COVID-19: les autorités cantonales déploient leur programme de relance du tourisme genevois

Le Département du développement économique (DDE), avec ses partenaires de l'hôtellerie, de la restauration et les commerçants genevois actionnent un plan d'impulsions touristique inédit. Au programme: des tarifs de nuitées privilégiés pour les visiteurs-euses confédéré-e-s, des bons d'achat gratuits pour encourager la consommation locale, une nouvelle offre de séjours issue du séquençage de l'ADN cantonal, ainsi qu'un label "Corona Safe", destiné à rassurer les consommateurs-trices quant au niveau de sécurité et d’hygiène appliqué aux établissements locaux.
©GenèveTourisme; ©www.geneve.com
Programme de relance du tourisme genevois

La crise actuelle liée au coronavirus a complètement bouleversé l'économie dans son ensemble, en particulier le secteur de l'hôtellerie-restauration qui représente 15'000 emplois à Genève. La fermeture des frontières et l'arrêt quasi complet du trafic aérien interdisent toute perspective à court et moyen terme d'une reprise du tourisme provenant de l'étranger, qui constitue environ 80% des nuitées sur le canton depuis 1990.

Etant donné qu'un retour à la situation des réservations de 2019 n'arrivera pas avant cinq ans (2025), et pour préserver les emplois liés au tourisme en évitant qu'un nombre élevé de faillites ne se produise, le Conseil d'Etat, sous l'impulsion du Département du développement économique (DDE), a décidé de déployer le programme d'impulsion touristique suivant:

  • Incitation par des séjours à prix fortement réduits, à l'intention des touristes confédérés, qui ne représentent actuellement que 18% des visiteurs à Genève, contre 35% dans le canton de Vaud. Le tarif d'appel, de deux tiers moins cher que le coût habituel, est prévu pour 10'000 nuitées, du 1er juillet au 31 août. Il comprend la prise en charge d'un tiers du tarif initial par l'Etat, d'un autre tiers de la part des hôtels, la participation des touristes confédérés n'étant au final plus que d'un tiers du prix catalogue. Le budget nécessaire au déploiement de cette mesure, campagne promotionnelle comprise, est estimé à 1,5 million de francs pour l'Etat, lequel s'attend en contrepartie de cet investissement à des retombées économiques pour la région de l'ordre de 9 millions de francs;
     
  • Développement d'une nouvelle offre touristique par "packages", déclinés en fonction de thèmes porteurs comme le terroir (balades viticoles à pied ou à vélo, paniers garnis, etc.), l'art de vivre (culture et gastronomie locale et d'ailleurs, etc.), la Genève internationale (circuits historiques et excursions au cœur de la gouvernance mondiale, etc.), ainsi que le savoir-faire horloger (visite de manufactures, conception de pièces, etc.). Le coût de création, de promotion et de distribution auprès des publics genevois et confédérés est évalué à 2 millions de francs;
     
  • A ce chapelet de mesures, s'ajoute la mise à disposition de "chèques tourisme", qui seront distribués, dans les limites de leur disponibilité, aux personnes domiciliées dans le canton de Genève. Cet outil de paiement original, d'une durée de vie limitée de début juillet à fin août et distribué sous forme de bons compris entre 100 et 200 francs, a pour but d'encourager la consommation locale et de générer un effet multiplicateur pour l'économie genevoise dans son ensemble. L'Etat évalue cette prestation inédite à 1 million de francs;
     
  • Généralisation d'un label "Clean & Safe", plébiscité par la Fondation Genève Tourisme & Congrès (FGT&C) et désormais repris à l'échelle nationale. Cette nouvelle certification vise à renforcer le contrôle du strict respect des mesures sanitaires liées au coronavirus par les établissements touristiques, les restaurants et les commerces du canton, afin de rassurer l'ensemble des consommateurs-trices;
     
  • Réduction, pour l'année 2020, la taxe de promotion du tourisme d'environ 50% pour les entreprises employant moins de 100 collaborateurs-trices, par le biais d'une modification du règlement d'application de la loi sur le tourisme. L'objectif de cette mesure consiste à soulager les établissements qui exercent une activité économique ou commerciale bénéficiant des retombées directes ou indirectes du tourisme; exception faite des hôtels qui tireront pleinement parti des autres mesures susmentionnées.

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