GPE - Synthèse trimestrielle - mars 2011

Type de publication:
Date de publication:
14 janvier 2019
Auteur
Office Cantonal de la Statistique, Groupe de perspectives économiques (GPE)

Détail

MARS 2011

Lors de sa séance de printemps, tenue le 22 mars, le GPE a revu les perspectives émises en décembre pour les années 2011 et 2012.

Tenant compte des évolutions estimées des PIB suisse (+ 2,6 %) et genevois (+ 3,1 %) pour 2010, qui sont nettement supérieures aux prévisions passées, le GPE escompte, pour 2011, une progression de 2,3 % du PIB suisse, en léger fléchissement, et pour 2012, de 2,0 %, dans la continuité de l’évolution de l’année précédente. Pour le canton de Genève, le rythme de croissance économique très rapide de 2010 devrait ralentir en 2011 et en 2012, ce qui se traduit par des hausses du PIB genevois de 2,8 % en 2011 et de 2,3 % en 2012. Ces prévisions tiennent à la fois compte de l’évolution positive de la conjoncture mondiale, du dynamisme vigoureux des économies suisse et genevoise, tout comme de la forte revalorisation du franc. Le GPE constate toutefois que cette dernière a un impact plus limité que par le passé sur l’économie suisse, cela pour de nombreux facteurs.

Comme en décembre dernier, le GPE estime que le renchérissement annuel moyen restera contenu au cours des deux prochaines années et il maintient les taux précédemment estimés : + 1,0 % en 2011 + 1,3 % en 2012. Ces prévisions sont légèrement supérieures à celles relatives à l’ensemble du pays en raison d’une plus forte hausse du niveau des loyers à Genève, liée à la pénurie extrême de logements.

En raison de la vigueur de la croissance économique, le chômage devrait reculer assez nettement en 2011 et faiblement en 2012, le taux annuel moyen de chômage (à législation constante) passant de 7,0 % en 2010 à 6,4 % en 2011 et 6,3 % en 2012. La composante structurelle du chômage étant importante, son niveau restera élevé en comparaison historique.

En matière de taux d’intérêt, le GPE tient pour vraisemblable des hausses des taux à court terme à fin 2011 en raison du resserrement de la politique monétaire de la BNS, avec une amplification en 2012 (LIBOR CHF à trois mois, taux annuels moyens : 0,4 % en 2011 et 1,1 % en 2012). Les taux longs progresseront légèrement et devraient s’établir à 2,0 % en moyenne annuelle en 2011 et à 2,4 % en 2012.

Les risques de prévisions demeurent importants mais sont moins considérables qu’au cours des deux années précédentes. Les principaux tiennent à l’éventuelle poursuite de la forte appréciation du franc, aux incertitudes financières liées aux déficits publics considérables et à la gestion de la dette souveraine, ainsi qu’à l’évolution des prix du pétrole liée à la situation politique dans les pays arabes. Dans ce contexte, les économies suisse et genevoise ont des atouts majeurs que l’on peut résumer en dynamisme retrouvé, solidité et plasticité.