Représentation des femmes au sein des sphères décisionnelles

réunion hommes femmes

Les femmes sont encore sous-représentées au sein des commissions officielles (CODOF) ainsi qu'au sein des conseils d’administration et de fondation des institutions de droit public (CA) depuis le début de cette législature.

Suite à la publication de son rapport le confirmant en mars 2019, le Bureau de promotion de l'égalité et de prévention des violences  a entrepris diverses actions dont la mise à jour données statistiques faisant état de la situation au 1er mars 2020. 

Chiffres-clé

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Les femmes représentent depuis le début de cette législature environ 35% des membres des 112 commissions officielles.

Dans 75% de l’ensemble des commissions officielles, la représentation de l’un ou de l’autre sexe est inférieure au seuil de 40%.

Dans 7 départements sur 9, la proportion des femmes est inférieure à 40%. 

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Les femmes représentent 33% des membres des conseils d’administration et de fondation des institutions de droit public. 

La proportion des femmes au sein des CA et des CF des régies publiques est inférieure au seuil des 40% dans trois des quatre catégories LOIDP. Elle est même inférieure au seuil des 30% au sein des différentes fondations.

Stéréotypes 

Les femmes sont davantage présentes au sein des commissions officielles et des conseils d'administration ou de fondation qui traitent des enjeux ou qui touchent des domaines d'activités « dits » traditionnellement féminins, pour lesquels elles sont majoritairement formées tels que la santé et le social, l’éducation, la petite enfance ou l’égalité. Les hommes le sont dans les commissions ou des conseils d'administration traitant des sujets liés à l’environnement, l’aménagement du territoire, la sécurité, les sciences et la technique. Il s’agit de secteurs d’activités et de filières de formation professionnelle dans lesquels ils sont également surreprésentés

Aussi, il paraît essentiel de porter un regard spécifique sur les stéréotypes sexistes et les normes sociales du féminin et du masculin qui jouent un rôle déterminant dans la question de la représentation équilibrée des sexes.

Objectif à atteindre

Durant la législature 2014-2018, le Conseil d'Etat a adopté un plan d'action pour promouvoir l'égalité entre femmes et hommes au sein de l'administration cantonale. Il a décidé de prolonger ce dernier durant la présente législature 2018-2023. Parmi les mesures proposées, la mesure 7, laquelle consiste à "mettre en place des incitations visant à améliorer la représentation des femmes dans les commissions officielles du Conseil d'Etat (CODOF)". L'objectif de cette mesure est d'atteindre un taux de représentation globale des femmes de 40%, mais aussi d'atteindre une représentation équilibrée des sexes.

En fixant un objectif de 40% du sexe sous-représenté au sein des sphères décisionnelles sous sa compétence et en adoptant des dispositions juridiques dans ce sens, le Conseil d'Etat se donne les moyens d'atteindre les objectifs fixés dans son programme de législature et promeut dans les faits le principe constitutionnel d'égalité entre femmes et hommes.

Mesures à prendre

L'état de lieux proposé par le BPEV constitue une base de réflexion qui a permis d’identifier et de confirmer les pistes d’actions et les mesures pouvant être adoptées pour promouvoir et atteindre une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein de ces différentes instances décisionnelles sous la compétence du Conseil d’Etat. A noter que promouvoir cette représentation équilibrée permet non seulement de refléter davantage la réalité sociale, mais également d'optimiser la diversité des points de vue et des idées, gain d'innovation, d'efficacité et d'efficience.
 

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