Des études toxicologiques ont été réalisées sur les PFAS de manière intensive ces dernières années non seulement sur des animaux de laboratoires, mais aussi sur des êtres humains accidentellement exposés aux PFAS. Ces études ont montré que ces substances sont facilement absorbées par l’organisme lorsqu’elles sont ingérées via l’alimentation. Elles s’accumulent notamment dans le foie, le sang et les reins. Leur élimination est très lente. Par exemple, le temps nécessaire pour éliminer la moitié du PFOS ingéré est estimé entre 2 et 6 ans !
Chez les animaux, ces composés sont toxiques pour le foie, le système nerveux, le développement et le système reproductif, ainsi que pour le système immunitaire. Chez les rongeurs, à la concentration la plus faible étudiée, l’effet observé est une diminution de la réponse immunitaire. Les études épidémiologiques sur les humains confirment malheureusement les effets néfastes observés chez les animaux de laboratoire. En effet, les sujets ayant des concentrations élevées de PFAS dans le sang ont des taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol, LDL, supérieurs à la normale. Les enzymes hépatiques y sont également en augmentation ce qui montre une possible atteinte précoce du foie. Et comme c’est le cas chez les animaux, plusieurs études très sérieuses ont montré que la réponse immunitaire aux vaccins diminuait chez les personnes présentant les concentrations sanguines les plus élevées de PFAS.
En prenant en compte la concentration sanguine de PFAS à laquelle ces effets apparaissent ainsi que les propriétés d’absorption facile et d’élimination lente des PFAS, il est possible d’estimer la dose qu’il ne faudrait pas dépasser.