Devenir policier·ière

2. Conditions pour devenir policier·ière

Pour déposer une candidature, vous devez répondre aux prérequis suivants :

Critères impératifs

  • L'âge d'admission : avoir entre 20 et 35 ans à la fin de la formation académique (avoir terminé sa 1ère année de formation avant son 35ème anniversaire) ;
  • La nationalité : être de nationalité suisse ou en possession d’un permis de séjour donnant accès à la naturalisation avant la fin de la formation académique ;
  • La langue française : avoir une attestation de réussite de l’épreuve complète de français organisée par l’UNIGE. Inscription en ligne ;
  • La pratique d'une langue étrangère : connaissance d'une deuxième langue (niveau A2) ;
  • La formation : avoir terminé avec succès une formation post-obligatoire de 3 ans, reconnue sur le plan fédéral ;

Diplômes et certificats étrangers : Veuillez vous renseigner sur le site de la Confédération  pour la reconnaissance des diplômes. Avant cela et au besoin, vous devez d’abord faire traduire vos documents par un traducteur professionnel officiel

  • La moralité : disposer d'un casier judiciaire vierge et être inconnu des services de police. Ne pas faire l'objet ni de poursuites, ni d'actes de défaut de biens ;
  • Le permis de conduire : être en possession du permis de conduire catégorie B et A1 (sans restriction) avant le début de la formation académique. Si vous êtes en possession d’un permis de conduire étranger, vous devez aussi avoir obtenu l’équivalence pour la catégorie A2 avant de débuter la formation académique. Le permis D1 est un atout ;
  • Le service militaire : avoir terminé son service obligatoire (école de recrue ou service civil) ou être soumis à la taxe d'exemption, ceci avant le début de la formation académique. Si le candidat à moins de 25 ans, il doit avoir obtenu la nationalité suisse et terminer son service obligatoire avant le début de la formation académique.

Critères souhaitables

  • La natation : lors de la formation, il vous sera demandé de nager en eau libre sur 1km, d'aller chercher un mannequin à 2,50m. et de nager en eau froide ;
  • Dactylographie : méthode des dix doigts à l'aveugle et être capable de taper 120 frappes/minute.

 


CFC par validation de vos acquis

Vous avez une solide expérience dans un domaine reconnu de la formation professionnelle (restauration, bureautique, métiers du bâtiment, informatique, commerce, santé, etc…), mais vous n'avez pas le diplôme qui atteste de vos compétences. Renseignements sur le site de l'Office pour l'orientation, la formation professionnelle et continue.


Deux policiers regardent le lac léman
Deux policiers regardent le lac léman

Visite médicale

Chaque personne postulant à une fonction de police doit passer un examen médical. À cette occasion, vous devez annoncer toute affection en cours ou en voie de guérison.

Vous devez en tous les cas:

  • Être en bonne santé ;
  • Ne pas souffrir de dépendance ;
  • Ne pas consommer ni avoir consommé des drogues illégales ;
  • Ne pas être en situation d’obésité ;
  • Ne pas souffrir de diabète insulino-dépendant.

Le corps médical décide, sans recours possible, si l'état de santé du ou de la candidat·e est jugé satisfaisant ou non lors de la visite médicale.


Critères Médicaux

Acuité visuelle

L’acuité visuelle minimale pour être jugé apte correspond à une correction de ≥ 0.8 d’un œil et de ≥ 0,5 de l’autre. Une diminution du champ visuel, une diplopie, du strabisme ou une anomalie de la vision des couleurs peuvent mener à l’exclusion du processus de recrutement.

 

Capacités auditives

Pour être jugé apte, vous devez entendre une voix normale à 3 mètres, pour chaque oreille.

Il convient de réaliser un audiogramme en cas de doute. Un avis spécialisé est aussi recommandé en cas d’usage d’un appareil monaural, le port d’un appareillage acoustique est en principe un critère éliminatoire.

 

Autres affections

D’autres maladies ou affections constituent des critères d’inaptitude:

  • Les maladies ostéo-articulaires qui limitent le port de charge ou les efforts physiques ;
  • Les maladies psychiques (troubles bipolaires, psychotiques, états dépressifs) ;
  • Les varices ;
  • Le bégaiement.
Vous pouvez prendre contact avec le service santé du personnel de l'État de Genève pour toutes questions médicales en lien avec l'engagement de policier et policière au +41 (0)22 388 11 20

 

Tatouages ou assimilés

Le tatouage relève à la fois de l'intégrité corporelle et des libertés individuelles. Dès lors, les tatouages visibles ne peuvent pas faire l'objet d'une interdiction générale et totale.

Les tatouages pour le personnel en uniforme sont autorisés, à l'exception de ceux :

  • situés sur les mains ;
  • situés sur le visage, sauf pour le maquillage permanent ;
  • représentant des scènes morbides, à connotation sexuelle, politique, religieuse, extrémiste et/ou qui de toute autre manière pourraient contrevenir aux valeurs éthiques, morales et déontologiques.

Les piercings portant atteinte à l'image de l'institution et du personnel de la police, et présentant un risque de blessure accru pour son porteur, sont prohibés. Il s'agit :

  • des piercings visibles lorsque le collaborateur et la collaboratrice est en service, en uniforme ou en tenue civile, hormis les boucles d'oreilles portées sur le lobe. Dès lors, ces piercings doivent être amovibles de façon à pouvoir être retirés en tout temps ;
  • de tout motif/symbole considéré comme incompatible avec la fonction, y compris lorsque le piercing est caché sous les vêtements.

Les règles en vigueur pour les tatouages et les piercings sont également valables pour toutes autres méthodes de modification corporelle (implants, écarteur d'oreille, etc.)

Lorsque vous postulez pour l’école de police, vous devez annoncer spontanément tout tatouage, piercing et autres modifications corporelles par le biais d'une rubrique figurant sur le formulaire d'offre de service. 

Vous devez également en informer l’officier·ière lors de votre entretien d’embauche. Dans le cas contraire, des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion du processus de sélection et ou de l'école de police, peuvent être prises. 

 

Couverture vaccinale

Bien que n’ayant pas d’influence sur l’aptitude, une évaluation de la couverture vaccinale (centrée sur les risques biologiques chez les policier·ière·s) sera effectuée pour les personnes retenues. Ainsi, la couverture vaccinale contre l’hépatite B, le tétanos et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) doit être à jour au plus tard pour l'entrée à l'école de police.

Le·a candidat·e est seul·e responsable des démarches nécessaires à accomplir auprès de son médecin traitant afin de mettre à jour sa couverture vaccinale.

Un contrôle de l'état d'avancement des vaccinations sera effectué par le personnel du service de santé de l'État lors de la séance de signature des contrats.

Les autres vaccinations du plan de vaccination suisse restent également recommandées mais elles ne constituent pas des mesures de prévention des risques professionnels.

 

Dernière modification
29 novembre 2021
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