Lancé à l’initiative du canton, Grand Juillet part à la rencontre des Genevoises et Genevois au bord du lac, dans des lieux publics, des maisons de quartier, des fermes, des scènes musicales, tant en ville qu’à la campagne. L’équipe de Grand Juillet, dirigée par l'écrivaine et artiste Karelle Ménine, s’est appuyée sur un réseau d’actrices et acteurs locaux, tels que librairies, associations et structures de quartier, pour proposer une trentaine de rendez-vous, de Vernier à Troinex, de Russin à la Ville de Genève.
Pas moins de 20 autrices et auteurs suisses et internationaux participeront à cette première édition, dont Corinne Desarzens, Grand Prix suisse de littérature 2026, ou les prix Goncourt Patrick Chamoiseau et Marie Ndiaye. Les plumes genevoises seront bien représentées, avec entre autres Denise Mützenberg, Alexandre Chollier ou encore Isabelle Sbrissa. Chacune de ces rencontres est conçue pour favoriser les échanges entre les textes, le public et le lieu donné. Le thème de l'enracinement sert de fil rouge à l’ensemble de la programmation, interrogeant les liens entre territoire, identité et langage.
Sous le signe du «Grand»
L’affichese décline en différents formats d’événements, tous placés sous le signe du «Grand». Les Grands Insolites emmènent le public dans des lieux et des situations hors des sentiers battus. Le Grand Pyjama (7 juillet) propose une lecture du même conte en simultané dans plusieurs communes à la nuit tombée. La Grande Maison d’édition (8 juillet) permettra au public de découvrir de l’intérieur une maison d’édition genevoise chaque année différente (cette année : Labor et Fides). Le Grand Repas (10 juillet) fera dialoguer littérature et plaisir des papilles.
«Grand Juillet, c’est une invitation à profiter des beaux jours pour sortir et partager autour des livres, des histoires qu’ils racontent et du plaisir des mots», affirme Thierry Apothéloz, président du Conseil d’Etat. «Avec ses événements conviviaux, ancrés dans les quartiers et les communes, c’est un rendez-vous conçu pour toucher également des personnes qui ne sont pas familières de la lecture et des formats littéraires traditionnels.»
«Que la littérature soit en difficulté atteint notre capacité de penser et de vivre ensemble», relève Karelle Ménine, directrice de Grand Juillet. «Durant toute l’année les librairies, bibliothèques, écoles, universités, théâtres, festivals… travaillent à son rayonnement. Notre positionnement se veut complémentaire. Ouvrir le temps, très grand. Ouvrir autrement ce moment si particulier qu’est l’échange autour d’un livre, d’une histoire, d’une langue.»
Accessibilité
En plus de la politique tarifaire (gratuité ou prix d’entrée très modique), la question de l'accessibilité sous-tend l’ensemble de la programmation et se trouve au cœur de certaines propositions. Des ateliers d'écriture, de dessin et de braille sont prévus chaque matin tout au long de la semaine. Un rendez-vous sera traduit en langue des signes, tandis que l'autrice genevoise Pierrine Poget a travaillé en amont en partenariat avec la Bibliothèque du Braille pour rendre ses propositions accessibles aux publics malvoyants.
Pour rappel, Grand Juillet a été sélectionné parmi 10 dossiers au terme d’un appel à projets lancé fin 2024 par le canton de Genève dans le cadre de sa politique de soutien au livre. Le canton souhaitait faire émerger un nouveau rendez-vous fédérateur autour de la littérature et de la lecture, pour prendre la succession de la Fureur de lire et de Poésie en Ville.
Pour toute information complémentaire aux médias:
- Canton de Genève : M. Guillaume Renevey, secrétaire général adjoint chargé de la communication, DCS, T. 022 546 67 68, guillaume.renevey@etat.ge.ch
- Grand Juillet : M. Federico Borre, chargé de communication, T. 076 233 99 51, communication@grandjuillet.ch