Condensateur d'installation contenant des PCB
A Genève, les PCB sont présents dans 70% des bâtiments en béton préfabriqué qui ont été construits entre 1955 à 1975.

Les polychlorobiphényles (PCB) sont des huiles toxiques très utilisées dans le passé dans les installations électriques, les joints de dilatation ou certaines peintures. Ils possèdent une grande stabilité chimique. Ils sont peu inflammables, isolants électriques et présentent une très bonne conductibilité thermique. Dans l'environnement bâti, les PCB représentent un polluant répandu du fait de leur persistance dans l'environnement.

Principaux éléments pouvant contenir des PCB :

  • Les transformateurs électriques (fabriqués avant 1986)
  • Les condensateurs électriques (fabriqués avant 1986)
  • Les joints d'étanchéité, notamment entre des éléments en béton (bâtiments construits ou rénovés entre 1955 et 1975)
  • Certaines peintures techniques, dont des peintures anticorrosion (bâtiment construit avant 1975).

 

Dangers liés aux matériaux contenant des PCB

Un matériau contenant des PCB est dangereux pour la santé lorsqu'il expose les personnes ou contamine l'environnement (sols, eaux). Ces situations peuvent se produire dans deux cas de figure :

  1. Lors de travaux : les interventions réalisées sans précaution sur un matériau contenant des PCB libèrent des poussières inhalables, des résidus dans l'environnement, voir des dioxines lorsque le matériau est chauffé.
  2. Hors travaux : les expositions sont moins fréquentes mais peuvent également survenir lorsque des joints d'étanchéité ou certaines peintures sont accessibles au toucher, ou présents à l'intérieur d'un bâtiment ou encore lorsqu'un condensateur électrique est endommagé ou détruit (fuite d'huile PCB, incendie).
Effets sur la santé

Du point de vue de la toxicologie humaine, les PCB sont de puissants perturbateurs hormonaux. Certains sont également des cancérigènes avérés sur l'homme. De plus, lors d'une combustion mal maîtrisée (incendie ou incinération à basse température), les PCB forment des dioxines et des furanes encore plus toxiques. Les PCB sont absorbés par le système gastro-intestinal et par les poumons mais également au travers de la peau. Ils se répartissent ensuite dans les organes et s’accumulent en particulier dans les tissus graisseux.

Le PNUE rapporte que, même à faibles doses, les PCB provoquent des lésions au foie, des perturbations au niveau des hormones thyroïdiennes, des effets sur le développement et la reproduction et, pour certains individus, sont cancérigènes.

Les PCB ont été totalement interdits en Suisse en 1986.

Comment intervenir sur un matériaux contenant des PCB

Pour toute information complémentaire : www.travauxsansdanger.ch

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