Intelligence artificielle : Genève mise sur la collaboration

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Illustration abstraite d'un écosystème de collaboration généré par l'IA.
Illustration abstraite d'un écosystème de collaboration généré par l'IA.
En unissant leurs expertises, l’office cantonal des systèmes d’information et du numérique (OCSIN) et ses partenaires accélèrent les projets d’intelligence artificielle au bénéfice des services publics. Comment ces collaborations se traduisent-elles concrètement et pour quels avantages ?

Les technologies d’intelligence artificielle évoluent rapidement. Leur développement requiert des compétences spécialisées, des infrastructures adaptées et des investissements importants. À ces conditions s’ajoutent un cadre de gouvernance rigoureux et le respect des exigences éthiques et juridiques.

En collaborant, les institutions peuvent réunir leurs expertises, confronter leurs expériences et progresser plus efficacement. C’est dans cette logique que l’OCSIN a développé un réseau de partenaires publics et académiques, notamment avec :

Les entités publiques et parapubliques

  • Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)
  • Les Transports publics genevois
  • Le canton de Vaud
     

Le monde académique et les centres de recherche

  • L'Université de Genève (UNIGE)
  • La Haute école de gestion
  • La Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture
  • L'École polytechnique fédérale de Lausanne
     

Ces collaborations peuvent être encadrées par des conventions, comme c'est le cas avec les HUG et l'UNIGE. Elles prennent aussi la forme de rencontres régulières, de travaux de recherche ou de projets technologiques communs. Chaque institution accède ainsi à des savoir-faire complémentaires et enrichit ses pratiques.

Des projets concrets, déjà utiles

Au-delà du partage d’expérience, ce travail en réseau débouche sur des réalisations qui peuvent être adaptées et réutilisées. Deux projets illustrent cette approche.

Une solution de transcription partagée avec les HUG

L’OCSIN a mis à disposition des HUG le code source d’un outil permettant de retranscrire automatiquement sous forme de texte les propos tenus lors d’une réunion. Cette solution est actuellement en phase de test au sein de l’hôpital.

Dans le même temps, les HUG ont mis l’OCSIN en relation avec des spécialistes qui étudient la manière de préserver la confidentialité des personnes lors du traitement de leurs données grâce à l'intelligence artificielle.

Une IA générative souveraine avec l’Université de Genève

L’OCSIN a participé au comité de pilotage du projet de l’Université de Genève consacré au développement d’une solution d’intelligence artificielle générative souveraine.

Ses spécialistes ont apporté leur expertise et leur retour d’expérience sur les choix stratégiques et techniques. Le développement est désormais terminé. Le déploiement auprès de la communauté universitaire est prévu prochainement.

Mutualiser pour améliorer les prestations

Lorsqu’une solution existe déjà, elle peut être reprise et adaptée à de nouveaux besoins. Il n’est alors plus nécessaire de repartir de zéro. Cette mise en commun permet de réduire les délais de développement et de mieux maîtriser les coûts.

Pour les usagères et les usagers, cette approche peut se traduire par :

  • des informations plus accessibles
  • des démarches plus fluides
  • des délais potentiellement réduits
  • des prestations mieux adaptées aux besoins

Cette logique de partenariat contribue à la mise en œuvre de la stratégie de souveraineté numérique publiée par le département des institutions et du numérique en juin 2026. 

L’objectif est également de limiter la dépendance à un nombre restreint de fournisseurs. Lorsque cela est possible, l’État privilégie des solutions ouvertes, compatibles avec d’autres systèmes et réutilisables par plusieurs administrations.

Construire un écosystème durable

Dans les prochaines années, le travail en réseau devrait s’intensifier autour de projets, de plateformes et d’infrastructures communs. Face à des technologies toujours plus complexes, une administration ne peut réunir seule toutes les compétences nécessaires.

À l’échelle cantonale et nationale, l’État de Genève souhaite ainsi favoriser une innovation responsable, fondée sur la confiance, la transparence et la protection des données. Elle doit permettre d’explorer les possibilités offertes par l’IA avec une priorité : améliorer les services numériques délivrés à la population.