Les infractions au code pénal continuent de baisser

Sur l'année écoulée, les chiffres de la Statistique policière de la criminalité (SPC) montrent une baisse (-4,4%) sur l'ensemble des infractions au code pénal. Les atteintes au patrimoine témoignent, pour leur part, d'une baisse de 4%. Les infractions contre la vie et l'intégrité corporelle baissent également, de 2,6% par rapport à 2018. Il n'en est pas de même pour celles contre l'intégrité sexuelle, qui ont subi une augmentation de 15 cas (559 en 2019, contre 544 en 2018). Par rapport à l'année 2010, l'ensemble des infractions au code pénal est en baisse de 23%, la baisse la plus impressionnante étant celle des vols à l'astuce (-71,2%).

L'année 2019 confirme la baisse entamée il y a de ça plusieurs années. Les délits au code pénal suisse ont connu une diminution de 23% depuis 2010. Cette baisse est même de 35% par rapport à 2011. Cette décrue concerne particulièrement les infractions contre le patrimoine telles que les cambriolages (-56%), les vols à la tire (-42%) et les vols à l'arraché (-62,6%). Des baisses substantielles dans ces domaines (infractions au patrimoine) sont également constatées entre 2018 et 2019.

Les délits en lien avec la vie et l'intégrité corporelle diminuent eux aussi (-2,6%) en 2019 par rapport à 2018. Par contre, les infractions contre l'intégrité sexuelle voient une augmentation sur l'année écoulée, soit 15 délits de plus (559 en 2019, contre 544 en 2018). Dans cette catégorie d'infractions, la majorité reste, à l'instar de l'année 2018, des cas de pornographie (113 cas), suivie par la contrainte sexuelle (71 cas). Relevons que le taux d'élucidation des infractions contre l'intégrité sexuelle est de 87,3% et que celui des infractions contre la vie et l'intégrité est de 90,6%.

Les cas de violences domestiques sont quasiment stables, passant de 1977 à 1946 affaires en 2019. Les mesures d'éloignement d'auteur-e-s de violences domestiques, prononcées par les commissaires de police, ont subi une hausse (77 mesures) par rapport à 2018 (61 mesures). Cette évolution s'explique par une amélioration de la prise en charge de ce types d'affaires par les policier-ère-s.

Lutte contre le trafic de stupéfiants et bons résultats de l'opération Damoclès

L'action de la police en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants sur l'espace public est réalisée par l'ensemble des services de police. Ces opérations coordonnées font partie du dispositif Damoclès et un effort particulier a été effectué en 2019. La hausse de 15,7% des infractions constatées ne concerne bien évidemment pas que les opérations de rue. En effet, le travail d'enquête de la police judiciaire est également inclus dans cette hausse globale de l'activité.

En 2019, les opérations Damoclès ont permis la saisie de 127,088 kg de haschich, 118,602 kg de marijuana, 51,250 kg de produits de coupage, 47,401 kg de cocaïne, 35,384 kg d'héroïne ainsi que 2122 pilules d'ecstasy. Sur le terrain, les policier-ière-s observent toujours une diminution du tourisme de la drogue et un éclatement des réseaux.

Les phénomènes de cybercriminalité : la croissance se poursuit

En 2018, une hausse massive des infractions de cybercriminalité (+79%) était constatée et il s'agissait d'un phénomène attendu. En 2019, cette hausse a été réduite à un peu plus de 20% Durant l'année écoulée, une campagne de prévention en trois volets des phénomènes cyber a été mise en œuvre au niveau national.

En devenant, en 2019, le Centre de compétences cyber (CCC) pour l’ouest de la Suisse, la brigade de criminalité informatique (BCI) genevoise offre des prestations au niveau intercantonal dans des domaines pointus, coûteux et suffisamment rares pour que l’ensemble des cantons n’investissent pas dans les ressources nécessaires.

D'autre part, en 2020, Genève deviendra également, par l'intermédiaire de la brigade de renseignement criminel (BRC) de la police judiciaire, le canton directeur concordataire pour l'exploitation de PICSEL, soit la plateforme d’information de la criminalité sérielle en ligne.

Activité générale

En 2019, avec un effectif de 2089 collaborateurs, la police genevoise a traité 77'911 réquisitions (80'814 en 2018) et effectué 19'697 contrôles (18'885 en 2018).

En lien avec l'axe 1 de la politique criminelle commune 2018-2020, des opérations de sécurité publique visant notamment à marquer une présence plus forte lors des moments festifs ainsi qu'aux abords des établissements publics, en particulier les fins de semaine, ont été réalisées conformément aux objectifs fixés.

S'agissant des rapports entre les citoyens et la police, la 7e édition du sondage de satisfaction auprès des lésés indique que le pourcentage de personnes satisfaites de la prise en charge de leur problème reste très élevé (87,1% au début 2019, 84% une année plus tôt).

Conclusion

Entre 2010 et 2019, les infractions au Code pénal ont diminué de 23% et de plus de 4% entre 2018 et 2019. Les atteintes au patrimoine témoignent, quant à elles, d'une baisse de 4%. Les délits en lien avec la vie et l'intégrité corporelle baissent de 2,6% (de 13,2% par rapport à 2010), tandis que les infractions contre l'intégrité sexuelle augmentent de 15 infractions. Une augmentation de l'activité de la police dans le cadre de la lutte contre les trafics de stupéfiants de 15,7% a été réalisée.

Après une augmentation très alarmante en 2018, l'année écoulée a vu une hausse d'un peu plus de 20% des escroqueries commises par Internet. Le phénomène dépasse largement les frontières cantonales. Une campagne de prévention en trois volets a été diffusée au niveau suisse durant l'année 2019. Trois clips vidéos ont été réalisés, portant sur les escroqueries aux petites annonces en ligne, puis celles dites de "Romance Scam ou Love Scam", le troisième volet portant quant à lui sur le thème des "Money-Mules". Dans ce domaine, il va s'agir de renforcer encore la prévention des escroqueries.

Ces résultats ont été rendus possibles grâce à l’engagement de toutes les collaboratrices et de tous les collaborateurs de la police cantonale, associés à l'ensemble des partenaires de la sécurité.

La Statistique policière de la criminalité (SPC), que ce soit au niveau national, cantonal ou communal, est consultable en ligne, de même que le rapport d'activité 2019 de la police.

 

 

Pour toute information complémentaire:

  • M. Mauro Poggia, conseiller d'Etat chargé du département de la sécurité, de l'emploi et de la santé, par l'intermédiaire de M. Laurent Paoliello, directeur de la coopération et de la communication, DSES, T. +41 79 935 86 75.

  • M. Silvain Guillaume-Gentil, chargé de communication, service communication et relations publiques de la police, DSES, T. +41 22 427 56 00 ou +41 79 941 45 44, communication@police.ge.ch.