Végétalisation et mobilité durable: premières avancées de la Loi sur le climat urbain

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La ville climatique: voie de circulation arborée et végétalisée, au chemin de Maisonneuve @Loris Von Siebenthal
La ville climatique: voie de circulation arborée et végétalisée, au chemin de Maisonneuve @Loris Von Siebenthal
Tirer parti des surfaces de voies publiques pour renforcer la qualité de vie: c’est le défi que le Canton et les communes doivent relever dans le cadre de l’application de la loi climat urbain fixant des objectifs chiffrés très volontaristes en matière de végétalisation et de mobilité durable. Un premier pointage deux ans après l’adoption de la loi confirme que les collectivités ont initié un important virage pour mettre en œuvre les exigences ambitieuses qui devront être concrétisées d’ici 2034.

En 10 ans, l’équivalent de 8% de la surface de voie publique située sur les communes de plus de 10’000 habitants doit être affectée à des actions concrètes en faveur de l’arborisation, de la végétalisation, de la mobilité douce et des transports collectifs. C’est ce que prévoit la loi climat urbain (Loi sur l’arborisation, la végétalisation, la mobilité douce et les transports publics dans l’aire urbaine - L1.07-LAVMT), entrée en vigueur en avril 2024. Elle s’applique à l’Etat de Genève et aux communes, qui s’engagent ainsi à transformer le visage d’une partie de nos voies publiques. L'objectif est de réaliser 550’000 m² de projets permettant de renforcer les adaptations de l’agglomération aux contraintes climatiques.

Indépendamment des mesures liées à la stratégie d'arborisation du canton, la loi climat urbain contribue à augmenter les surfaces végétalisées à Genève. Les arbres plantés par les communes dans le cadre de cette loi contribueront à atteindre l’objectif et seront comptabilisés dans le cadre de la stratégie cantonale. Les aides financières liées à la loi d’arborisation s’appliquent.

Un suivi chiffré pour des objectifs ambitieux

Ces réalisations sont soumises à un suivi chiffré, avec un rapport périodique sur l’avancée des travaux transmis par le Conseil d’Etat au Grand Conseil. Le premier pointage réalisé deux ans après l’entrée en vigueur de la loi climat urbain confirme que les collectivités ont commencé à intégrer ses exigences, avec plus d’une cinquantaine de projets déjà répertoriés. Plus de 700 arbres ont ainsi déjà été plantés, tandis que 7000 mètres linéaires d’aménagements dédiés à la mobilité douce et 1000 mètres de nouvelles lignes de bus à haut niveau de service ont été comptabilisés. À ce stade, 6% de la surface visée est en cours de reconversion, sachant que les projets nécessitent un temps de mise en place. Pour faciliter le travail de suivi de ces actions de longue haleine, un outil cartographique dédié sera proposé aux collectivités : de quoi améliorer l’exhaustivité des données et assurer une meilleure transparence dont pourra bénéficier le prochain recensement réalisé dans deux ans, en 2028.

Résilience et ville climatique: repenser les fonctions de nos voies publiques

Les résultats qui ressortent de ce premier jalon témoignent de l’important processus de mutation urbaine requis. Conformément aux objectifs la loi climat urbain, au terme des 10 ans impartis, les communes de plus de 10'000 habitants devront accueillir 25'000 arbres en plus ainsi qu’une végétalisation renforcée, prioritairement sur les domaines routiers publics. De plus, sur l’ensemble des communes genevoises, la mobilité durable sera considérablement étendue, avec notamment 175 km d’aménagements supplémentaires de mobilité douce, 22 km de nouvelles lignes de bus à haut niveau de service et 8 km d’extension du réseau de tramway. Très ambitieuse et novatrice, la loi climat urbain est un atout pour renforcer la résilience de notre territoire et contribuer activement à l’essor de la ville climatique, grâce à l’amélioration de la qualité de vie de l’espace urbain. 

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