La gestion du secteur des EMS prend une nouvelle direction en vue d'améliorer le continuum des prises en charge

Le département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) a décidé d'intégrer la gestion des établissements médico-sociaux (EMS) à la politique de soins afin de mieux insérer ce secteur dans la planification sanitaire et de mieux définir le rôle des EMS dans le réseau de soins. Dès le 1er janvier 2017, le secteur des EMS quittera le giron de la direction générale des affaires sociales (DGAS) pour être rattaché à la direction générale de la santé (DGS). Après plusieurs années durant lesquelles l'accent a été mis sur le renforcement des pratiques de gestion, priorité sera désormais donnée au sens de la mission des EMS.
La gestion du secteur des EMS prend une nouvelle direction en vue d'améliorer le continuum des prises en charge
La gestion du secteur des EMS prend une nouvelle direction en vue d'améliorer le continuum des prises en charge

Compte tenu de l'évolution démographique et du vieillissement de la population, la politique cantonale des personnes âgées ne doit plus être segmentée en fonction de l'intensité des besoins en soins des personnes concernées. Comme le souligne le magistrat en charge du département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), M. Mauro Poggia, "le DEAS souhaite désormais privilégier un continuum dans le réseau de soins afin d'en renforcer la cohérence. Il s'agit avant tout de s'assurer que la bonne prestation est disponible au bon moment et au bon endroit."

Depuis 2008, le secteur des établissements médico-sociaux (EMS) était rattaché à la direction générale des affaires sociales (DGAS), afin de renforcer la gestion financière de cet important secteur. Ce rattachement avait permis l'élaboration, en collaboration avec les partenaires concernés, de la nouvelle loi de gestion des établissements pour personnes âgées (LGEPA). Votée par le parlement et mise en œuvre en avril 2010, cette loi précise le cadre de gestion financière des EMS. Au cours des huit dernières années, ce cadre a permis au département de déterminer les subventions sur des bases plus objectives, de recentrer les prix de pension et de régler les différents éléments qui le composent.

Cet aspect de gestion étant consolidé, il convient désormais de développer des collaborations plus étroites avec les autres acteurs du réseau de soins actifs dans le maintien à domicile de personnes âgées et en perte d'autonomie. Dans ce cadre, la reprise du secteur par la DGS permettra, sous une même direction, de décliner la politique publique en faveur des personnes âgées dans cette logique importante de réseau. Outre le fait que ce rattachement facilitera le travail de tous ces acteurs, puisqu'ils n'auront plus qu'un seul interlocuteur étatique, les EMS seront aussi encore mieux intégrés dans les projets de politique publique de santé (formation, programmes cantonaux tels qu'Alzheimer, soins palliatifs, proches aidants, etc.).

La création de structures d'avenir passera par le développement des synergies entre les EMS et les autres structures intermédiaires. Aussi, le rattachement prévu des EMS à la direction générale de la santé (DGS) répond-il à plusieurs attentes. Il s'agit notamment d'encourager les EMS à développer des projets de prise en charge des personnes âgées de leur quartier, dans toutes les étapes de leur vie, en assurant des prestations en ce sens (unités d'accueil temporaire UAT, foyers de jour, prestations d'animation, IEPA, etc.).

Aujourd'hui, le secteur des EMS se porte bien, tant au niveau de la qualité de prise en charge des quelque 3840 personnes âgées qui y sont accueillies que de sa santé financière globale – ce qui a été salué positivement par la Cour des comptes dans son rapport d'audit de juin 2015.

 

Contact médias

M. Mauro Poggia, conseiller d'Etat, par l'intermédiaire de M. Laurent Paoliello au 079 935 86 75

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