Cohabiter avec la faune sauvage

2. Nos voisins les animaux sauvages

Certains animaux qui peuplent notre territoire vivent aussi bien en campagne qu'en zone urbaine. Leur présence est la plupart du temps fort agréable mais parfois, leur proximité peut occasionner quelques désagréments. Comment les minimiser ?

D'une manière générale :

Ne laissez pas de nourriture à disposition des animaux sauvages : c'est ce qui les attire et modifie leur comportement.

Ne cherchez pas à avoir un contact avec un animal sauvage.

Ne le touchez pas s'il est mort !

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Chauve-souris

Les chauves-souris sont des animaux protégés. Pour des conseils, contactez le Centre de coordination ouest pour l'étude et la protection des chauves-souris, Suisse.


Chenilles processionnaires

C'est un ravageur du chêne, connu comme l'un des principaux insectes défoliateurs des chênes européens, ainsi que pour ses longues processions de chenilles urticantes. Leurs micro-poils peuvent occasionner des allergies graves chez l'homme et les animaux.

Contactez un paysagiste pour intervenir de manière professionnelle sur le nid et l'éliminer convenablement.


Canards et canetons sur les toits et balcons

Les canards colverts occupent parfois les toits, balcons et autres sites urbains en hauteur pour nicher à l'abri des prédateurs présents au sol. A leur naissance, bien avant de savoir voler, les canetons effectuent un saut dans la vide pour rejoindre un plan d'eau avec leur mère. Les problèmes surviennent lorsqu'un obstacle empêche la nichée de quitter le toit ou que des routes importantes doivent être traversées.

  • Pour éviter cette situation à risque pour les oiseaux, la meilleure solution consiste à décourager l'installation de la cane avant la ponte, qui fréquente en général longuement les lieux avant de s'installer. Il s'agit d'être attentif entre mars et juillet et de limiter/dissuader l'accès aux canards qui viendraient sur les toits et balcons.
  • Dans le cas où une nichée de canetons est en péril, signalez-la à la centrale des gardes de l'environnement (CET) -T 022 388 55 00.

Pour en savoir plus : www.vogelwarte.ch

Nid sur les bateaux
  • Une toute petite partie des rives du Léman ont échappé aux constructions et sont demeurées naturelles. Cette situation conduit régulièrement certaines espèces – canards, foulques, grèbes – à trouver refuge dans des ports en installant leur nid sur des bateaux. 
  • Une fois la ponte débutée, les navigateurs doivent prendre leur mal en patience en renonçant temporairement à l'usage de leur embarcation. 
  • Pour prévenir les problèmes, limiter l'accès des oiseaux aux emplacements favorables avec des bâches ou autre entrave correctement ajustées et effectuer des contrôles réguliers dès la fin de l'hiver pour éviter l'installation des oiseaux, dans tous les cas avant la ponte des œufs. 
Attention dénicher des oiseaux sauvages pendant la nidification constitue un délit puni par la loi.


Corneille noire et le corbeau freux

Deux espèces de grands oiseaux noirs présentes en ville et sont souvent confondues :

Nuisance sonores

  • Les corbeaux freux ne viennent en ville que pour nicher, probablement parce qu'ils y trouvent de grands arbres (platanes, frênes, pins) dans des espaces ouverts. Ils trouvent toute leur nourriture en campagne et on ne les voit presque jamais au sol en ville. Les colonies de nidification, qui rassemblent souvent plusieurs dizaines de nids, peuvent être bruyantes par moment (surtout à l'aube et au crépuscule), de février à début juillet. Dans certains cas, l'accumulation de fientes peut aussi être un problème.
     
    • A l'heure actuelle, il n'y a pas de solutions éprouvées pour gérer ces nuisances.
    • La nidification des oiseaux est protégée par des mesures légales strictes au niveau fédéral et cantonal. 
    • Les essais de déplacement des colonies les plus dérangeantes n'ont pas donné de résultats satisfaisants, les oiseaux recolonisant rapidement d'autres arbres aux alentours, avec souvent une dispersion, voire une multiplication des nuisances. 
    • Les autorités examinent chaque cas problématique signalé et recherchent la meilleure manière d'organiser la cohabitation avec cette espèce. Elles collaborent à ce sujet avec les autres villes suisses confrontées à ce problème ainsi qu'avec les associations de protection des oiseaux.

(Pour en savoir plus sur les corbeaux freux )

 

Oiseaux pouvant sembler menaçants

  •  Les corneilles recherchent activement leur nourriture en ville, parcourent avant tout les gazons, mais aussi fouillant les poubelles, n'hésitant pas à répandre leur contenu. Elle chasse parfois de petits animaux, voire des pigeons malades ou affaiblis.

    Elles peuvent se multiplier si la nourriture est abondante, notamment lorsqu'elle est distribuée par les gens mal informés qui agissent en infraction avec la loi. Localement, certaines corneilles régulièrement nourries deviennent alors trop familières et entreprenantes, voire importunes.
     
    • Pour limiter leurs concentrations et les nuisances qui en résultent, la seule mesure efficace consiste à limiter leur accès à la nourriture, en évitant  le nourrissage de pigeons (faire un renvoi au chapitre pigeon ci-dessous).
       
  • En mai-juin, les poussins de corneilles quittent souvent leur nid avant de savoir voler. Comme les parents sont très protecteurs, il arrive dans de rares cas qu'ils se montrent menaçants envers des passants qui s'approchent trop - parfois sans le savoir -de leurs petits (souvent cachés sous un buisson). Ce phénomène dû à l'instinct maternel ne dure que quelques jours et il suffit de s'éloigner et de contourner le site concerné.

 

A savoir

  • La corneille noire et le corbeau freux, conformément à la loi fédérale sur la chasse et la protection des oiseaux et des mammifères, sont au bénéfice d'une période de protection stricte durant la saison de nidification (du 16 février au 31 juillet, OChP art3bis, alinéa 2c).
     
  • La chasse est interdite à Genève depuis 1974. Il n'y a pas de régulation par le tir des populations de corvidés à Genève, compte tenu du manque d'efficacité d'une telle mesure. Le tir des corvidés est réservé à des cas particuliers, notamment dans le cadre de la protection des cultures (effarouchement).
     
  • Au niveau cantonal, la population des corneilles parait relativement stable depuis des décennies. Elle est de l'ordre de 2000 couples nicheurs. En revanche, la population des corbeaux freux, arrivés bien plus récemment, est encore en phase de croissance, avec environ 500 couples nicheurs (2018), répartis en une trentaine de colonies. C'est pourquoi, le corbeau freux fait l'objet d'un suivi détaillé par les ornithologues du Groupement ornithologique du bassin genevois (GOBG). Pour en savoir plus
     
  • N'hésitez pas à signaler vos observations de colonies de corbeaux freux sur le site  www.faunegeneve.ch 

 

 


Fouines

Les fouines sont des animaux protégés. Afin d'éviter qu'elles ne s'installent pour nicher d'avril à juillet dans votre habitation, supprimez les ouvertures, les trous et les accès extérieurs vers le toit. S'il y a des petits, il faut être patient et entreprendre ces travaux après qu'ils soient partis. Pour les véhicules, utilisez des répulsifs ou adressez-vous à un garagiste qui trouvera des solutions adaptées.


Hérissons

Toutes les informations sur  S.O.S hérissons


Insectes indésirables

Pour débarrasser un nid de frelons, de guêpes, des puces ou des cafards, contactez une entreprise spécialisée dans la désinfection de maison.
Pour reconnaître le frelon commun et le frelon asiatique.

 


Pigeons

Les dégâts sur les bâtiments et les espaces publiques que peuvent causer les pigeons, ainsi que le dérangement occasionné par leurs roucoulements sont des problèmes récurrents en ville et pour lesquels il n'y a pas de solutions faciles.

Limiter son impact

Les effectifs de pigeons dépendent essentiellement de la nourriture disponible. Les mesures de régulation (tirs, destruction de nids, graines aux hormones) appliquées ponctuellement sont peu efficaces car elles très rapidement compensées par un accroissement des naissances et de la survie des poussins.

 

L'importance des nuisances occasionnées dépend beaucoup des conditions locales.

Il est possible de limiter l'impact des pigeons en évitant de les nourrir et en appliquant des mesures de prévention techniques, tels que des grillages, des pics, des fils ou des peignes. Le nourrissage massif des pigeons par des personnes malavisées doit donc être découragé dans la mesure du possible. Pour rappel, le règlement sur la salubrité et la tranquillité publiques, E 4 05.03, art. 9, interdit de "…déposer sur le domaine public de la nourriture destinée aux animaux de quelque espèce, notamment les oiseaux". Son application est du ressort des polices municipales.

Un propriétaire de bâtiment souhaitant limiter la présence des pigeons peut faire appel à une entreprise spécialisée dans la dératisation et la prévention aviaire pour mettre en œuvre ces mesures


Rats

Le rat surmulot est une espèce d'origine asiatique qui a colonisé notre région au XIXème et s'est parfaitement adaptée à toute sorte d'habitat aquatique, y-compris les canalisations d'eau claire et usées, et la plupart des cours d'eau.

Limiter avant tout sa nourriture

Le rat surmulot  vit en grande partie sous terre et passe inaperçu. Il est cependant attiré en surface par la nourriture. On peut éviter les concentrations de rats en limitant leur accès aux sources de nourritures (déchets de pic-nics, poubelles accessibles, nourriture déposées pour les pigeons).

La destruction de cette espèce est autorisée par l'article 5 du règlement d'application de la loi cantonale sur la Faune, sans intervention des autorités cantonales.

Poison raticide

Une mauvaise utilisation d'un poison raticide peut entraîner des accident et est une menace pour de nombreux animaux (oiseaux et mammifères, y-compris chat et chien) qui pourraient y avoir accès ou qui mangeraient un animal empoisonné. Un poisons raticide ne doit donc pas être employé en milieu naturel et ne peut se justifier que dans les sites urbains très fréquentés par le public,  une fois que toutes les mesures de limitation de l'accès à la nourriture ont été prises.

La décision d'employer du poison est de la responsabilité du propriétaire ou des gestionnaires des biens-fonds concernés (régies, communes, canton pour le domaine public Etat). La mise en oeuvre doit impérativement être faite par des personnes expérimentées, tels que des professionnels, pour éviter les risques d'accidents.

 


Renards

Pour tout savoir, consultez le site : Des renards dans nos villes / Vivre avec un animal sauvage

Le Renard roux est un animal répandu dans le canton de Genève et dont la présence est appréciée par de nombreux habitants. Malgré des épidémies de rage et de gale, il a su s'adapter à l'évolution de son habitat. Depuis la fin du XXème siècle, il colonise régulièrement les villes. D'une façon générale la population  genevoise de renard se régule d'elle-même et des interventions sont rarement nécessaires.

Dans mon jardin

Les renards sont très agiles et pénètrent facilement dans une propriété : ils peuvent creuser sous les clôtures, grimper et sauter très haut. Afin d'éviter qu'ils ne soient attirés dans votre jardin, éliminez ou rendez inaccessibles toutes les sources de nourriture (restes alimentaires, compost, poubelles, nourriture des animaux de compagnie, etc.) ainsi que les objets pouvant être utilisés comme jouet (jouets d'enfants, chaussures, etc.). Si un renard a creusé un terrier, vérifiez qu'il est inoccupé et rebouchez-le dès que possible.

Lors de la période de reproduction (de mars à juin) les femelles peuvent installer leur portée dans des terriers creusés dans le jardin. Il ne faut alors en aucun cas intervenir sur le terrier – cet acte serait punissable par la loi ! La meilleure solution est alors d'attendre que la famille quitte les lieux. Vous pouvez tenter de vous rendre visible lorsque les renardeaux ou les parents sont à proximité du terrier afin que ces dérangements incite la famille à déménager plus rapidement.

Les renardeaux

Il ne faut pas intervenir lorsque des jeunes seuls sont aperçus.
Les renardeaux sont sevrés 5 à 7 semaines après leur naissance et peuvent alors partir en excursion autour de leur terrier. Observer un renardeau seul est peut-être juste signe qu'il découvre son territoire et sa mère n'est sans doute pas très loin. Après 3 à 4 mois, ils deviennent totalement indépendants et peuvent quitter le territoire familial à la recherche d'un territoire propre. 

Un renard malade

La rage a disparu chez les renards suite, en particulier, à une grande campagne de vaccination. Malgré cela, ils sont encore régulièrement touchés par la gale. Cette maladie de la peau se manifeste par, la perte des poils, la formation de croûtes et un amaigrissement. Signalez-le aux autorités.

Risques pour l'homme

Les renards étant craintifs et non agressifs, ils évitent d'entrer en contact avec l'homme.  Un comportement anormal (animaux cherchant un contact rapproché, agressifs, etc.) doit être signalé aux autorités.
Tout comme les chiens et chats qui se nourrissent de rongeurs, les renards peuvent être porteur de l'échinococcose, maladie du foie due à un ver parasite qui peut affecter l'homme. Cette maladie peut être présente dans les crottes et non dans l'urine. Il est donc primordial de nettoyer soigneusement les fruits et légumes ramassés au sol avant de les consommer et de retirer à l'aide d'un sac plastique les crottes de carnivores trouvées dans un jardin.

Risques pour un animal de compagnie

Les renards ne représentent pas de danger pour les chiens et les chats adultes, qui peuvent se défendre d'eux-mêmes. Un petit animal de compagnie, chaton, lapin, cobayes, etc. peut néanmoins être capturé.

Les renards peuvent, tout comme les chiens et chats, être victimes d'échinococcose : vermifugez-votre animal de compagnie pour empêcher les contaminations.
Les chiens peuvent contracter la gale: ne laissez pas votre chien pénétrer dans un terrier ou entrer en contact avec un renard, même mort.


Sangliers

Rarissime à l'époque de l'interdiction de la chasse dans tout le bassin genevois, le sanglier a connu à la fin du 20ème siècle un très fort essor dans toute l'Europe de l'ouest, bénéficiant notamment de l'extension de certaines pratiques agricoles et de plan de gestion cynégétique plus favorables dans les régions concernées. Cette augmentation à large échelle de la population de sangliers implique à Genève aussi des efforts de prévention et de régulation pour limiter les dégâts sur les cultures, cet animal n'ayant à ce stade pas de prédateur naturel sur notre territoire. 

Adapté en 2009, un concept de prévention des dégâts aux cultures a été mis en place avec AgriGenève, association faitière de l'agriculture genevoise. La prévention prend le plus souvent la forme d'une clôture électrique temporelle, mais aussi la mise en place de protections individuelles sur des plans de vignes, ainsi que des mesures d'effarouchement. Aujourd'hui, grâce à l'ensemble des mesures de prévention et de régulation, les effectifs de sangliers sont maîtrisés et les dégâts aux cultures sont minimisés dans tous le canton de Genève. Cette gestion a ainsi trouvé une bonne acceptation de tous les milieux concernés.

Pour acheter de la viande de sanglier genevois s'inscrivant dans le cadre de cette gestion, contactez la boucherie du Palais à Carouge T 022 309 43 60.

Contact

Adresse
OCAN - SBIO - Secteur des gardes cantonaux de l'environnement
Rue des Battoirs 7
1205 Genève
E-mail: cet-cge@etat.ge.ch

T 022 388 55 00

Dernière modification
22 janvier 2021
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