entrée en 1P, près de 30% des élèves ont déjà une lésion dentaire à soigner ou ont déjà eu une carie traitée dans le passé.

Au total, dans l’enseignement primaire régulier et spécialisé, plus de 11'000 élèves avaient besoin de soins dentaires durant l’année scolaire 2017-18, dont plus de 600 en urgence. La propension à avoir des caries est en partie liée à la précarité sociale et à la migration.

 

F. Résultats – Compétences des élèves

F1. Compétences des élèves en fin de 4P                                                                   Mars 2018

F1 Compétences des élèves en fin de 4P - Analyse 
F1 Compétences des élèves en fin de 4P - Données 

Des épreuves cantonales (EC) élaborées par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) vérifient l’atteinte des objectifs du plan d’études romand par les élèves.

La très grande majorité des élèves atteint le seuil de réussite aux EC de fin de 4P (93% en français et 87% en mathématiques en 2017).

En français, les filles réussissent un peu mieux que les garçons (95% contre moins de 92%). En mathématiques il n'y a pas d'écart de réussite entre filles et garçons, ce qui est atypique car il est habituel que les garçons réussissent mieux cette discipline.

La réussite est influencée par l'origine sociale : 97% des élèves de milieu aisé ont réussi l’EC de français (contre 89% des élèves de milieu modeste). Ils sont respectivement 92% et 82% pour celle de mathématiques.

F2. Compétences des élèves en fin de 8P                                                                   Mars 2018

F2. Compétences des élèves en fin de 8P - Analyse 
F2. Compétences des élèves en fin de 8P - Données 

La dernière année d’école primaire (8P) est un moment-clé puisque c’est sur la base de leurs moyennes annuelles dans trois disciplines (français I et II, mathématiques) que les élèves sont dirigés vers l’un des trois regroupements du cycle d’orientation (R1, R2, R3). Près de 70% des élèves ont des moyennes annuelles leur permettant d'aller en R3 (exigences scolaires élevées).

En 2017, 95% des élèves ont réussi l’épreuve cantonale (EC) de français I et environ 80% celles de français II et de mathématiques.

C’est en mathématiques que les inégalités de réussite sont les plus élevées : 25% des allophones, 29% des élèves de milieu modeste et 44% des élèves en retard ont échoué à l’EC.

F3. Compétences des élèves en fin de 9e année                                                       Octobre 2017

F3. Compétences des élèves en fin de 9e - Analyse 
F3. Compétences des élèves en fin de 9e - Données 

En 2016-17, en 9e du Cycle d'orientation, les filles ont de meilleures moyennes annuelles que les garçons en français. En revanche, en mathématiques, filles et garçons ont des résultats similaires.

En 9e R3 (exigences scolaires les plus élevées), plus de la moitié des élèves de milieu favorisé ont une moyenne égale ou supérieure à 5 ; c’est deux fois moins chez les enfants de milieu modeste.

Le fait de parler une autre langue que le français à la maison est un facteur de risque dans les apprentissages scolaires. Les élèves francophones sont nettement plus nombreux en 9e R3 et y réussissent un peu mieux que leurs camarades : 44% ont une moyenne annuelle égale ou supérieure à 5 en français (contre 34% des allophones) ; ils sont respectivement 42% et 35% en mathématiques.

F4. Compétences des élèves en fin de 11e année                                                     Octobre 2017

F4. Compétences des élèves en fin de 11e - Analyse 
F4. Compétences des élèves en fin de 11e - Données 

Bien que les barèmes soient adaptés aux exigences différenciées des sections, le taux de réussite aux épreuves communes (EVACOM) est plus élevé en 11e LS (exigences scolaires les plus élevées) : en français il est ainsi de 77% contre 71% en 11e LC et 57% en 11e CT.

Les filles ont de meilleurs résultats que les garçons en français et c’est l’inverse en mathématiques. La langue parlée à la maison a, quant à elle, un impact sur la réussite en français mais pas en mathématiques.

C’est en LS, section présentant la plus grande mixité sociale, que les différences selon le milieu d’origine sont les plus marquées : 31% des élèves de milieu modeste n'atteignent pas le seuil de suffisance en français contre 15% pour les élèves de milieu favorisé.

