Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) est une enquête internationale menée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Depuis 2000, elle évalue les compétences des jeunes de 15 ans en lecture, en mathématiques et en sciences. PISA s'intéresse également aux aspects contextuels et aux facteurs liés à l’apprentissage. En Suisse, sa réalisation est financée conjointement par la Confédération (SEFRI) et les cantons (CDIP). L’Interfaculty Centre for Educational Research (ICER) de l’Université de Berne en coordonne la mise en œuvre au niveau national, tandis que le SRED assure la coordination pour la Suisse francophone.
Des compétences supérieures à la moyenne de l'OCDE pour la Suisse
Les jeunes de 15 ans en Suisse obtiennent des résultats significativement supérieurs à la moyenne de l’OCDE dans l’ensemble des domaines évalués: en lecture (470 points contre 461), en mathématiques (499 contre 463), en sciences (501 contre 482) ainsi qu'en résolution de problèmes par modélisation (520 contre 500). Cette dernière compétence, relevant du domaine innovant «Apprendre dans le monde numérique», a été introduite et évaluée pour la première fois. La proportion d’élèves très performants est également supérieure à la moyenne de l’OCDE dans les quatre domaines.
Une évolution des compétences globalement à la baisse au cours de la dernière décennie
Si l’on examine l’évolution des performances moyennes des élèves en Suisse depuis 2015, on observe une relative stabilité en sciences, domaine principal de PISA2025. En lecture et en mathématiques, les performances moyennes suivent, en revanche, une tendance globalement à la baisse au fil des ans. Les moyennes de l’OCDE diminuent elles aussi sur l’ensemble de la période.
En Suisse, la proportion de jeunes de 15 ans n’atteignant pas le niveau minimal de compétence en sciences reste globalement stable (20.7%), tandis qu’elle augmente significativement en lecture (28.8%) et en mathématiques (23.2%). Entre PISA 2015 et PISA 2022, l’influence de l’origine sociale s’est, par ailleurs, renforcée: le risque de ne pas atteindre le niveau minimal dans les trois domaines est environ trois fois plus élevé parmi les élèves les plus défavorisés que parmi les plus favorisés. Malgré ces évolutions, la Suisse reste relativement bien positionnée en comparaison internationale.
L'usage du numérique répandu au sein de l’école et en dehors
En Suisse, l’usage (quasi-)quotidien du smartphone est très répandu chez les jeunes de 15 ans, aussi bien en dehors de l’école (86%) qu’à l’école (52%). Même dans les établissements où les téléphones sont interdits, près d’un tiers des élèves déclarent les utiliser presque tous les jours, ce qui suggère que ces règles ne sont pas toujours strictement appliquées ou respectées. L’utilisation de l’IA pour les activités scolaires est également particulièrement fréquente et dépasse significativement la moyenne de l’OCDE. Elle ne présente toutefois aucun lien significatif avec les performances des élèves en lecture, en mathématiques ou en sciences.
Harcèlement et bien-être des élèves
En 2025, 21.1% des élèves en Suisse déclarent avoir été confrontés plusieurs fois par mois à des situations de harcèlement, une proportion comparable à celle de 2018, mais supérieure à celle de 2022 et à la moyenne de l’OCDE. La satisfaction à l’égard de la vie retrouve elle aussi un niveau comparable à celui observé avant la pandémie de COVID-19, après le recul enregistré en 2022. Parallèlement, le sentiment d’appartenance à l’école demeure supérieur à la moyenne de l’OCDE et tend globalement à progresser depuis 2018.
Pour en savoir plus: Présentation des résultats | PISA CH.