Ces dernières années, la Suisse a réalisé des avancées importantes en matière d’égalité et de droits pour les personnes LGBTIQ, notamment avec la pénalisation des discours de haine fondés sur l’orientation sexuelle, la simplification du changement de sexe et de prénom à l’état civil, ainsi que l’introduction du mariage pour toutes et tous. Malgré ces progrès, les personnes LGBTIQ continuent de faire face à des discriminations et à des violences verbales, physiques, sexuelles ou psychologiques, ayant un impact significatif sur leur santé, leur bien-être et leur sécurité.
Afin de renforcer leur protection, le Conseil fédéral a lancé le Plan d’action national contre les crimes de haine envers les personnes LGBTIQ 2026–2030, élaboré par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG) sur mandat du Parlement. Ce plan comprend 12 mesures aux niveaux fédéral et cantonal, organisées autour de trois axes :
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Soutien et protection des victimes, avec un meilleur accès à l’aide, à la justice et à des structures adaptées ;
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Prévention, par la sensibilisation du public et la formation des personnes professionnelles et bénévoles ;
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Monitorage, afin d’améliorer la collecte de données et de mieux comprendre l’ampleur des violences.
Les cantons jouent un rôle central dans la mise en œuvre du Plan d’action national. Ils sont notamment responsables de la mise à disposition et du financement de places d’accueil pour les victimes, en collaboration avec les villes et les communes. Les polices cantonales et communales seront également impliquées dans l’amélioration de l’accueil et de la prise en charge des personnes LGBTIQ lors du dépôt de plainte. Par ailleurs, les cantons contribueront à la formation et à la sensibilisation des personnes professionnelles et bénévoles en contact avec des victimes, ainsi qu’à la prévention des violences, notamment dans le domaine du sport. Ils participeront enfin au renforcement du suivi des violences et des crimes de haine, afin d’améliorer la coordination et l’efficacité des réponses à tous les niveaux de l’État.
Le BFEG assurera la coordination et le suivi du plan, dont un bilan est prévu d’ici 2030. L’objectif est de créer un environnement plus sûr, inclusif et respectueux, au bénéfice de l’ensemble de la société.