Un projet à hautes exigences environnementales

la forêt au nord du site © photo Maud Guye-Vuillème
la forêt au nord du site © photo Maud Guye-Vuillème
Les futures réalisations devront répondre à une haute exigence de durabilité notamment sur les aspects environnementaux et énergétiques. Le canton de Genève et la commune de Bernex ont l’ambition de répondre ensemble aux défis climatiques, environnementaux et sociaux.

Energie

Le projet doit s'inscrire dans un concept énergétique ambitieux, avec le souhait de tendre à un bilan énergétique neutre («nearly zero-energy building» : un bâtiment qui sur une moyenne annuelle produit autant d’énergie qu’il n’en consomme). Il devra répondre à la politique énergétique cantonale et être coordonné avec celle de la commune de Bernex, Cité de l'énergie. 

Adaptation au changement climatique et biodiversité

La prise en compte de la thématique des îlots de fraîcheur, en application du Plan climat cantonal, constitue un volet environnemental important, notamment pour un projet dédié aux jeunes, plus vulnérables en période de canicule. Elle s'inspire du projet Cool City piloté par le Canton de Genève et soutenu par la Confédération (programme pilote d’adaptation aux changements climatiques). La gestion des eaux à ciel ouvert ainsi que la végétation du site font également partie des exigences en matière d'environnement.

Evaluation carbone 

Les projets feront l’objet d’une évaluation carbone par les spécialistes-conseil, prenant en considération les émissions de gaz à effet de serre liées aux mouvements de terre, aux principaux matériaux de construction utilisés (énergie grise) et à l'exploitation du bâtiment. Cette évaluation carbone sera réalisée avec l'outil "Bilan carbone chantier et bâtiment" développé en collaboration avec l'Etat de Genève, les SIG et la SSE (Société Suisse des Entrepreneurs). 

Matériaux de construction

L’utilisation de matériaux de construction recyclés ainsi que l'emploi de briques et de bois seront privilégiés dans la construction des bâtiments du projet. La provenance des matériaux devra faire preuve d'une attention particulière afin de limiter l'énergie grise. 

Matériaux d'excavation

Une gestion optimale des matériaux d'excavation non pollués devra être proposée afin de limiter leur mise en décharge et leur transport en réduisant au maximum les volumes excavés et en réutilisant au maximum les matériaux d'excavation sur place (remodelage du terrain, aménagements paysagers, buttes, etc.). Le document qui peut servir de référence pour ce thème est le guide EcomatGE pour la réutilisation des matériaux d'excavation non pollués de 2016.

Approche participative 

Le projet vise un haut niveau d’acceptation au travers de la participation des différents publics cibles et groupes d’intérêt lors du processus de projet, notamment par l’intégration de représentants de la société civile dans le jury de concours, ainsi que par le dialogue avec les futur·e·s usager·e·s dans le développement ultérieur du projet.

Concept santé et bien-être 

Le projet doit être soucieux de son impact sur la santé et le bien-être, ainsi que sur le plan environnemental. Une attention particulière sera portée aux choix des matériaux quant à leurs impacts sur la santé des utilisateurs et des personnes en charge de la construction, de l'entretien, de la transformation et de la démolition des ouvrages et aménagements. 

La conception du projet tiendra aussi compte des incidences sur la santé et le bien-être des usager·e·s issu·e·s des implantations et orientations des constructions, de leur organisation fonctionnelle, des conditions de lumière naturelle et de vues, etc. 

Flexibilité et réversibilité 

Afin de répondre notamment à l'évolution de la formation professionnelle et à la nécessité de pouvoir rapidement adapter les infrastructures aux nouvelles pratiques, la conception architecturale, spatiale et constructive doit faciliter, dans un concept d’économie des moyens, une évolution possible de l’usage des locaux et des aménagements. Cela pourra par exemple être recherché par des principes de modularité dimensionnelle, des concepts structurels, une organisation et une accessibilité des réseaux techniques, les choix de matériaux ou la matérialisation des aménagements extérieurs. 

Economie de moyens

Les projets veilleront à intégrer les solutions globalement les plus économiques, considérant le bilan global des coûts internes et externes, de même que les frais de mise en œuvre, d'exploitation, d'entretien et de démolition. Cela s'appliquera pour la disposition et la conception des bâtiments comme pour les aménagements. On privilégiera les dispositifs simples, low-tech, impliquant le moins possible des moyens mécanisés ou des entretiens sophistiqués.