Parasites alimentaires : les bons réflexes pour se protéger

Consommer des fruits, légumes et plantes en toute sécurité

Les fruits et légumes sont essentiels à une bonne santé : ils apportent vitamines, minéraux et fibres et aident à prévenir plusieurs maladies. Ils peuvent provenir du commerce, des potagers ou cueillis dans la nature. 

Cependant, les végétaux provenant des jardins, des potagers ou des forêts peuvent être contaminés par un parasite responsable de l’échinococcose alvéolaire, présent dans les excréments d’animaux carnivores. Il est donc indispensable de prendre quelques précautions.

 

Pour en savoir plus sur ce parasite : L'échinococcose alvéolaire

Pour qui

  • pour les personnes qui consomment les produits de leur potager
  • pour les personnes qui récoltent des plantes sauvages dans les forêts ou prairies
  • en particulier pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli


Recommandations

Quels sont les gestes simples pour se protéger ?

Au quotidien
  • Se laver les mains :
    • Après avoir manipulé de la terre,
    • Après avoir touché ou caressé un animal (chien, renard, chat), car des œufs peuvent être présents dans le pelage,
    • Avant de cuisiner ou de manger.

 

Cueillette de plantes sauvages proche du sol
  • Laver abondamment et soigneusement à l'eau courante les produits récoltés près du sol.
  • Faites cuire les plantes récoltées près du sol, la chaleur détruit les œufs du parasite :
    • 1 minute à 100°C (ébullition),
    • ou 15 minutes à 70°C.
Attention : La congélation, l’alcool, le vinaigre ou l’eau de Javel ne détruisent pas les œufs du parasite, contrairement à la cuisson.

 

Au jardin
  • Laver abondamment, à l'eau courante, vos fruits et légumes ou les cuire avant de les consommer.
  • Porter des gants pour jardiner.
  • Ramasser les crottes avec des gants et une ramassoire.
  • Éviter que votre chien accède au potager et limiter la contamination de de votre jardin par les crottes de chiens et de renards.
  • Clôturer le potager pour limiter l'accès aux carnivores (chiens, renards et chats). Pour les petits espaces, certaines clôtures peuvent limiter les intrusions, sans garantir une protection complète.
  • Ne pas laisser d'aliments à l’extérieur, surtout durant la nuit (fermer les composts avec des grillages pour en empêcher l’accès, éviter de sortir les poubelles avant le jour de ramassage, ramasser les fruits tombés au sol, vider les écuelles non terminées...).

 

Animaux 
Chiens et chats
  • Ne pas laisser vos animaux se promener librement à l'extérieur ou chasser.
  • Déparasiter régulièrement les chiens et chats avec un traitement adapté - praziquantel -
    • tous les mois pour les animaux de compagnie (chien et chat) qui sont exposés en chassant des rongeurs,
    • tous les 3 mois pour les animaux non exposés.
  • Jeter les crottes à la poubelle dans un sac fermé. Ne pas les composter.
  • Ne pas laisser les gamelles avec de la nourriture dehors.

 

Renards
  • Éviter de laisser une portée de renards s’installer dans votre jardin. Les jeunes renards s’éloignent peu de leurs terriers et y laissent principalement leurs crottes. Ils transportent potentiellement une charge parasitaire. Prendre des précautions peut limiter les risques.
  • Supprimer les abris potentiels du renard avant le mois de mars: le renard utilise avant tout des terriers mais il peut occasionnellement s'établir dans une grande variété d'abris : un vide sous une cabane, granges ou garages avec des ouvertures (20cm suffisent), etc.
  • Si, entre août et février, un renard creuse un terrier, assurez-vous qu'il est momentanément inoccupé et rebouchez-le légèrement. Au besoin, contactez un garde de l'environnement pour évaluer la situation et décider des actions à mener.

Centrale d'intervention des gardes de l'environnement : cet-cge@etat.ge.ch, 022 388 55 00

Attention : de mars à juillet, même si une portée de renards s’est installée, il ne faut en aucun cas intervenir sur le terrier, cet acte serait punissable par la loi. La seule solution est alors d'attendre que la famille quitte les lieux.

Bon à savoir : les dérangements des adultes, préoccupés par la sécurité de leur portée, incitent la famille à déménager plus rapidement. La fin du jour est le bon moment pour intervenir : se rendre visible ou organiser une soirée grillade dans le jardin par exemple. Il est parfois possible de les dissuader de rester en mettant des produits avec une odeur forte à l’entrée des terriers (poils de chiens mouillés, poivre) ou une lampe clignotante.

A garder à l'esprit : croiser un renard, même en plein jour, dans un jardin genevois n'a rien d'inhabituel et ne nécessite pas d'être annoncé aux autorités.

Statut du renard à Genève

Le renard est une espèce protégée à Genève. Il y est bien établi depuis plusieurs décennies : ses effectifs fluctuent au gré des années et se régulent d'eux-mêmes. Il a su s'adapter à l'évolution de son habitat et colonise régulièrement les espaces construits. Il peut donc vivre de façon rapprochée à nos côtés, pratiquement partout dans le canton, en général sans incidence particulière lorsque des précautions élémentaires sont respectées. Une évaluation de la prévalence de l'échinococcose parmi les renards genevois réalisée en 2005 indiquait que 45.7% des renards étaient porteurs du parasite, principalement en milieu rural. Les renards juvéniles étaient davantage concernés et portaient des charges parasitaires plus élevées que les adultes. Il n'y a pas de données permettant de connaître la prévalence de l'échinococcose chez les chiens et les chats genevois.

 

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Dernière mise à jour: 12 mai 2026

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