Voies vertes existantes et futures
Dessins et carte: Noémie Creux.
Des espaces partagés, des histoires à partager
Les voies vertes sont des espaces publics «inclusifs». Elles doivent garantir une accessibilité pour toutes et tous, quel que soit son âge ou sa forme physique. Leurs aménagements sont ainsi pensés pour faciliter l'accès, notamment aux plus vulnérables comme les personnes âgées, les enfants ou toute personne à mobilité réduite. Cela signifie d'offrir des lieux ombragés et de repos avec des bancs, des jeux pour enfants, des points d'eau ou encore de considérer les contraintes de déplacement avec une poussette ou une chaise roulante.
De nouveaux itinéraires de mobilité douce
Suite au décret sur l'urgence climatique, les voies vertes s'inscrivent comme l'un des pas vers la décarbonation de la mobilité à Genève et contribuent à l'atteinte des objectifs du plan climat cantonal 2030. L'enjeu est d'améliorer le cadre de vie des habitantes et habitants en offrant des espaces publics de qualité, accessibles à toutes et tous, et en reliant les principaux lieux de vie des quartiers traversées, à pied ou à vélo, en toute sécurité.
A la croisée de tout
Perçues comme l'une des alternatives aux déplacements motorisés, les voies vertes permettent une connexion apaisée entre la périphérie et le centre de Genève, ainsi qu'au réseau de transports en commun (gares, arrêts TPG). Elles représentent un trait d'union sur des territoires parfois fragmentés et permettent de renforcer les liens à l'échelle des quartiers, des communes et de l'agglomération.
Déambuler, se rencontrer, rêver. En toute sécurité.
On comprend donc qu'aménagement du territoire et santé publique entretiennent un lien étroit: un territoire qui offre des itinéraires sécurisés et agréables à pratiquer en mode doux encourage la mobilité active, et de ce fait, participe à la bonne santé de sa population.
Aux origines des voies vertes genevoises
Tout a commencé avec le Léman Express. Cette liaison ferroviaire franco-suisse relie Annemasse (Haute-Savoie) à la gare des Eaux-Vives, au centre de Genève. Construite en grande partie en souterrain, elle a libéré de l'espace en surface, là où, autrefois, se trouvait la ligne ferroviaire surnommée la «Micheline». Cet espace offrait une belle opportunité : en faire un parc linéaire dédié à la mobilité douce, en compensation écologique. La première voie verte transfrontalière du canton était née.
Dans la foulée, on imagine son prolongement : vers l'ouest jusqu'à Saint-Genis-Pouilly (Ain), vers l'est jusqu'à Bonne (Haute-Savoie), dessinant ainsi la Voie verte d'agglomération qui traversera tout le canton.
Où en est-on ?
En rive gauche
- 2018 : inauguration du tronçon situé au-dessus du Léman Express, entre les gares d'Annemasse et des Eaux-Vives.
- 2019 : réaménagement du parc Agasse-Weber par la Ville de Genève.
- Été 2024 : ouverture par la commune de Carouge d'un tronçon le long de l'Arve, entre le pont de la Fontenette et le pont de Carouge.
- Une passerelle piétonne a aussi été ajoutée sur le viaduc de la Jonction, dans le cadre du Léman Express. Elle relie les deux rives de Genève.
En rive droite
- 2025 : début des premiers travaux entre l'avenue Henri-Golay et le quartier de l'Etang, à Vernier.
- Dès début 2027 : poursuite des travaux entre la gare de Vernier et celle de Meyrin.
- D'ici 2029 : prolongement jusqu'à la route de Satigny.
Cette section sur la rive droite forme la Voie verte Genève–Satigny. À terme, elle reliera aussi Genève à Saint-Genis-Pouilly en passant par Prévessin-Moëns.
Et ensuite ?
Ce projet en inspire d'autres :
- la Voie verte Genève–Versoix, en chantier
- et la Voie verte Genève–Bernex, à l'étude.




