FAQ sur la réforme du cycle d'orientation
Contexte
Une réforme du cycle d’orientation est en cours. Cette réforme s’inscrit comme l’un des grands projets de la feuille de route du département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse. Elle a pour objectif de renforcer les compétences des élèves et d’améliorer leur orientation.
À la rentrée d'août 2026, cinq établissements du cycle d'orientation - Bois-Caran, Cayla, Colombières, Renard et Voirets - mettent en œuvre un projet pilote instaurant un tronc commun dans les classes de 9e année ainsi que des groupes de besoin en Français et en Mathématiques.
1. Qu'entend-on par la mise en place d'un "tronc commun" dans les cycles d'orientation pilotes ?
Dans les cycles d’orientation pilotes, les élèves de 9e ne sont pas regroupés en fonction de leur niveau scolaire, contrairement à ce qui est pratiqué dans les autres établissements du cycle d’orientation avec les regroupements R1, R2 et R3. En tronc commun, de la même manière qu’à l’école primaire, les classes réunissent tous les élèves, indépendamment de leurs compétences scolaires. Chaque classe de 9e comprend des élèves ayant obtenu des résultats variés en 8P (dernière année de l’école primaire). Pendant cette année de 9e en tronc commun, tous les élèves suivent les mêmes enseignements et bénéficient des mêmes possibilités d’apprentissage. Les cours sont conçus pour permettre à chacun de développer au maximum ses compétences.
Grâce à cette organisation, le choix de l’orientation scolaire est repoussé à la fin de la 9e année. Les élèves disposent ainsi d’une année supplémentaire pour progresser, prendre confiance et montrer leurs capacités avant qu’une décision d’orientation ne soit prise.
Dans le système actuel, c’est-à-dire hors pilote, existent différents niveaux d’objectifs d’apprentissage selon le plan d’études et les disciplines abordées. Dans le cadre d’un enseignement en tronc commun, les élèves viseront les objectifs correspondant au niveau le plus élevé.
Pour ce faire, dans chaque classe, les enseignants et les enseignants adapteront davantage leur manière d’enseigner pour tenir compte des besoins des élèves. Tous les élèves travailleront les mêmes objectifs d’apprentissage et seront soumis aux mêmes évaluations, mais les activités, les explications ou l’accompagnement pourront varier afin d’aider chacun à progresser.
De plus, en Français et en Mathématiques, des groupes de besoin seront organisés en fonction des besoins des élèves. Ces groupes permettront à chaque élève de recevoir une aide plus ciblée sur les notions qu’il ou elle doit renforcer ou approfondir.
Chaque établissement met également à disposition des moments de soutien scolaire en dehors des heures de cours. Les élèves qui le souhaitent peuvent recevoir une aide supplémentaire pour revoir certaines notions, combler des lacunes ou surmonter des difficultés plus importantes. Cette participation est volontaire et vient compléter l’aide apportée en classe.
3. Qu'est-ce qu'un groupe de besoin ?
En Mathématiques et en Français, cinq périodes sont prévues à l’horaire. Trois de ces cinq périodes se dérouleront en classe ordinaire, c’est-à-dire selon la composition fixée en début d’année.
Les deux heures restantes auront lieu au même moment dans deux à trois classes parallèles, ce qui permettra aux enseignantes et aux enseignants de former, lorsque c’est utile, des groupes mélangeant les élèves de ces différentes classes ayant des besoins similaires. Cette modalité est appelée « groupe de besoin ».
Cette organisation permet de proposer un accompagnement plus adapté à chaque élève.
Les groupes de besoin sont temporaires et changent au cours de l’année en fonction des thèmes étudiés et des difficultés rencontrées.
Un élève pourra donc rejoindre différents groupes au fil de l’année selon les besoins qu’il rencontre à certaines périodes. Contrairement aux regroupements traditionnels, il ne sera pas placé dans un même groupe pour toute l’année scolaire. Dans chaque groupe ainsi formé, les objectifs d’apprentissage travaillés sont les mêmes, seule la manière de travailler et la nature des tâches changent.
4. Est-ce qu'il y aura des groupes de besoin dans toutes les disciplines ?
Non, seulement en Français et en Mathématiques. Ces disciplines ont été choisies parce que leur maîtrise est fondamentale pour la suite de la scolarité et servent dans beaucoup d’autres disciplines. Le Français ouvre les portes de l’expression orale, des autres langues voire plus largement des sciences humaines et sociales ; les Mathématiques ouvrent la voie des sciences en général.
