Des contrôles menés par les inspecteurs du service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) sur l'activité des food trucks ont montré de nombreux manquements à la réglementation sur les denrées alimentaires de même qu'une commercialisation de denrées à l'hygiène souvent insatisfaisante.
Un succès populaire mais une qualité d'hygiène pas toujours au rendez-vous !
Un succès populaire mais une qualité d'hygiène pas toujours au rendez-vous !

Les food trucks, soit, plus précisément, ces roulottes délivrant de la nourriture à même la rue, ont débarqué à Genève il y a trois ans environ. Ces établissements mobiles sont également soumis à la réglementation relative aux denrées alimentaires comme tout autre entreprise du secteur alimentaire et sont, par conséquent, aussi contrôlés par le service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV).

Lors du Geneva Street Food Fest qui s'est déroulé du 18 au 20 septembre sur la promenade Saint-Antoine à Genève, 56 food trucks étaient présents. A cette occasion, 46 inspections, ainsi que 34 prélèvements pour analyses, ont été effectués par les inspecteurs du SCAV afin de vérifier la propreté des installations, le respect des prescriptions de température et d'hygiène, les exigences en termes d'autocontrôle et la qualité bactériologiques des denrées vendues.

Sur les food trucks inspectés, 28 ne répondaient pas aux exigences légales et ont fait l'objet de procès-verbaux avec contestations. Une bonne partie d'entre eux n'avait pas respecté le devoir d'annonce auprès de notre service comme l'exige la législation fédérale et était inconnue du SCAV. De nombreux manquements dans leur autocontrôle et dans leur équipement, notamment pour le lavage des mains, ont été mis en évidence, ainsi que des problèmes liés à la propreté des installations et au stockage des aliments.

Ce bilan mitigé est également confirmé par les résultats d'analyses microbiologiques en laboratoire concernant les produits vendus qui se sont avérés plutôt mauvais avec 35% de non-conformité : douze échantillons ne respectaient pas les exigences légales et contenaient trop de bactéries révélatrices d'une hygiène insuffisante. Parmi ceux-ci, deux produits ont carrément été jugés comme impropres à la consommation.

Suite à ces contrôles peu satisfaisants, le SCAV a imposé des mesures et infligé des amendes dans les cas les plus graves.

Le SCAV poursuivra bien évidemment ses contrôles sur les food trucks.

Le SCAV rappelle que les exploitants de food trucks, au même titre que toute entreprise du secteur alimentaire, doivent avoir des connaissances en hygiène alimentaire suffisantes, mettre en place un autocontrôle leur permettant de surveiller leurs procédés de préparation des denrées et annoncer leur activité auprès du chimiste cantonal de leur canton. Pour Genève, le formulaire d'annonce, des conseils et des documents sont disponibles sur le site internet du SCAV.

 

Contact médias

M. Patrick Edder, chimiste cantonal, service de la consommation et des affaires vétérinaires, DEAS, T-022 546 56 00

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