Devenir policière ou policier quand on possède un BFP

2. Conditions pour postuler comme PTBFP

Critères impératifs

  • Être titulaire d'un BFP ou d'un certificat de policier ou policière délivré par l'ISP ;
  • Être actif ou active dans un corps de police suisse ;
  • L'âge d'admission : Il n'y a pas d'âge limite pour intégrer la police cantonale genevoise ;
  • La nationalité : Être de nationalité suisse ;
  • La langue française : avoir une attestation de réussite de l’épreuve complète de français organisée par l’UNIGE  Inscription en ligne ;
  • La pratique d'une langue étrangère : connaissance d'une deuxième langue (niveau A2) ;
  • La moralité : disposer d'un casier judiciaire vierge et être inconnu des services de police. Ne pas faire l'objet ni de poursuites, ni d'actes de défaut de biens ;
  • Le permis de conduire : Être titulaire du permis de conduire suisse, valable pour les catégories A1 et B ;
  • Le service militaire : avoir terminé son service obligatoire (école de recrue ou service civil) ou être soumis à la taxe d'exemption, ceci avant le début de la formation académique. Si le candidat à moins de 25 ans, il doit avoir obtenu la nationalité suisse et terminé son service obligatoire avant le début de la formation académique.

Critères souhaitables

  • Dactylographie : Méthode des dix doigts à l'aveugle et être capable de taper 120 frappes/minute.

Conditions particulières

Au moment de l'engagement, les candidates et candidats actifs obtiennent le grade genevois correspondant au nombre d'années de service, soit :

  • avant la 6ème année    : policière et policier; inspectrice et inspecteur ;
  • dès la 6ème année       : appointée et appointé; inspectrice principale adjointe et inspecteur principal adjoint;
  • dès la 12ème année     : caporale et caporal; inspectrice principale et inspecteur principal;

Au-delà de 12 ans de service, seul le grade de caporale ou caporal, ou inspectrice principal ou inspecteur principal, sera attribué.

Pour les candidates et candidats inactifs depuis moins de trois ans, le mécanisme d'attribution du grade est identique. Seules les années d'expérience policière sont prises en compte dans l'analyse.

Visite médicale

Chaque personne postulant à une fonction de police doit passer un examen médical. À cette occasion, vous devez annoncer toute affection en cours ou en voie de guérison.

Vous devez en tous les cas:

  • Être en bonne santé ;
  • Ne pas souffrir de dépendance ;
  • Ne pas consommer ni avoir consommé des drogues illégales ;
  • Ne pas être en situation d’obésité ;
  • Ne pas souffrir de diabète insulino-dépendant.

Le corps médical décide, sans recours possible, si l'état de santé du candidat ou de la candidate est jugé satisfaisant ou non lors de la visite médicale.

 

Critères Médicaux

Acuité visuelle

L’acuité visuelle minimale pour être jugé apte correspond à une correction de ≥ 0.8 d’un œil et de ≥ 0,5 de l’autre. Une diminution du champ visuel, une diplopie, du strabisme ou une anomalie de la vision des couleurs peuvent mener à l’exclusion du processus de recrutement.

 

Capacités auditives

Pour être jugé apte, vous devez entendre une voix normale à 3 mètres, pour chaque oreille.

Il convient de réaliser un audiogramme en cas de doute. Un avis spécialisé est aussi recommandé en cas d’usage d’un appareil monaural, le port d’un appareillage acoustique est en principe un critère éliminatoire.

 

Autres affections

D’autres maladies ou affections constituent des critères d’inaptitude:

  • Les maladies ostéo-articulaires qui limitent le port de charge ou les efforts physiques ;
  • Les maladies psychiques (troubles bipolaires, psychotiques, états dépressifs) ;
  • Les varices ;
  • Le bégaiement.
Vous pouvez prendre contact avec le service santé du personnel de l'État de Genève pour toutes questions médicales en lien avec l'engagement de policier et policière au +41 (0)22 388 11 20

 

Tatouages ou assimilés

Le tatouage relève à la fois de l'intégrité corporelle et des libertés individuelles. Dès lors, les tatouages visibles ne peuvent pas faire l'objet d'une interdiction générale et totale.

Les tatouages pour le personnel en uniforme sont autorisés, à l'exception de ceux :

  • situés sur les mains ;
  • situés sur le visage, sauf pour le maquillage permanent ;
  • représentant des scènes morbides, à connotation sexuelle, politique, religieuse, extrémiste et/ou qui de toute autre manière pourraient contrevenir aux valeurs éthiques, morales et déontologiques.

Les piercings portant atteinte à l'image de l'institution et du personnel de la police, et présentant un risque de blessure accru pour son porteur, sont prohibés. Il s'agit :

  • des piercings visibles lorsque le collaborateur et la collaboratrice est en service, en uniforme ou en tenue civile, hormis les boucles d'oreilles portées sur le lobe. Dès lors, ces piercings doivent être amovibles de façon à pouvoir être retirés en tout temps ;
  • de tout motif/symbole considéré comme incompatible avec la fonction, y compris lorsque le piercing est caché sous les vêtements.

Les règles en vigueur pour les tatouages et les piercings sont également valables pour toutes autres méthodes de modification corporelle (implants, écarteur d'oreille, etc.)

Lorsque vous postulez pour l’école de police, vous devez annoncer spontanément tout tatouage, piercing et autres modifications corporelles par le biais d'une rubrique figurant sur le formulaire d'offre de service. 

Vous devez également en informer l’officière ou l'officier lors de votre entretien d’embauche. Dans le cas contraire, des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion du processus de sélection et ou de l'école de police, peuvent être prises. 

 

Couverture vaccinale

Bien que n’ayant pas d’influence sur l’aptitude, une évaluation de la couverture vaccinale (centrée sur les risques biologiques  chez les policières et policiers) sera effectuée pour les personnes retenues. Ainsi, la couverture vaccinale contre l’hépatite B, le tétanos et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) doit être à jour au plus tard pour l'entrée à l'école de police.

La candidate ou candidat est seul responsable des démarches nécessaires à accomplir auprès de son médecin traitant afin de mettre à jour sa couverture vaccinale.

Sur la base de ce document, un contrôle de l'état d'avancement des vaccinations sera effectué par le personnel du service de santé de l'État lors de la séance de signature des contrats.

Les autres vaccinations du plan de vaccination suisse restent également recommandées mais elles ne constituent pas des mesures de prévention des risques professionnels

 

Dernière mise à jour
4 avril 2022

Cette page vous a-t-elle aidé ?