Les Journées européennes du patrimoine 2018 vous emmènent aux quatre coins du canton sur le thème « Sans frontières»

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28 août 2018
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Les 1er et 2 septembre 2018, la population genevoise est attendue pour la 25e édition de cette importante manifestation culturelle, placée sous le thème « Sans frontières ». En cette Année européenne du patrimoine culturel organisée sous l’égide du Conseil de l’Europe et dédiée au partage, chacun est invité à dépasser nos frontières géographiques, politiques, sociales et culturelles pour découvrir les innombrables richesses patrimoniales de notre région. Rémy Pagani, conseiller administratif chargé du département des constructions et de l'aménagement (DCA), et Antonio Hodgers, conseiller d'Etat chargé du département du territoire (DT), ont officiellement lancé aujourd’hui cet événement. Nouveautés de cette édition : des visites à saute-frontière et deux ateliers pour les enfants de sensibilisation à l’architecture et au patrimoine.

L’eau ne connaît pas de frontière…

L’eau est sans nul doute un symbole fort de Genève. Le lac, le Rhône et de nombreux cours d’eau traversent le canton, ignorent les frontières des hommes et se mettent au service de leurs industries. Le Rhône offre un cadre naturel exceptionnel à l’ancienne STEP d’Aïre, conçue par l’architecte George Brera dans les années 60. Plus loin, le barrage binational de Chancy-Pougny, « cathédrale électrique » construite durant l’entre-deux-guerres, témoigne de la collaboration franco-suisse pour exploiter le potentiel énergétique du fleuve. D’autres cours d’eau, à découvrir à pied ou à vélo, marquent ou traversent la frontière; ainsi la Versoix, à Sauverny, ou l’Arve, qui pénètre le canton à Veyrier et a actionné pendant plus de 120 ans les pompes de l’Usine des berges de Vessy.

Et au-delà de nos frontières ?

Plusieurs communes genevoises entretiennent d’étroites relations avec notre pays voisin. Si le Petit-Veyrier ne quitte la Savoie et ne devient suisse qu’en 1816, le cimetière israélite de Veyrier tire parti de la frontière pour contourner la loi en vigueur et enterrer ses morts à sa convenance. Laissant la douane derrière nous, on emprunte le téléphérique du Salève pour admirer le Grand Genève depuis la remarquable station d’arrivée due à Maurice Braillard. Cet ouvrage va bientôt connaître une nouvelle mue suite à un récent concours, dont les planches seront exposées à la station supérieure.

A l’autre extrémité du canton, on distingue l’aéroport de Genève, une des plus anciennes plateformes aéroportuaires du Vieux-Continent, en constante évolution. Non loin de là, le château de Voltaire à Ferney, récemment restauré, nous ouvrira ses portes. L’« aubergiste de l’Europe » y passa les vingt années les plus fécondes de son existence et y accueillit l’élite intellectuelle de l’Europe entière.

Franchir les frontières en ville

Voltaire, le « multiforme » qui se plaisait à dire qu’ayant « un pied en France, l’autre en Suisse, [il] ne pouvait pas imaginer sur la terre une situation plus à [son] goût », vécut cinq années au centre de Genève, aux Délices. La propriété, devenue institut et musée, est désormais la gardienne de son patrimoine littéraire et de celui des Lumières.

L’autre et l’ailleurs auront également leur place dans diverses institutions genevoises ; à Sicli, où une exposition et une conférence présenteront les travaux de l’architecte et designer italien Angelo Mangiarotti, au MAMCO, où les œuvres d’artistes internationaux dialoguent avec notre patrimoine industriel, ou encore au musée Ariana, au MEG et à la Fondation Baur, où voyageurs et explorateurs ont constitué de précieuses collections venues du monde entier.

Des artisans venus de tous horizons ont également apporté des savoir-faire remarquables qui ont enrichi techniques et styles d’architecture, du « Beaux Arts » parisien de l’ensemble de la Tour-Maîtresse au pittoresque suisse à Plainpalais. Une croisière sur la Neptune sera d’ailleurs l’occasion de découvrir comment les barques lémaniques ont contribué à ces échanges en transportant jusqu’en 1968 divers matériaux de construction.

Enfin on évoquera, à l’occasion de plusieurs conférences, la lancinante question de l’accueil à Genève, terre d’asile des réformés au 16e siècle. L’était-elle encore pendant la Seconde Guerre mondiale ? Ces interrogations nous amèneront naturellement à parler de la Genève internationale et du développement du quartier des organisations non gouvernementales. A travers des constructions d’une grande modernité architecturale, une nouvelle image de ces institutions est véhiculée, apportant à la cité de Calvin cet « esprit cosmopolite » qui lui est propre.

Place aux enfants

Sur la base d'un récit, le jeune public pourra cette année faire parler son imagination en créant une maquette avec les matériaux trouvés le long des berges de l'Arve. A la SIP, les enfants partiront à la recherche des nombreuses nuances de vert qui ornaient jadis les locaux et machines de cette entreprise, tout en découvrant l'histoire de ce lieu réputé de Genève.

 

 

Pour toute information complémentaire:

  • Etat de Genève: Mme Sabine Nemec-Piguet, directrice générale de l’office du patrimoine et des sites, DT, T. + 41 22 546 60 95;
  • Ville de Genève: M. Pierre Tourvieille de Labrouhe, conseiller en conservation du patrimoine architectural, DCA, T. +41 22 418 82 52;
  • Coordination genevoise: Mmes Claire Delaloye Morgado et Valérie Muller, coordinatrices genevoises des Journées du patrimoine, T. +41 79 766 06 12.