Vendredi 27 mars 2026 de 12h à 14h
Archives d'Etat de Genève, 1, rue de l'Hôtel-de-Ville
A Genève, si la fin du XVIIe siècle coïncide avec l’abandon de la "Grande chasse aux sorcières", les magistrats continuent de réprimer (modérément) la "prétendue magie" que monnayent les "devineurs et devineresses". Les procédures criminelles évoquent les "boîtes", "billets magiques" et autres enchantements vendus aux crédules pour prédire l’avenir, écarter le malheur ou séduire l’être aimé. Au côté de ces procès, le public est invité à découvrir un exemplaire du Grand Grimoire (XVIIIe siècle), ouvrage mystérieux qui aurait offert la faculté à ses lecteurs de "découvrir tous les trésors cachés et se faire obéir à toutes sortes d’esprits".
Encre sympathique, rébus historique, automates, "escarpolette magique" ou encore agents secrets: en parallèle, les AEG interprètent un peu plus librement – et parfois de façon ludique – le thème du *festival en valorisant notamment les fonds de l’Exposition nationale de Genève de 1896 et ceux du réseau d’espionnage Rado (1943). Elles mettent enfin à l’honneur l’un des plus célèbres magiciens du début du XXe siècle, le Genevois Adolphe Blind, dit "Professeur Magicus" (voir ci-dessous).
Digne héritier du Professeur Magicus, le "maître magicien" Gianfranco se fondra dans le public pour prolonger la magie au-delà des archives.
A 12h15, 12h45 et 13h15, une introduction générale est proposée. Dans les intervalles, l’équipe des AEG commente les documents et répond à vos questions.
*Festival histoire et cité 2026
Personne de contact: Mme Anouk Dunant Gonzenbach, archiviste d'Etat adjointe, CHA, T. 022 327 93 20, anouk.dunant-gonzenbach@etat.ge.ch.
Sélection d’images (haute définition sur demande).
Pendant vingt-cinq ans, il va inventer ou perfectionner 4924 tours de magie, qu’il partage sans relâche pour ses confrères dans de nombreux articles. Il travaille avec des machines, des automates qu’il construit dans l’atelier de sa maison. Selon Alfred Chapuis, qui préface en 1927 son ouvrage Les automates truqués, "le plus énigmatique des dispositifs de Blind sera le distributeur automatique, présenté en 1905 à Paris", qui distribue des cartes à jouer.
Blind est installé avec sa famille dans une maison du quartier de la Servette, à la rue du Moléson, qu’il dénomme "Villa Magica". Il y réunit la plus grande collection européenne d’ouvrages illusionnistes.
Il meurt sur scène, lors d’un spectacle au château de Bossey, alors qu’il venait de prononcer des paroles magiques préludant l’escamotage d’un œuf (dans un tour appelé le "sac à l’œuf"). Pour le premier anniversaire de sa disparition, des sociétés de prestidigitation viennent inaugurer une plaque en son honneur dans le cimetière du Petit-Saconnex. Le "Prix Magicus", fondé par sa veuve et sa fille en 1927, est encore attribué.