Un patrimoine local précieux

Un corridor biologique
Un corridor biologique
Grâce à la présence du lac et celle des forêts, les écosystèmes naturels occupent à Genève un peu plus du quart du territoire cantonal, dont 2.7% sont constitués d'aires protégées.

Près de 20'000 espèces animales - essentiellement des invertébrés - et 1'250 plantes sauvages ont été inventoriées dans le canton. Celles-ci incluent des espèces importantes en termes de conservation : Genève n'héberge pas moins de 37 espèces d'orchidées ainsi que des animaux très menacés à l'échelle de la Suisse, comme la Chouette chevêche, le Lièvre, la Cistude (une tortue aquatique) ou l'Hespérie du cirse (un papillon).

La nature genevoise se caractérise par sa proximité avec l'agglomération : elle permet ainsi à une importante population de se ressourcer à faible distance mais elle induit également des pressions importantes sur les milieux. Actuellement, la zone bâtie représente environ 30 % du territoire cantonal et tend à s’étendre. Cette situation fragilise progressivement les milieux d’intérêts pour la faune et la flore ainsi que, plus généralement, la qualité de notre cadre de vie.

Or les liens entre nos besoins vitaux et la biodiversité sont aujourd’hui de mieux en mieux documentés, grâce aux recherches menées autour de la notion de services écosystémiques. On peut ainsi citer les produits tangibles tirés des écosystèmes - produits alimentaires, eau potable, matériaux, médicaments - les services de régulation – climat, absorption des inondations, pollinisation – mais aussi des apports non-matériels, comme la valeur paysagère, le ressourcement, le calme, etc.

Les bénéfices que la biodiversité dispense sont précieux, parfois vitaux. Il est donc essentiel de favoriser la biodiversité à chaque échelle, depuis la planification de l'aménagement du territoire jusqu'aux réalisations concrètes dans les quartiers ou les jardins.

 

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