Malgré un taux de chômage national se stabilisant à 3,1%, la hausse du chômage s'observe dans la grande majorité des cantons romands et notamment à Genève avec une augmentation de 0,1 point, fixant son taux de chômage à 5,4%.
Hausse du chômage à Genève en juillet 2016
Hausse du chômage à Genève en juillet 2016

Face à la morosité du marché du travail, l'office cantonal de l'emploi (OCE) poursuit ses efforts pour encourager et inciter les entreprises genevoises à recruter des résidents du canton inscrits au chômage. Monsieur Mauro Poggia, conseiller d'Etat responsable du département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), est convaincu que la collaboration entre l'OCE et le secteur économique va s'accélérer en raison notamment du vote du 9 février 2014 et des solutions qui doivent être trouvées pour respecter les exigences de l'Union européenne. "Parmi les solutions possibles, les milieux économiques ont fait savoir qu'ils étaient plutôt favorables à la préférence indigène comme issue au vote du 9 février 2014. Cette prise de conscience nationale pourrait donner un coup d'accélérateur à Genève", précise le magistrat.

Statistiques détaillées du chômage à Genève en juillet 2016

Avec 12'637 personnes au chômage fin juillet (y compris les chômeurs en fin de droit), soit une augmentation de 155 chômeurs en un mois (+1,2%), le taux de chômage à Genève s'établit à 5,4%1 (+0,1 point). Au plan national, le taux est stable et se maintient à 3,1%1. En comparaison annuelle (juillet 2015 – juillet 2016), l'effectif des chômeurs diminue de 1,3% à Genève (augmentation de 4,2% au plan suisse) et celui des demandeurs d'emploi2 augmente de 2,2% (augmentation de 4,4% au plan suisse).

L’évolution en fonction du sexe, de la nationalité, de l’âge et de la durée d’inscription

Durant le mois de juillet le nombre de chômeurs de sexe masculin a augmenté de 0,7% et celui des chômeurs de sexe féminin de 1,9%. Selon la nationalité, la variation enregistrée est de +2,2% pour les Suisses et de +0,3% pour les étrangers. Quant à l'évolution selon les groupes d'âge, le nombre de jeunes de moins de 25 ans a augmenté de 1,5%, celui des 25 à 49 ans de 1,4% et celui des 50 ans et plus de 0,6%. Le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an), dont la part correspond actuellement à 19,5% du total, augmente de 0,4% en juillet. La durée moyenne du chômage s'établit à 230 jours, alors qu'elle était de 229 jours le mois précédent (moyenne basée sur une semaine de 7 jours); elle était de 228 jours une année auparavant (juillet 2015).

L’évolution en fonction des secteurs d’activité

En comparaison annuelle (juillet 2015 – juillet 2016), on enregistre les plus fortes baisses dans le secteur immobilier (-19 chômeurs), le commerce et la réparation d'auto (-16 chômeurs), l'hôtellerie et restauration (-90 chômeurs) et l'informatique (-20 chômeurs). Les plus fortes hausses sont enregistrées dans l'horlogerie (+48 chômeurs), l'enseignement (+45 chômeurs) et dans le secteur du trafic et des transports (+26 chômeurs).

Inscriptions et sorties

En juillet 2016, 1'517 demandeurs d’emploi ont été inscrits. Durant la même période, 1'632 désinscriptions ont été enregistrées.

 

Contact médias

M. Mauro Poggia, conseiller d'Etat, par l'intermédiaire du service de presse du DEAS au 022 546 54 99

1 Taux basé sur la population active selon les relevés structurels de la population de 2012 à 2014.

2 Sont considérées comme demandeurs d’emploi toutes les personnes inscrites déclarées comme étant à la recherche d’un emploi, c’est-à-dire les chômeurs et les demandeurs d’emploi non-chômeurs. Les chômeurs sont des personnes à la recherche d’un emploi et disponibles immédiatement, y compris les chômeurs en fin de droit. La catégorie des non-chômeurs comprend les personnes en gain intermédiaire ou en formation, occupées à plein temps ou à temps partiel, celles qui ne peuvent être placées dans un délai de 30 jours pour cause de maladie, maternité, accident ou service militaire.

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