Convertir la voie publique pour adapter nos villes

Tram végétalisé à Lancy (c) Loris Von Siebenthal
Tram végétalisé à Lancy (c) Loris Von Siebenthal
En 10 ans, l’équivalent de 8% de la surface de voie publique située sur les communes de plus de 10’000 habitants doit être réaffecté à des projets en faveur de la végétalisation l’arborisation, la végétalisation, la mobilité douce et les transports collectifs.

C’est ce que prévoit la Loi climat urbain (LAVMT – L 1 07 – CP IN 182), entrée en vigueur en avril 2024. Elle s’applique à l’Etat de Genève et aux communes, qui s’engagent ainsi à transformer le visage d’une partie de nos voies publiques. Elle a été élaborée pour apporter une réponse concrète aux enjeux de l’initiative « Climat urbain : de la place en ville pour les arbres, la mobilité douce et les transports publics ! » (IN 182). 

Indépendamment des mesures liées à la stratégie d'arborisation du canton, la loi climat urbain contribue à augmenter les surfaces végétalisées à Genève. Les arbres plantés par les communes dans le cadre de cette loi seront comptabilisés dans le cadre de la stratégie cantonale d'arborisation et les aides financières liées s’appliquent.

Repenser les fonctions de nos voies publiques

En pratique, l’objectif est de dédier environ 550’000 m² de parcelles appartenant au canton ou aux communes à de nouveaux projets favorisant la qualité de vie, tout en permettant de renforcer les adaptations de l’agglomération aux contraintes climatiques.

Les objectifs de végétalisation et d’arborisation - avec notamment la plantation 25 000 arbres - sont réalisés sur le territoire des communes de plus de 10 000 habitants, prioritairement sur le domaine routier cantonal et communal existant.

Les objectifs de mobilité s’appliquent au canton et aux 45 communes genevoises et portent sur:

  • 175 km d’aménagements supplémentaires de mobilité douce
  • 8 km d’extension - y compris une nouvelle ligne de ceinture - pour le réseau tramway
  • 22 km de nouvelles lignes de bus à haut niveau de service.

Un suivi chiffré pour des objectifs ambitieux

Ces exigences font l’objet d’un suivi chiffré avec un rapport périodique sur l’avancée des travaux qui est transmis tous les deux ans au Grand Conseil.

Très ambitieuse et novatrice, la Loi climat urbain doit ainsi renforcer la résilience de notre territoire. Elle contribue activement  et concrètement à la préservation de la santé de la population et à l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain.