lettres sur le fond rouge stop violences faites aux femmes
Les violences faites aux femmes portent atteinte à des droits fondamentaux et contreviennent à la législation suisse.

Les violences faites aux femmes et les violences domestiques sont aujourd'hui régies par des textes de lois. Le droit prévoit un cadre de prise en charge. De nombreuses structures privées et publiques mettent en place des actions pour appliquer les mesures d'aide aux victimes et auteur-e-s de violences.

Les violences à l'égard des femmes désignent "tous les actes de violences dirigés contre le sexe féminin, causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée" (Déclaration sur l'élimination des violences à l'égard des femmes, Résolution 48/104 de l'Assemblée générale des Nations Unies du 20  décembre 1993).

L’ONU reconnait que les violences à l’égard des femmes et des filles sont très répandues dans le monde et constituent des violations graves des droits humains. Plusieurs accords internationaux conclus sous l'égide de l'ONU combattent ces violences. Dans le même sens, la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite « Convention d’Istanbul »,  reconnait également que les femmes et les filles sont, du fait de leur sexe, davantage exposées. 

Les violences à l’égard des femmes et des filles sont le résultat d’un système de domination construit sur la supériorité du masculin en relation au féminin qui assigne historiquement les femmes et les hommes à des rôles asymétriques et différenciés.

Missions du BPEV

La problématique des violences faites aux femmes est traitée depuis la création du BPEV dans les contextes de violences conjugales, violences sexuelles dans le couple ou non, mutilations génitales féminines (MGF), mariages forcés et violences chez les jeunes.

La thématique des violences domestiques est rattachée au BPEV depuis septembre 2015. Elle comprend notamment les contextes de prévention et de prise en charge des victimes et des auteur-e-s des violences à l'égard des enfants et des personnes âgées. 

Sensibilisation

Plusieurs campagnes de prévention ont été menées dans le cadre de violences sexistes et sexuelles, violences conjugales, mutilations génitales féminines et mariages forcés afin de faire connaître leurs droits aux personnes concernées et de les aider à sortir de l’isolement grâce aux services disponibles.

Depuis 2018, le BPEV coordonne un groupe de travail qui mène un projet de prévention des violences sexistes et sexuelles. Dans un premier temps, la brochure-boîte à outils  "Du sexisme ordinaire  aux violences sexuelles : repérer pour agir. Guide à l’intention des professionnel-le-s" a été publiée. Ce texte donne des pistes permettant de lutter contre la propagation de stéréotypes et d’actes de violence qui instaurent un climat insoutenable pour celles et ceux qui en sont effectivement ou potentiellement les victimes et qui les entravent dans leur développement et dans leur parcours éducatif.

En donnant suite à ce projet, le BPEV et plusieurs partenaires travaillent actuellement à l’élaboration des outils afin de soutenir les parents dans l’éducation à la santé sexuelle de leurs enfants, notamment en élaborant un flyer d'information et en facilitant la mise en place des cafés parents.

Formations 

Des formations et des ateliers sont organisés à l’intention des professionnel-le-s. La formation des différents corps professionnels concernés est la garantie d'une prise en charge précoce et adaptée de toutes les personnes impliquées dans les situations de violence. 

Depuis 2005, le BPEV contribue à la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » du 25 novembre. Avec ses partenaires, il organise chaque année autour de cette date un colloque, un séminaire ou un autre type d’événement. En collaboration avec l’Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence (HUG), le BPEV a organisé en 2019 un colloque, principalement  à l’intention des professionnel-le-s de la santé, autour du thème Sexisme et violences sexuelles dans les milieux de la santé : quels enjeux? 

Le BPEV et ses partenaires participent chaque année à l’organisation d’événements autour du 6 février, « Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines ».

Travail en réseau

L'implication du réseau associatif genevois est déterminante pour toutes les thématiques du BPEV. Ce réseau n'a cessé d'évoluer et de s'enrichir, offrant aux différentes personnes concernées par les violences des prises en charge toujours plus adaptées. Le BPEV organise des séances régulières réunissant les associations féminines genevoises et la cheffe du département des finances et des ressources humaines (DF) de l'Etat de Genève. Il prépare aussi les projets de loi en vue d'octroyer des subventions aux associations féminines requérantes. Depuis 2009 il gère les contrats de prestations et assure les évaluations annuelles des institutions concernées. 

Le réseau de prise en charges des différentes formes de violences faites aux femmes est partie prenante des projets, aussi par le biais de deux commissions consultatives présidées par le BPEV : la Commission consultative de l'égalité et la Commission consultative des violences domestiques. L'interdisciplinarité est favorisée au niveau des interventions auprès des personnes concernées par les violences ainsi qu'au sein des commissions dont les membres sont issus de plusieurs disciplines et institutions. 

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