Le service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) du canton de Genève a mené une campagne de contrôle de la contamination en pesticides sur 30 échantillons de riz Basmati vendu à Genève. La moitié des échantillons testés ne respectait pas les exigences en matière de résidus de pesticides.
Riz Basmati: un alarmant cocktail de pesticides!
Riz Basmati: un alarmant cocktail de pesticides!

Durant cette campagne menée à l'automne 2019, 30 échantillons de riz Basmati prélevés dans des épiceries spécialisées ont été contrôlés par le service de la consommation et des affaires vétérinaires du canton de Genève (SCAV). L'attention du SCAV s'est portée en 2019 sur les épiceries spécialisées exclusivement, car des campagnes menées en 2017 et 2018 avaient suggéré des risques plus importants dans ce canal de distribution que dans la grande distribution. Les contrôles ont porté sur la vérification des teneurs de plus de 450 pesticides différents.

Teneurs en pesticides

Les analyses ont mis en évidence que seuls 10 échantillons de riz Basmati se sont révélés exempts de pesticides, dont 6 étaient issus de la culture biologique. Pour 5 autres échantillons, des résidus ont été retrouvés mais les normes en vigueur étaient respectées. En revanche, 15 échantillons, soit 50% des échantillons testés, contenaient un ou plusieurs pesticide(s) au-delà des valeurs maximales autorisées. 4 riz, dont 2 soit disant issus de la culture biologique, contenaient 3, 4 ou 5 pesticides dépassant la valeur maximale. Tous les riz non conformes ont fait l'objet d'une contestation de la part du SCAV et ont été assortis d'une interdiction immédiate de commercialisation.

Effet cocktail?

Selon l'évaluation toxicologique, si un risque immédiat pour la santé des consommateurs a pu être écarté, la situation reste préoccupante de par le nombre important d'échantillons non conformes mais aussi le nombre de pesticides retrouvés par échantillon. En effet, parmi les 20 échantillons dans lesquels des substances ont été détectées, 13 échantillons contenaient entre 6 et 12 substances. Le risque de consommer simultanément de nombreuses substances est difficilement évaluable en raison d'un potentiel "effet cocktail".

Au vu du très fort taux de produits qui ne respectent pas la législation, la nécessité de contrôler fréquemment les épiceries spécialisées se confirme. Les contrôles dans ce domaine seront renforcés à l'avenir et des exigences supplémentaires seront imposées aux entreprises pour améliorer leur autocontrôle.

Partagez cette page