Apprentissage: 14 mesures pour soutenir les entreprises formatrices

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Date de publication:
7 mai 2020
Dans sa séance du 7 mai, le Conseil d'Etat a adopté un plan urgent de soutien à l'apprentissage et aux entreprises formatrices.
soutien à l'apprentissage

La crise économique consécutive au COVID-19 met en péril la formation de nombreux jeunes qui pourraient se trouver sans place d'apprentissage à la prochaine rentrée. A ce jour, en effet, il manque à Genève 1'000 places d'apprentissage en entreprise pour atteindre l'offre de formation de l'année 2019 (2'300 nouveaux contrats signés).

Parce qu'il n'est pas concevable que des jeunes se trouvent ainsi sans perspective de formation adéquate, le Conseil d'Etat a adopté un plan urgent de soutien à l'apprentissage et aux entreprises formatrices. Ce plan a été élaboré en concertation avec les partenaires sociaux, sous l'égide du CIF – le Conseil interprofessionnel pour la formation – composé de représentants du DIP ainsi que des associations professionnelles d'employeurs et d'employés.

Véritable "couteau suisse", ce plan d'action propose une gamme de mesures diversifiées afin de répondre aux besoins variables des entreprises et qui peuvent se compléter. Certaines sont organisationnelles, d'autres financières ou concernent l'Etat employeur qui se doit de montrer l'exemple en augmentant son offre de formation. Toutes visent à permettre aux entreprises touchées par la crise sanitaire et économique de poursuivre leur mission essentielle de formation et de relève.

Le coût estimé de ce plan urgent est de l'ordre de 5.2 millions. De surcroît, il pourra certainement bénéficier d'une contribution financière fédérale, une fois achevées les discussions entamées par la Confédération à ce propos.

14 mesures s'articulent autour de 4 axes
Adapter les modalités de la rentrée en formation en 2020

1. Permettre aux apprentis sans contrats de suivre la formation théorique dans les Centres de formation professionnelle jusqu'à novembre dans l'attente de trouver une place en entreprise.

2. Engager plus d'apprentis en filière plein-temps, puis les aider à passer en entreprise par coulissage en cours d'année scolaire.

3. Renforcer la prospection de nouvelles entreprises formatrices.

4. Mettre en place à l'OFPC une prestation de "job-coaching" pour aider les jeunes qui n'auraient pas encore trouvé de place en été.

Soutenir les entreprises formatrices

Mesures financières

5. Prendre en charge les trois premiers mois de salaire pour tout nouveau contrat d'apprentissage signé, pour les entreprises rencontrant des difficultés économiques et qui en feront la demande.

6. Octroyer une prime unique de 3'000 CHF à toute nouvelle entreprise formatrice.

7. Octroyer une prime de 10'000 CF à la création d'un nouveau réseau d'entreprises formatrices (au moins 3 entreprises et plusieurs contrats d'apprentissage signés).

Autres mesures

8. Alléger la charge formatrice des entreprises, par exemple en développant des filières mixtes (1 an en école, 2 ans en entreprise).

9. Alléger les charges administratives des entreprises (notamment par une aide au recrutement, à la signature des contrats et par la mise à disposition de conseillers en formation de l'OFPC).

10. Favoriser les entreprises formatrices dans les procédures de gré à gré réalisées par l'administration pour les acquisitions de fournitures, services et travaux.

Augmenter l'effort de formation à l'Etat, ainsi qu'au sein des établissements autonomes et des institutions subventionnées

11. Augmenter le nombre de places d'apprentissage à l'Etat (d'environ 50 places).

12. Atteindre un quota de 4% minimum d'apprentis au sein du Grand Etat.

13. Inciter et accompagner les institutions subventionnées à devenir formatrices.

Renforcer la communication

14. Axer en priorité la communication sur les entreprises pour qu'elles ouvrent des places d'apprentissage.

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