Aspects liés à la santé

pfas : aspects liés à la santé
pfas : aspects liés à la santé
Les PFAS peuvent être absorbés par l’organisme humain et en partie s'y accumuler. Cependant, tous les PFAS ne représentent pas les mêmes types et/ou les mêmes niveaux de risque. Le PFOA et le PFOS sont ceux qui demandent une attention particulière car ils participent de manière très importante à l'exposition et au risque pour la santé. Ils sont d’ailleurs interdits en Suisse.

Des études toxicologiques ont été réalisées sur les PFAS de manière intensive ces dernières années non seulement sur des animaux de laboratoires, mais aussi sur des êtres humains accidentellement exposés aux PFAS. Ces études ont montré que ces substances sont facilement absorbées par l’organisme lorsqu’elles sont ingérées via l’alimentation. Elles s’accumulent notamment dans le foie, le sang et les reins. Leur élimination est très lente. Par exemple, le temps nécessaire pour éliminer la moitié du PFOS ingéré est estimé entre 2 et 6  ans !

Chez les animaux, ces composés sont toxiques pour le foie, le système nerveux, le développement et le système reproductif, ainsi que pour le système immunitaire. Chez les rongeurs, à la concentration la plus faible étudiée, l’effet observé est une diminution de la réponse immunitaire. Les études épidémiologiques sur les humains confirment malheureusement les effets néfastes observés chez les animaux de laboratoire. En effet, les sujets ayant des concentrations élevées de PFAS dans le sang ont des taux de cholestérol total et de mauvais cholestérol, LDL, supérieurs à la normale. Les enzymes hépatiques y sont également en augmentation ce qui montre une possible atteinte précoce du foie. Et comme c’est le cas chez les animaux, plusieurs études très sérieuses ont montré que la réponse immunitaire aux vaccins diminuait chez les personnes présentant les concentrations sanguines les plus élevées de PFAS.

En prenant en compte la concentration sanguine de PFAS à laquelle ces effets apparaissent ainsi que les propriétés d’absorption facile et d’élimination lente des PFAS, il est possible d’estimer la dose qu’il ne faudrait pas dépasser.

Cette dose est aujourd’hui fixée à 4,4 ng cumulés de PFOS, PFOA, PFHxS et PFNA par kilo de poids corporels et par semaine. Autrement dit, une personne de 70 kg ne devrait pas absorber ou consommer plus de 0,4 mg de PFAS par semaine.