Une fascination pour Catherine II

Giovanni Battista I Lampi, portrait de Catherine II de Russie, huile sur toile, vers 1792-1796. Photothèque du MAH
Giovanni Battista I Lampi, portrait de Catherine II de Russie, huile sur toile, vers 1792-1796. Photothèque du Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH)
Si le salon chinois est le reflet des goûts exotiques de la comtesse, le cabinet, consacré à Catherine II, exprime la fascination de la maîtresse des lieux pour l’Impératrice de Russie. Outre cette pièce, bien d’autres éléments de la collection rendent hommage à cette figure historique.

Un modèle féminin de réussite et de goût

Nostalgique des fastes des cours princières du Siècle des Lumières, la comtesse Zoubov a trouvé dans l’Impératrice de Russie un modèle féminin de réussite et de goût. Montée sur le trône en 1745 à la suite de son mariage avec Pierre III, Catherine la Grande règnera pendant trente-quatre ans sur l’un des plus vastes empires du monde. Mécène et collectionneuse éclairée, l’impératrice a particulièrement soutenu les arts.

L’admiration de la comtesse pour Catherine II s’est probablement trouvée renforcée par son mariage avec le comte Zoubov, lui-même descendant de l’un des favoris de l’impératrice.

 

Portraits de Catherine II

Cette fascination s’exprime à la fois dans la composition de la collection – sur le modèle de Catherine II, la comtesse aménage un salon chinois et collectionne les objets asiatiques – mais aussi dans l’omniprésence de la silhouette de l’impératrice, dont l’effigie figure à plusieurs reprises dans l’appartement. Son buste sculpté par Jean Dominique Rachette veille sur le grand salon, tandis que son imposante silhouette domine le cabinet qui porte son nom.

L’œuvre, une tapisserie, reproduit l’un de ses portraits officiels, peint par Fyodor Rokotov vers 1780. Elle montre la souveraine en tenue d’apparat, entourée des emblèmes du pouvoir: collier, sceptre, couronne, trône. Cette prestigieuse pièce a été tissée à la manufacture de Saint-Petersbourg, établissement fondé en 1716 par Pierre le Grand, qui avait fait venir des lissiers français formés aux Gobelins, à Paris. Production impériale, cette tapisserie est l’une des pièces maîtresses de la collection.

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