Constat
Aujourd’hui, les données géo spatiales sont utilisées par plusieurs acteurs de la santé à Genève, ce qui témoigne d’un réel intérêt pour leur potentiel. Actuellement, chacun élabore ses propres approches en fonction de ses besoins spécifiques. Cette hétérogénéité de pratiques, de formats et d’outils reflète la richesse des initiatives en cours. Le défi actuel consiste à favoriser davantage les échanges et la coordination entre les différents parties prenantes pour créer des synergies et maximiser la valeur de ces données géo spatiales dans le domaine de la santé genevoise…. .Cette organisation freine une utilisation optimale des ressources et des données, favorisant la duplication de certaines tâches et empêchant de tirer pleinement profit des travaux réalisés. Un certain nombre de cartographies contenant des données de santé gagnerait à être développé afin de permettre la prise de décisions et de mesures ciblées et coordonnées.
Objectif
Réunir les acteurs de la santé du canton de Genève pour réfléchir ensemble et imaginer comment nous pourrions utiliser ces outils et géodonnées pour améliorer la santé sur le territoire.
Ces approches permettent d'analyser, de visualiser et de comprendre les données liées à la santé dans un espace géographique, facilitant ainsi la prise de décision et l'optimisation des ressources.
Thématiques
La cartographie et l'étude spatiale sont des outils puissants pour aborder de nombreux défis dans le domaine de la santé publique, à savoir :
Analyse des inégalités en santé :
Les cartes aident à visualiser les variations de situations de santé entre différents quartiers de Genève. Elles permettent de mettre en évidence les zones où des besoins spécifiques existent, par exemple lorsqu’une prévalence plus élevée de maladies chroniques comme l’obésité, le diabète ou certaines pathologies cardiovasculaires est observée, ou lorsque l’accès à certains services de santé est moins aisé. Ces informations facilitent la mise en place d’actions de prévention et de promotion de la santé adaptées à chaque contexte local.
Surveillance des épidémies et des maladies transmissibles :
La cartographie des cas de maladies (par exemple, la légionellose, COVID-19, etc.) permet de visualiser les foyers d'infection et d'orienter les mesures de santé publiques (tests, vaccination, mesures environnementales, etc.) là où ils sont les plus nécessaires. Le croisement de données spatiales et de santé permet d'identifier rapidement les voies potentielles de transmission du pathogène et mettre en place des actions ciblées en conséquence. À Genève, qui est une ville internationale avec une forte mobilité, une cartographie dynamique permet de suivre en temps réel la propagation d'épidémies.
Accessibilité géographique aux services de santé :
L’étude spatiale peut montrer l'accessibilité des hôpitaux, des cliniques et des cabinets médicaux dans différents quartiers. Elle permet ainsi d'identifier les zones moins bien desservies, où la création de nouveaux services ou l’amélioration des infrastructures de transport est nécessaire.
Planification et gestion des institutions de santé :
La cartographie permet d’analyser la répartition des services de santé en fonction de la densité de la population et des besoins spécifiques. Cette analyse facilite la planification, la construction de nouveaux établissements de santé, le positionnement de centres de vaccination ou de tests, ou encore la répartition des ressources comme les ambulances. Les délais d'arrivée de l'ambulance ou la répartition des premiers répondants en cas d'arrêt cardio-respiratoire peuvent être retranscrits sous forme géographique et amener de précieuses informations pour améliorer le pilotage de l'aide sanitaire urgente.
Suivi environnemental et santé :
L’étude spatiale permet aussi d’évaluer l'impact des facteurs environnementaux (qualité de l'air, de l'eau, bruit) sur la santé publique. À Genève, par exemple, cela pourrait être utilisé pour étudier les effets de la pollution de l'air sur les maladies respiratoires.
Promouvoir la santé publique :
En utilisant des cartes interactives et des données spatiales, les autorités sanitaires peuvent sensibiliser la population aux risques de santé environnementaux (qualité de l'air, zones de bruit élevé, etc.) et encourager des comportements sains en fonction de la géographie.
Participants
- Département de la santé et des mobilités
- Direction de l'information du territoire
- Département des institutions et du numérique
- Hôpitaux Universitaires Genève
- Aide et soins à domicile du canton de Genève
- Unilabs
- Organisation mondiale de la santé
Contact
Conseillère en organisation de l'information
Contacter la responsable du cercle santé
Pour aller plus loin: