Sommet du G7 2026 à Evian - FAQ

Sommet du G7 2026 à Evian
Sommet du G7 2026 à Evian
Le canton sera impacté par le Sommet du G7 organisé par la France à Evian du 15 au 17 juin. C'est pourquoi, l’Etat de Genève répond aux questions fréquemment posées. Les réponses seront mises à jour au fil de l’évolution de la situation et des décisions gouvernementales.

Informations générales

Pourquoi le G7 concerne le canton de Genève alors que le Sommet a lieu en France ?

L’organisation du G7 à Evian du 15 au 17 juin 2026 entraînera, étant donné sa proximité avec la Suisse, des répercussions sur le canton de Genève, ainsi que sur l’ensemble de la région lémanique, notamment en matière de mobilité et de dispositifs sécuritaires.

En effet, une partie des personnalités et délégations emprunteront l’aéroport international de Genève pour se rendre à Évian, impliquant des mesures de sécurité ayant des impacts sur la mobilité au niveau de notre canton.

Bien que l’hébergement de ces personnalités et délégations se fera majoritairement en France, il est possible qu’une partie de celles-ci choisissent tout de même d’être logées à Genève en raison de sa proximité avec Evian, accroissant d’autant ces impacts.

Le périmètre des mesures de protection instaurées en France s’étendra au-delà de la seule ville d’Evian et provoquera des perturbations à l’échelle de la région, dont les échos se feront sentir jusqu’à Genève.


La tenue d’un événement de cette ampleur en France, mais avec des impacts en Suisse, implique une coordination importante entre les autorités. Comment s’articule cette collaboration ?

Le Conseil fédéral a désigné un ambassadeur chargé des discussions et relations aux niveaux international (franco-suisse) et national (confédération-cantons). Son rôle consiste à échanger les informations pertinentes au niveau des états en lien avec l'organisation du sommet et à coordonner entre la Confédération et les cantons les aspects ayant trait tant à la sécurité qu'aux impacts sur les acteurs économiques et touristiques. Genève, en tant que canton directement concerné est systématiquement associé à ces démarches, de même que les autres cantons lémaniques et les partenaires fédéraux.

Sur le plan sécuritaire, un état-major de coordination, présidé par la Commandante de la police genevoise, élabore et coordonne le dispositif de sécurité avec tous les partenaires du domaine. Les importants effectifs communaux, cantonaux et fédéraux déployés pour la circonstance opéreront sous la conduite des autorités genevoises, dans le cadre des procédures harmonisées au niveau national.


Des décisions ont-elles déjà été annoncées par la Confédération ?

Le Conseil fédéral a décidé d’instaurer une restriction temporaire de l’espace aérien dans la région lémanique, du 10 juin à 13h00 au 18 juin 2026 à 3h00. Il a par ailleurs qualifié le sommet d’événement extraordinaire au sens de la législation sur la sûreté intérieure, une décision qui prévoit une participation de la Confédération à hauteur de 80 % des coûts de sécurité assumés par les cantons concernés.

L'armée suisse soutiendra les autorités civiles lors du sommet du G7 à Evian du 15 au 17 juin.


Est-ce que des forces de police genevoises seront déployées sur le territoire français ?

Non. En revanche, les moyens de coordination et d’échange seront fortement renforcés pour l’occasion.


La population sera-t-elle informée en temps réel ?

Oui. Les informations pratiques et les éventuelles évolutions seront diffusées via :

  • La page officielle du site de l’Etat de Genève (ge.ch). (Pour toute question concernant le G7 organisé par la France et ses impacts sur Genève, vous pouvez consulter la page dédiée : Sommet du G7 à Evian - 2026 | ge.ch ou adresser directement votre demande à : G7-info@etat.ge.ch.)
  • Les réseaux sociaux institutionnels (policege, ge-institutions)
  • Les médias locaux.

Quand le dispositif prendra-t-il fin ?

Les mesures de sécurité seront levées progressivement dès la fin du sommet, prévue le 17 juin 2026.

 

Sécurité

Comment la sécurité sera-t-elle garantie par la police genevoise ?

Les cantons de Genève, de Vaud et du Valais ont demandé et obtenu le soutien de la Confédération et des autres cantons pour garantir la sécurité pendant le sommet.

La police genevoise sera significativement renforcée par les ressources des autres polices cantonales qui permettra de doubler son effectif, de l’office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières, de l’armée, de fedpol, ainsi que d’autres partenaires.


Que va faire la police pour assurer la sécurité publique ?

Afin d’assurer la sécurité générale, la police mettra en place un dispositif préventif incluant une présence visible et des patrouilles, accordera une attention particulière aux personnes ainsi qu’aux sites sensibles tels que les institutions et infrastructures critiques, et pourra établir des périmètres de sécurité en fonction de l’évolution de la situation.

La mise en place de ce dispositif de sécurité sera adapté, coordonné étroitement entre les autorités fédérales et cantonales, notamment Genève, Vaud et Valais, en collaboration avec leurs partenaires français et internationaux afin d’anticiper les risques liés à un événement de cette envergure.

 

Manifestations

Comment le droit de manifester pourra-t-il s'exercer ?

Conformément à l’arrêté du Conseil d’Etat du 26 novembre 2025 et selon les modalités ordinaires découlant de la loi sur les manifestations sur le domaine public, les demandes de manifestation seront examinées concrètement en concertation avec les organisateurs.


Est-ce que certaines zones seront interdites aux manifestations ?

Chaque manifestation peut faire l’objet d’une autorisation, sachant qu’elle est examinée pour elle-même et peut être restreinte ou refusée, en fonction des critères fixés par la loi. Il doit ainsi être tenu compte des intérêts privés et publics en présence, comme ceux des commerces, de la mobilité, etc. L’itinéraire ne doit pas engendrer de risque disproportionné pour les personnes et les biens et permettre l’intervention de la police et de ses moyens sur tout le parcours.

Si certaines zones peuvent être interdites aux manifestations, ces restrictions seront strictement limitées, proportionnées et temporaires. Elles concernent uniquement des zones sensibles liées à la sécurité de la population, des biens et des délégations. Elles visent à éviter tout risque de confrontation ou d’incident grave.


Le Conseil d’Etat du canton de Genève a décidé de restreindre temporairement les grandes manifestations sportives, culturelles ou festives prévues dans le centre-ville entre le 1er et le 28 juin 2026. Pourquoi avoir pris une telle décision qui restreint le droit de manifester ?

La restriction temporaire n’est ni arbitraire ni ciblée sur un événement en particulier. Elle s’explique par un contexte sécuritaire exceptionnel lié à l’organisation du G7 et une surcharge des forces de police. En vertu del'arrêté du Conseil d’Etat du 26 novembre 2025, les manifestations dites « politiques », soit celles qui peuvent se prévaloir de libertés fondamentales, comme la grève féministe par exemple, les autres manifestations qui n’ont pas de fort impact, ainsi que les manifestations de grande ampleur déjà prévues, comme le Bol d’or du Léman, la Fête de la musique ou les fêtes des écoles ne sont pas concernées par ces restrictions. Toutefois, des réaménagements de parcours seront demandés si ceux-ci entrent en conflit avec la sécurité des événements en lien avec l’organisation du G7.


Quel impact la non-autorisation de certaines manifestations peut-elle avoir en termes de frustration et de radicalisation des contestations ?

Nous comprenons pleinement la déception et la frustration que peut susciter l’impossibilité d’organiser certaines manifestations durant cette période, qu’elles soient culturelles, sportives ou politique.

La décision de restreindre temporairement les grandes manifestations en centre-ville s’inscrit dans un contexte exceptionnel, lié à un dispositif de sécurité d’ampleur internationale mobilisant des ressources importantes sur une période prolongée. Elle ne vise aucun événement en particulier et est strictement limitée dans le temps. Néanmoins, elles ne concernent pas celles déjà autorisées et figurant dans l’arrêté susmentionné.

Les autorités restent attentives aux préoccupations exprimées et demeurent ouvertes au dialogue afin d’examiner, lorsque cela est possible, des alternatives permettant l’expression des revendications dans un cadre sécurisé et adapté.

 

Financement

Le canton de Genève va-t-il devoir supporter la charge financière des mesures de sécurité à prendre pour le G7 ?

Dans le cadre du G7 à Evian, compte tenu des enjeux et de la dimension transfrontalière du dispositif, la Confédération s’engage de manière significative dans le financement des mesures de sécurité, en prenant en charge jusqu’à 80 % des coûts liés à son domaine de compétence.