Face à l'arrivée importante de demandeurs d'asile attendue cet été, canton et communes doivent trouver ensemble un modus operandi

Devant l'émoi suscité dans les communes par la préparation d'abris de protection civile (PCi) en vue d'accueillir des personnes relevant du domaine de l'asile et dont un nombre important est attendu en Suisse durant l'été, le département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), en charge d'organiser, entre autres, l'hébergement de ces personnes, souhaiterait rappeler que la politique d'asile relève de la Confédération – soit du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) à Berne – et que tous les cantons ont l'obligation d'offrir l'hébergement et de mettre en place les modalités d'intégration pour prendre en charge les personnes ayant reçu le statut de réfugiés ou dont la procédure est en cours d'examen.
Face à l'arrivée importante de demandeurs d'asile attendue cet été, canton et communes doivent trouver ensemble un modus operand
Face à l'arrivée importante de demandeurs d'asile attendue cet été, canton et communes doivent trouver ensemble un modus operandi

Le canton de Genève n'échappe pas à cette règle. En 2016, il est attendu que Genève accueille 5.9% de demandeurs d'asile arrivés en Suisse, estimés à 40'000 par le SEM. Si certains cantons ont choisi de transférer ces tâches aux communes, ce n'est pas le cas à Genève, qui compte néanmoins activement sur la collaboration de ces dernières.

Aujourd'hui, alors que les structures d'hébergement collectif de l'Hospice général sont complètes, le canton a dû se résoudre à recourir aux abris PCi cantonaux à disposition, en attendant de pouvoir utiliser les foyers collectifs pour lesquels des demandes d'autorisation de construire sont en cours.

Ces projets de constructions provisoires pour loger des migrants répondent à une décision du Conseil d'Etat qui a mandaté, en juin 2015, un groupe de travail interdépartemental, composé de représentants de quatre départements en charge des finances, de l'aménagement et de l'urbanisme, des affaires sociales et de la sécurité, ainsi que de l'Hospice général, en vue de trouver des solutions à court, moyen et long terme pour héberger les personnes migrantes relevant du droit d'asile. Ce groupe s'est vu fixer pour objectif de mettre à disposition au moins cinq terrains, de minimum 3'500 m2 chacun, pour développer des projets visant l'hébergement d'au minimum 1'000 personnes au total.

Dans cet intervalle, le canton, par l'intermédiaire de l'office cantonal de la protection de la population et des affaires militaires (OCPPAM), qui dépend du Département de la sécurité et de l'économie (DSE), a identifié des abris PC communaux susceptibles de recevoir des personnes migrantes. A ce titre, il invite les communes à collaborer et à apporter leur pierre à l'édifice de l'accueil.

S'il est compréhensible que la nature des hébergements en abri PCi puisse susciter des questions et soulever des scrupules de dignité, le canton attend néanmoins des communes qu'elles s'investissent d'avantage pour accueillir et intégrer ces personnes réfugiées qui sont appelées à s'installer durablement dans le canton et à devenir pour la plupart d'entre elles de futurs concitoyens. En effet, plus de 80% des personnes accueillies resteront dans notre pays.

Certaines communes ont démontré par des élans citoyens qu'il était possible d'organiser cet hébergement et de mettre en place les structures nécessaires pour favoriser cette intégration.
Le DEAS, de même que l'Hospice général, saluent ces bonnes collaborations. Tous deux invitent les autres communes à s'impliquer d'avantage pour l'accueil des personnes migrantes, tout en les assurant du suivi et du soutien de la part de l'Etat pour élaborer et mettre en oeuvre ces projets.

 

Contact médias

M. Mauro Poggia, par l'intermédiaire du service de la communication du département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) : 022 546 54 99

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