GPE - Synthèse trimestrielle - décembre 2011

Type de publication:
Date de publication:
14 janvier 2019
Auteur
Office Cantonal de la Statistique, Groupe de perspectives économiques (GPE)

Détail

DECEMBRE 2011

Lors de sa séance d’hiver, tenue le 20 décembre 2011, le GPE a revu ses perspectives établies en septembre dernier pour les années 2011 à 2013.

En raison de ses caractéristiques (moins grande dépendance face à l’UE, marchés de niches pour l’industrie), l’économie genevoise a, dans un premier temps, mieux résisté que l’économie suisse. Dès le deuxième trimestre 2011, l’affaiblissement s’est alors montré plus sévère qu’en Suisse : en glissement trimestriel, la hausse du PIB cantonal se fixe à + 0,4 % au deuxième puis cesse au troisième (0,0 %). Depuis la fin du troisième trimestre 2011, la situation s’est encore dégradée dans presque toutes les branches économiques du canton.

Compte tenu de l’accumulation d’indicateurs négatifs pour l’économie genevoise, de l’instabilité persistante du contexte macro-économique international et de la dégradation des perspectives de croissance de l’économie mondiale en 2012, notamment en Europe, le GPE a donc revu à la baisse ses pronostics émis en septembre dernier.

A Genève, le profil conjoncturel est plus marqué qu’à l’échelon national, comme le montre la rapide décélération du PIB au cours de l’année 2011. L’économie genevoise devrait donc traverser une phase de récession entre la fin 2011 et la première partie de l’année 2012. La reprise devrait également y être plus vive dès la fin 2012 et durant 2013. Le PIB devrait augmenter de 2,2 % en 2011, puis seulement de 0,3 % en 2012. Avec un taux escompté de 1,8 % en 2013, la croissance devrait à nouveau être plus forte qu’en Suisse.

Les taux annuels moyens de renchérissement, déjà historiquement bas, sont encore légèrement révisés à la baisse jusqu’en 2013. Le taux de chômage escompté pour 2011 reste le même, mais, au cours des deux années suivantes, il augmentera plus fortement que prévu en septembre. Les perspectives relatives aux taux d'intérêt sont stables.

Le GPE écarte les scénarios de crise systémique, d'effondrement de l'euro, de récession mondiale qui, s'ils sont possibles, ont un degré de probabilité moindre pour être retenus à titre principal. Les risques de prévision n’en demeurent pas moins extrêmement importants. Ils découlent surtout de la crise de la dette publique dans certains pays de l'Union Européenne et des dommages éventuels consécutifs pour l’économie mondiale en général et l’économie suisse en particulier qu’entrainerait une forte récession dans la zone euro.