Concrètement, la FPLC prospecte, négocie et acquiert des parcelles principalement en zone de développement, puis pilote leur transformation en accompagnant les études et la réalisation des plans d’aménagement. Une fois le quartier sorti de terre, elle ne vend pas ses terrains : elle les remet en droit de superficie à des coopératives d’habitation, ou les cède à des fondations immobilières de droit public cantonales ou communales. Le sol public échappe ainsi durablement à la spéculation, puisque c’est la propriété du terrain, et non seulement la réglementation du logement, qui garantit des loyers accessibles sur le long terme.
Depuis sa création, la fondation a accompagné la construction de milliers de logements, qu’il s’agisse de grandes opérations comme Pont-Rouge à Lancy, où elle a piloté l’ensemble du développement du quartier, ou de projets de taille plus modeste portés par des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Elle s’appuie aujourd’hui sur plus de 140’000 m² de terrain en cours de développement, répartis sur plusieurs dizaines de périmètres dans tout le canton. Son rôle a pris une importance croissante depuis 2016, lorsque le canton a fait de l’habitat coopératif l’une de ses priorités avec le Plan d’action coopératives. Cette volonté a été confirmée par les Genevois en 2025 avec l’acceptation de l’initiative populaire « Pour + de logements en coopérative ».
Un quart de siècle après sa création, la FPLC constitue l’un des leviers les plus actifs de la politique cantonale du logement.