Les PFAS au quotidien - FAQ

Situation des PFAS à Genève
Situation des PFAS à Genève

La présence des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans l’environnement est un enjeu majeur et traiter cette pollution est un véritable défi de société. Voici les réponses aux questions fréquemment posées sur les PFAS dans notre vie quotidienne.

Peut-on boire l'eau du robinet en toute sécurité ?

Absolument. La présence de PFAS dans l'eau à Genève est très faible. L'eau du robinet peut être bue en toute sécurité.

Les taux actuellement observés à Genève sont de 0,01µg/L maximum, soit très largement en dessous des valeurs maximales autorisées dans la législation suisse et européenne. 

Consultez cette page pour obtenir plus d'informations concernant les teneurs en PFAS dans l'eau potable.

Les parcs et jardins sont-ils des zones à risque de contamination en PFAS ?

Les espaces verts sont des lieux qui ne présentent pas de risque identifié de contamination en PFAS. La population peut donc librement profiter d'activités récréatives comme jouer dans les parcs avec les enfants, faire de l'exercice ou se promener avec un animal de compagnie. 

Les jardins privés peuvent-ils être contaminés par les PFAS ?

Il est très probable que les jardins résidentiels soient contaminés car ces substances polluantes sont généralement liées à des sites industriels qui les utilisent notamment dans la production de produits chimiques, de revêtements, de mousse d'extinction d'incendie. 

Pour l'entretien de son jardin, il est recommandé de privilégier les produits respectueux de l'environnement pour minimiser tout risque potentiel d'exposition aux PFAS (engrais organique, pesticide naturel, paillage organique, etc.) 

Est-il sûr de consommer les aliments cultivés dans mon potager ?

Les fruits et légumes qui poussent dans les vergers et potagers peuvent être consommés en toute sérénité, pour autant qu'il n'y ait pas d'autres sources de contamination : matériel de jardinage, présence de pesticides, qualité générale des sols.

Quels sont les types d'aliments faisant l'objet d'études approfondies en ce moment en Suisse et à Genève ?

Concernant l'alimentation, des études sur les poissons, les viandes, les oeufs et les légumes sont en cours au niveau suisse. A Genève, une méthode d'analyse est en cours de développement dans les laboratoires du SCAV afin de mener des contrôles courant 2024.

PFAS : quels effets sur l'environnement et la santé ? 

L'impact environnemental des PFAS (pollution des sols, denrées alimentaires et eau, effets sur la faune et flore, ainsi que les hommes) est apparu dans les années 1960, ce n'est que depuis une dizaine d'années qu'une prise de conscience collective s'est développée. Ces polluants ont souvent été rejetés dans l'environnement lors de la production et l'utilisation de produits qui en contenaient, entraînant des pollutions du sol, du sous-sol et des eaux souterraines.

Actuellement, les preuves scientifiques confirmant le lien entre une exposition aux PFAS et les effets sur la santé humaine restent limitées. Les études réalisées fournissent des indications montrant notamment des liens potentiels avec des perturbations hormonales, des problèmes hépatiques et des effets sur le système immunitaire.

Dans quels milieux sont détectables les PFAS ?

Compte tenu de l'utilisation variée de ces propriétés chimiques et de leur persistance, tous les milieux peuvent être concernés : l'eau, l'air, les sols et la chaîne alimentaire. 

Quel est le principal moyen de contamination en PFAS pour l'homme ?

Lorsque les PFAS sont rejetés dans l'environnement, ils peuvent contaminer les sources d'eau potable et les denrées alimentaires, qui peuvent ensuite être consommées par l'être humain. Les PFAS sont persistants après consommation et peuvent s'accumuler dans le corps au fil du temps. Par conséquent, la consommation d'eau potable contaminée par des PFAS peut entraîner une exposition continue et prolongée à ces substances chimiques. A Genève, l'eau potable ne présente aucun risque de contamination.

Si les PFAS sont dangereux, pourquoi ne pas les interdire ?

Les PFAS sont considérés comme dangereux pour la santé et l'environnement en raison de leur persistance, de leur capacité à s'accumuler dans les tissus vivants et de leurs effets toxiques potentiels. Cependant, leur interdiction complète pose des défis liés à l'utilisation industrielle, à la recherche de substituts, aux coûts économiques et à la nécessité d'une réglementation progressive. 

La décision d'interdire ces polluants ne peut être prise au niveau cantonal. La réglementation des PFAS en Suisse relève principalement de la compétence de la Confédération. Les PFOA et PFOS, considérés comme les PFAS les plus dangereux, sont déjà interdits tant au niveau suisse qu'européen pour assurer une protection environnementale et sanitaire. 

Depuis quand les PFAS sont-ils utilisés et quels domaines d'utilisations/secteurs sont concernés ?

La production de PFAS a débuté dans les années 1950, mais c'est seulement au début des années 1970 que ces produits chimiques ont commencé à être largement utilisés dans les industries suivantes :

  • Industrie du papier et carton
  • Textile (imperméables, chaussures, tapis anti-salissants etc.)
  • Photo (papier photo, pellicule et plaques photographiques)
  • Chimique (fart pour les skis, encres, vernis, cires, ustensiles de cuisine à revêtement antiadhésif, etc.)

On retrouve notamment les PFAS dans les produits de nettoyage et cosmétiques, les mousses anti-incendie et les peintures spéciales pour les murs.

D'autres questions ? 
Découvrez le dossier complet sur les PFAS : Mieux comprendre les PFAS