5. Sur quels critères ou analyses repose l'attribution des élèves aux différents groupes de besoin ?
Les enseignantes et enseignants observent régulièrement les progrès et les difficultés des élèves à travers leur travail en classe, leurs évaluations et leurs participations.
Ils échangent également entre eux afin d’avoir une vision la plus complète possible des besoins de chaque élève.
Sur cette base, ils créent des groupes temporaires réunissant des élèves ayant des besoins similaires à un moment donné, afin de leur proposer un accompagnement plus adapté permettant de travailler les mêmes objectifs d’apprentissage.
Ces groupes ont une durée de vie limitée et sont constitués de manière évolutive au fil de l’année en fonction des nouvelles notions abordées en classe ainsi que des difficultés rencontrées.
L’objectif est de fournir l’aide ou les défis dont les élèves ont besoin au bon moment pour accompagner leur progression.
6. Qu'est-ce qui est mis en place pour les élèves ayant beaucoup de facilité ?
Les élèves avec de la facilité sont également concernés par les groupes de besoin. Ces temps peuvent leur permettre d’aller plus loin dans leurs apprentissages, d’approfondir certaines notions.
Ils pourront aussi développer d’autres compétences transversales importantes comme le travail en équipe, l’esprit d’analyse et de recherche, utiles pour construire leur orientation professionnelle.
L’objectif est que les élèves, quel que soit leur niveau, puissent continuer à progresser et à développer pleinement leurs compétences.
7. Comment va se faire l'orientation vers la 10e ?
Après la 9e tronc commun, dans le cadre de la phase pilote, les élèves seront admis en section LS ou en LC en fonction de leurs résultats scolaires. Les règles utilisées sont disponibles à la page 14 du carnet de l’élève.
Les établissements se sont portés volontaires. L’objectif était aussi d’avoir un échantillon de cycles d’orientation qui soit représentatif des différents lieux géographiques (rive gauche/rive droite) et des différents contextes socio-économiques. Les équipes enseignantes des établissements choisis ont disposé de temps de préparation et de travail en commun avant la prochaine rentrée scolaire et des moments de formation sont également prévus après la rentrée.
Cette préparation est essentielle pour que le dispositif puisse être mis en place dans de bonnes conditions et offrir aux élèves un enseignement adapté à leurs besoins dès le début de l’année scolaire..
9. Les élèves ne vont-ils pas être prétérités par le fait d'être dans un établissement pilote ?
Non. Les élèves des établissements pilotes suivent les mêmes objectifs d’apprentissage que tous les autres élèves du canton. Ces objectifs sont définis par le Plan d’études romand et restent identiques pour tous, que les élèves soient en établissement pilote ou non.
Ce qui change, ce n’est pas ce que les élèves doivent apprendre, mais la manière dont l’enseignement est organisé afin de mieux répondre aux besoins.
Les équipes enseignantes se préparent à cette nouvelle organisation depuis plusieurs mois. Elles ont bénéficié de temps de préparation, de travail en commun et de formations spécifiques pour accompagner au mieux les élèves.
L’objectif de ce projet est d’offrir à chaque élève les meilleures conditions pour apprendre et réussir, tout en garantissant les mêmes exigences scolaires que dans les autres établissements.
Non. Les affectations sont décidées en fonction du lieu de domicile et d’une carte scolaire. Il n’est pas possible d’y déroger pour le motif du choix d’un établissement pilote ou non-pilote. L’affectation à un cycle d’orientation ou à un autre ne fait pas de différence du point de vue des objectifs d’apprentissages suivis.
11. Que se passe-t-il si je déménage ?
Si l’élève passe d’un établissement pilote à un autre établissement pilote, la continuité est garantie.
Si l’élève passe d’un établissement pilote à un établissement non pilote, il rejoint une classe du regroupement R3.
Si l’élève passe d’une classe R3 d’un établissement non pilote à un établissement pilote, la continuité est garantie.
Si l’élève est dans une classe R1 ou R2 d’un établissement non pilote, il ne rejoindra pas l’établissement pilote même si celui-ci correspond à l’affectation selon la carte scolaire. Il sera affecté à l’établissement non pilote le plus proche et restera dans une classe R1 ou R2.
12. Combien de temps dure le pilote ?
La phase pilote durera au moins deux ans à partir de la rentrée 2026. À la suite de cette phase pilote, selon l’analyse qui sera effectuée, le DIP prendra la décision d’étendre, ou non, cette nouvelle structure de 9e année à l’ensemble des CO genevois. Il aura aussi achevé ses réflexions sur la structure de la 10e et 11e année qui sera déployée dans la poursuite.
Dernière mise à jour: 10 août 2026