F5. Compétences des élèves du REP                                                                           Mars 2018

F5. Compétences des élèves du REP - Analyse 
F5. Compétences des élèves du REP - Données 

Les élèves du réseau d’enseignement prioritaire (REP), plus souvent issus de milieu modeste et/ou allophones, ont en moyenne de moins bons résultats que les élèves scolarisés hors du REP.

En 8P, 26% d’entre eux n’atteignent pas le seuil de réussite à l’épreuve cantonale de mathématiques (contre 17% hors du REP).

C’est dans les écoles du REP que les écarts entre les meilleurs élèves et les moins bons élèves sont les plus importants.

Les moyennes annuelles dans les trois disciplines principales déterminant l’orientation au secondaire I (français I et II, mathématiques) sont plus faibles dans les écoles du REP. En conséquence, seuls 58% des élèves du REP sont admissibles en R3 (exigences scolaires les plus élevées) contre près des trois quarts hors du REP.

G. Résultats – Certification

G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II                          Septembre 2018

G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II - Analyse 
G1. Première et deuxième certification de niveau secondaire II - Données 

En 2017, 7'630 certifications de niveau secondaire II ont été délivrées par les écoles publiques et privées genevoises (350 de plus qu’en 2016).

Obtenir un diplôme secondaire II est considéré comme le bagage scolaire minimal pour s’insérer durablement sur le marché du travail et dans la vie sociale. En 2017, le taux de première certification secondaire II, au plus tard à 25 ans, s’élève à 85%.

Après un premier diplôme secondaire II, les jeunes sont de plus en plus nombreux à poursuivre pour en acquérir un deuxième, voire un troisième ou quatrième, pour compléter ou réorienter leur formation : 27% des certifiés possèdent à 25 ans au moins deux certifications de niveau secondaire II.

900 personnes ont obtenu une certification secondaire II après 25 ans. C’est plus du double qu’en 2010.

Pour comprendre ces résultats

Méthodologie 


 

G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention                                         Septembre 2018

G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention - Analyse 
G2. Type de diplôme secondaire II et âge à l’obtention - Données 

Entre 2016 et 2017, les diplômes dont le nombre a le plus augmenté sont les CFC en école à plein temps (+135, soit + 6%) et la maturité gymnasiale du Collège de Genève (+79, soit +5%), en raison de volées de candidats plus nombreuses et de meilleurs taux de réussite à ces examens.

Les diplômes professionnels (AFP, CFC et maturités professionnelles) représentent plus de la moitié des diplômes secondaire II délivrés par les écoles publiques en 2017. Le CFC est, depuis quelques années, le diplôme secondaire II le plus délivré (39% des diplômes de l’enseignement public en 2017, dont 21% en voie duale). Le commerce et la vente sont les domaines professionnels qui attirent le plus les apprentis.

G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II)                                                 Septembre 2018

G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II) - Analyse 
G3. Taux de réussite aux examens (secondaire II) - Données 

En 2017, plus de 84% des candidats ont obtenu leur diplôme secondaire II. Le taux de réussite aux examens varie de 70% pour le certificat de culture générale à plus de 95% pour la maturité gymnasiale.

De 2015 à 2017, les filles ont en moyenne un meilleur taux de réussite que les garçons à la maturité gymnasiale (97% contre 93%) et à la maturité spécialisée (80% contre 73%) ; 92% des enfants d’ouvriers ont obtenu leur maturité gymnasiale contre 95% des enfants d’employés et 96% des enfants de cadres supérieurs.

Depuis quelques années, la réussite au CFC dual est meilleure que celle au CFC plein temps : en 2017, c'est le cas de 83% des candidats au CFC dual et de 80% des candidats au CFC plein temps.

H. Résultats – Impacts et effets

H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II                                   Janvier 2020

H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II - Analyse 
H1. Situation 18 mois après une certification secondaire II - Données 

Selon une enquête menée par le SRED en janvier 2019 auprès des diplômés 2017 (soit 18 mois après l’obtention d’un diplôme secondaire II), 82% des jeunes titulaires d’un diplôme de type général poursuivent des études, alors qu'un diplôme professionnel ouvre davantage la voie à une transition vers la vie active (66% des titulaires sont en emploi ou en recherche d’emploi).

