Programme national d'éradication de la BVD
Qu'est-ce que la BVD ?
La BVD ou diarrhée virale bovine est une maladie très contagieuse qui affecte les bovins. Elle est causée par un virus et peut entraîner des pertes économiques importantes dans les élevages. Depuis 2008, la BVD fait l'objet d'un programme d'éradication en Suisse.
Le virus se transmet par contact direct entre animaux, mais aussi par voie aérienne ou par le biais de matériel contaminé.
La maladie n'est pas dangereuse pour l'homme.
Quelle est la situation de la BVD sur le canton de Genève ?
Depuis l’entrée en vigueur du programme en 2008, et ce jusqu’en 2021, les élevages genevois ont été relativement épargnés par la BVD. Malgré une dégradation de la situation épidémiologique entre 2021 et 2024, les efforts des exploitants touchées combinés à un renforcement des mesures de surveillance à l'échelle nationale ont porté leur fruit si bien qu'à l'automne 2026, toutes les exploitations genevoises étaient considérées à risque faible à l'égard de la BVD.
Cette tendance s’est également retrouvée dans la Suisse orientale sur la même période.
Pourquoi le programme national d'éradication de la BVD avait-il été renforcé depuis le 1er novembre 2024 ?
Grâce à une lutte et une surveillance intensive, la BVD a pratiquement disparu en Suisse.
Le programme est basé sur la détection précoce et l’élimination rapide des veaux infectés permanents (IP). Cette stratégie n'était plus suffisante pour parvenir à l'objectif d'éradication souhaité et nécessitait donc une adaptation des mesures en renforçant la surveillance des exploitations et en limitant le trafic des animaux d'exploitations à risque.

Un nouvel outil (le feu de signalisation BVD) avait été mis en place pendant une phase de transition de deux ans, afin d'aider à rendre le trafic des animaux plus sûr. Cette signalétique donnait l'information sur le risque lié à la propagation de la BVD et permettait aux éleveurs de se préparer aux mesures à venir.
Quelles sont les nouveautés du programme d'éradication de la BVD à compter du 1er novembre 2026 ?
A l’issue de cette période de transition, les exploitations bovines suisses ont toutes obtenues un statut BVD. Seuls les bovins provenant d’exploitations indemnes de BVD peuvent désormais faire sortir ou entrer des bovins de leur exploitation. Les critères d’obtention du statut indemne de BVD sont nettement augmentés comparés à ceux antérieurs :
- Critère 1 : aucun veau IP depuis 18 mois et aucun séquestre individuel,
- Critère 2 : surveillance négative pendant 2 années consécutives,
- Critère 3 : bovins provenant uniquement d’exploitations indemnes durant les 12 derniers mois.
À partir du 1er novembre 2026, seuls deux statuts BVD seront possibles :
Indemne de BVD (3 critères remplis)
Aucune restriction ne s'appliquera au trafic des animaux.
Non indemne de BVD (au moins un des 3 critères non-rempli)
Des restrictions importantes au trafic des animaux seront applicables, à savoir :
- Interdictions sans aucune dérogation possible :
- marchés de bétail,
- estivage avec des animaux provenant d'autres exploitations,
- expositions ou toute autre manifestation.
- Dérogations :
- Déplacement d'animaux vers d'autres exploitations, possible qu'après l'obtention de résultats négatifs aux analyses effectuées dans les dix jours précédant la date du déplacement, aux frais de l'exploitant (dépistages virologiques ou sérologiques pour les femelles âgées de plus de huit mois),
- Déplacement direct à l'abattoir.
Le feu orange et l'analyse du risque affiché actuellement sur la BDTA et les documents d’accompagnement disparaîtront au profit de ces nouveaux statuts.
Je détiens des bovins sur le canton de Genève, que dois-je faire concrètement ?
Afin de conserver le statut « indemne de BVD » (feu vert), les détenteurs de bovins devront impérativement continuer à n’introduire que des animaux provenant d’exploitations bénéficiant du statut « indemne de BVD » (feu vert).
Par ailleurs, les exploitations qui n’auront pas effectuer la surveillance sérologique annuelle (lait de citerne, abattoir ou à la ferme) perdront leur statut indemne l’année suivante ; la collaboration avec le SCAV est rendue indispensable par ce système pour que les détenteurs de bovins puissent garder leur statut.
Enfin, le respect des règles de biosécurité reste un pilier essentiel pour protéger durablement les troupeaux. Le nettoyage rigoureux des véhicules et du matériel, la gestion attentive des visiteurs ainsi qu’une vigilance accrue lors de l’introduction de nouveaux animaux permettent de réduire considérablement les risques d’introduction et de propagation de la BVD, mais également d’autres maladies.
Qui prend en charge les coûts du programme ?
Les mandats de prélèvements et les analyses de laboratoire sont pris en charge par le fonds des épizooties. Seuls les prélèvements pour sortir des animaux d'une exploitation non indemne de BVD ne sont pas pris en charge.
Les animaux IP éliminés par décision du service de la consommation et des affaires vétérinaires peuvent faire l’objet d’une expertise pour indemnisation de l’exploitation.
Le SCAV se tient à votre disposition en cas de questions par courriel ou par téléphone (022 546 56 00 - Lu au Ve de 9h00 à 12h00).
Voir aussi :
Diarrhée virale bovine (BVD) (admin.ch)
Éradication de la BVD (admin.ch)
Courrier d'information aux détenteurs de bovins du canton
Dernière mise à jour: 20 octobre 2026