Le GCHG, quand l’Etat trouve un partenaire dans le monde coopératif

En 1998, le Conseil d’Etat genevois souhaite disposer d’un interlocuteur fiable et représentatif pour dialoguer avec le monde coopératif. De cette volonté politique naît le Groupement des coopératives d’habitation genevoise (GCHG) qui fédère d’abord une dizaine de coopératives autour d’une charte éthique commune.

Le GCHG ne construit ni n’attribue de logements, il rassemble, représente et porte la voix de ses membres face à l’Etat et aux communes. Cette position de faîtière, pensée dès l’origine comme un relais entre les coopératives et l’OCLPF, lui permet de peser dans les discussions sur l’attribution du foncier ou le soutien public à l’habitat coopératif. Pour adhérer au Groupement, une coopérative doit souscrire à une charte éthique qui précise l’esprit dans lequel elle entend construire et gérer ses logements, gage de sérieux pour les partenaires institutionnels comme pour les futurs coopérateurs.

Près de trente ans plus tard, le Groupement compte plus de quatre-vingt coopératives membres et plusieurs milliers de logements occupés par des dizaines de milliers de Genevoises et de Genevois. Le Plan d’action coopératives, lancé en 2016, a encore renforcé son rôle, notamment via la création d’un poste de secrétaire générale chargé de coordonner ses activités. L’initiative cantonale qu’il a portée pour développer le logement coopératif a été acceptée par le peuple en 2025, avec plus de 60 % des suffrages. De ce petit groupement né d’une impulsion gouvernementale est sorti, au fil du temps, un acteur incontournable de la politique du logement genevoise.