Le CFC dual est le diplôme secondaire II le plus orienté vers l’emploi (67% des titulaires ont un emploi 18 mois après), le CFC en école à plein temps conduisant davantage à une poursuite de formation.

La maturité professionnelle mène, quant à elle, de plus en plus à poursuivre des études (essentiellement en HES) (61%), l’insertion sur le marché du travail concernant 33% des titulaires de ce diplôme.

H2. Accès au marché du travail après une certification secondaire II                  Janvier 2020

H2. Accès au marché du travail après un diplôme secondaire II - Analyse 
H2. Accès au marché du travail après un diplôme secondaire II - Données 

L’enquête périodique menée par le SRED auprès de diplômés du secondaire II montre que les diplômés 2017 entrés dans la vie active ont connu, dans les 18 mois qui ont suivi, une situation plus favorable que les diplômés 2015 (moins de situations de recherche d’emploi). C’est particulièrement vrai pour les jeunes titulaires d’une AFP ou d’un CFC obtenu en école à plein temps.

Dix-huit mois après leur certification, les titulaires d’une AFP restent toutefois ceux qui occupent le plus souvent un emploi non qualifié (29%). Le risque est plus faible pour le CFC en école à plein temps (22%) et surtout pour le CFC dual (10%).

Après un titre généraliste, la transition immédiate à l’emploi reste rare et essentiellement temporaire.

H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II                     Janvier 2020

H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II - Analyse 
H3. Poursuite de la formation après une certification secondaire II - Données 

Selon une enquête menée par le SRED en janvier 2019 auprès des diplômés 2017, la poursuite d'une formation supérieure est quasi la règle après une maturité gymnasiale (90% des diplômés) ou spécialisée (84%). La maturité professionnelle est elle aussi majoritairement orientée vers une poursuite des études (principalement en HES) avec près de 60% des diplômés concernés.

Après un certificat de l'ECG, outre les poursuites d'études vers le tertiaire, les orientations se font également fréquemment vers d'autres titres de niveau secondaire II.

Pour les CFC, la poursuite d'études concerne davantage ceux qui ont obtenu leur titre en école (35%) que par la voie duale (10%).

Quant à l'AFP, elle permet à un tiers des jeunes qui l'ont obtenue de poursuivre leur formation en CFC.

H4. Niveau de formation de la population résidente                                                Décembre 2016

H4. Niveau de formation de la population résidente - Analyse 
H4. Niveau de formation de la population résidente - Données 

Le niveau de formation des personnes résidant à Genève a augmenté : en 2015, 45% déclarent avoir achevé une formation de niveau tertiaire contre 37% en 2000.

Genève connaît une migration de personnes peu qualifiées ou, à l’inverse, hautement qualifiées : 23% des résidents nés à l’étranger ne sont pas allés au-delà de la scolarité obligatoire et 44% ont achevé une formation de niveau tertiaire.

Les femmes de 25-64 ans sont nettement plus nombreuses qu’ailleurs en Suisse à avoir une formation tertiaire : elles sont 44% dans cette situation, ce qui est similaire à celle observée pour les hommes du même âge (46%).

Avec un niveau de formation tertiaire, 77% des mères sont actives professionnellement (en emploi ou au chômage) contre 95% des femmes sans enfant.


Historique des indicateurs statistiques                                                                                   Avant 2015

Cette page contient tout l'historique des publications des indicateurs du système genevois d’enseignement et de formation (SGEF), avant la refonte 2015 (Repères et indicateurs statistiques).

 

Ensemble d'indicateurs du SGEF

Édition 2009 

Édition 2005 

Édition 2001 

 

Indicateurs clés du SGEF

Édition 2011 

Édition 2007 

Édition 2003 

Édition 2002 

 

La formation professionnelle à Genève

Édition 2010 

Édition 2003 

 

Chiffres clefs du REP

Chiffres-clés du réseau d’enseignement prioritaire (REP) 

 


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