Impacts de la pandémie de coronavirus sur le territoire franco-valdo-genevois
Impacts de la pandémie de coronavirus sur le territoire franco-valdo-genevois Voir la Fiche 2 2020
Marché du travail, emploi et population active
Marché du travail, emploi et population active Voir la Fiche 1 2020
Une batterie d’indicateurs pour mieux connaître l'Espace transfrontalier genevois et le Grand Genève
Indicateurs Voir les indicateurs
L'agglomération transfrontalière genevoise en comparaison européenne
L'agglomération transfrontalière genevoise en comparaison européenne Voir la Fiche 3 2019
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Actualités

15.04.2021. Une pauvreté toujours plus basse dans les départements limitrophes de Genève
La pauvreté en Haute-Savoie et dans l'Ain baisse entre 2013 et 2018. En Haute-Savoie, le taux de pauvreté passe sous la barre des 9 % (8,9 % ; - 0,4 point par rapport à 2013). Il s’agit du plus faible taux départemental de France. Cette évolution tient au niveau de vie très élevé de la population (1er département hors Île-de-France), de surcroît en forte hausse (2e plus forte croissance sur la période). Dans l'Ain, le taux de pauvreté s’établit à 10,3 % en 2018, en diminution de 0,3 point par rapport à 2013.

Les nombreux travailleurs frontaliers bénéficient du marché de l’emploi suisse qui offre des revenus en moyenne plus élevés. Même les populations plus fragiles sont moins touchées par la précarité. Les familles monoparentales, nombreuses notamment en Haute-Savoie, ont ainsi le plus faible taux de pauvreté à l’échelle nationale (19 % en 2018, 11 points de moins qu’en France métropolitaine). Il en va de même pour les moins de 30 ans (12 % contre 22 %).

Le taux de pauvreté correspond à la proportion d’individus pauvres. Un individu est considéré comme pauvre quand le revenu de son ménage est inférieur au seuil de 60 % du revenu disponible médian (soit 1 087 euros par mois pour une personne seule en 2018 en France métropolitaine).


17.03.2021. Le Grand Genève franchit la barre du million d’habitants entre 2013 et 2018
La population de l'Espace transfrontalier genevois continue d’augmenter à un rythme soutenu. La croissance s’établit à 1,5 % par an en moyenne au cours de la période 2013-2018, soit un niveau proche de celui enregistré entre 2008 et 2013 (+ 1,6 %). Ses habitants sont au nombre de 982 200 en 2018, contre 910 800 en 2013. Cette forte progression est portée par le district de Nyon et la partie aindinoise de la zone d'emploi du Genevois français, dont les populations augmentent respectivement de 2,2 % et 2,1 % par an en moyenne.
Les communes qui connaissent les hausses les plus importantes sont Chancy (+ 8,1 % par an en moyenne), dans le canton de Genève, Chevry (+ 7,2 %), dans le Genevois de l'Ain, Présilly (+ 6,8 %), dans le Genevois de la Haute-Savoie, et Vich (+ 6,7 %), dans le district de Nyon.
Entre 2013 et 2018, le Grand Genève voit, quant à lui, son nombre d'habitants passer de 947 500 à 1 017 700, franchissant ainsi la barre du million d’habitants.

22.01.2021. Ain et Haute-Savoie : une économie fragile à l’aube de la deuxième vague de la pandémie
Après avoir été durement touchée lors du premier confinement en 2020, l’activité dans la région Auvergne-Rhône-Alpes a pansé une partie de ses plaies durant l’été, à la veille de la deuxième vague de la crise sanitaire.
L’emploi salarié a repris un peu de vigueur, porté par le secteur tertiaire et l’intérim, malgré un recul de l’emploi industriel. Au 3e trimestre 2020, la reprise de l’emploi est particulièrement forte dans les départements frontaliers de la Haute-Savoie (+ 2,2 %) et de l'Ain (+ 1,8 %). Alors que l'emploi dans l’Ain se rapproche de son niveau de fin 2019 (- 0,9 %), la Haute-Savoie en reste encore éloignée (- 1,9 %). De son côté, le nombre de salariés dans l'industrie baisse de 0,3 % dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et de 0,8 % en Haute-Savoie. Rappelons que ce département accueille une forte implantation d’usines de décolletage.
Quant au chômage, il repart à la hausse. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, il s’élève à 7,9 % à fin septembre 2020. Par rapport à la fin 2019, avant la crise sanitaire, cela représente une hausse de 0,9 point. Dans le même temps, la Haute-Savoie et l’Ain enregistrent une progression de, respectivement, 1,3 point et 1,0 point.

21.12.2020. Les dernières données sur l'Espace transfrontalier genevois sont en ligne
Entre 2012 et 2017, la croissance démographique atteint 1,5 % par an en moyenne dans l’Espace transfrontalier genevois. C'est la zone d'emploi du Genevois français qui enregistre la plus forte hausse (+ 2,1 %), suivie par le district de Nyon (+ 1,5 %) et le canton de Genève (+ 1,1 %). Début 2017, l'Espace transfrontalier genevois abrite 968 600 personnes, soit une densité de 440 habitants par km2. Fin 2017, l'Espace transfrontalier genevois groupe 516 900 emplois. Près des trois quarts des emplois sont localisés dans le canton de Genève, 18 % dans le Genevois français et 9 % dans le district de Nyon. En 2019, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), qui exprime le rapport entre le nombre de chômeurs au sens du BIT et la population résidante active, se monte à 9,9 % dans le canton de Genève et à 6,8 % dans le Genevois français.

De nombreux tableaux et graphiques figurant sur le site de l’Observatoire transfrontalier viennent d’être mis à jour avec les derniers résultats disponibles.
17.12.2020. Forts impacts de la pandémie de coronavirus sur le Territoire franco-valdo-genevois
La pandémie de Covid-19 qui sévit depuis début 2020 engendre des conséquences lourdes tant sur le plan sanitaire que sur l’économie. D’un point de vue sanitaire, le nombre de personnes testées positives à la Covid-19 est plus élevé durant l’automne qu’au printemps dans l’ensemble du Territoire franco-valdo-genevois. Les conséquences de cette deuxième vague sur la mortalité sont également plus importantes. En ce qui concerne l’économie, l’impact est brutal dès le mois de mars 2020. Les secteurs du tourisme, de la construction et de l’industrie voient notamment leur activité fortement touchée. Dans l’Ain et en Haute-Savoie, l’emploi recule au cours du premier semestre. Il est moins atteint côté suisse. En France, le nombre de demandeurs d’emploi résidant dans l’Ain et en Haute-Savoie augmente plus fortement que dans l'ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En Suisse, la progression du taux de chômage est plus marquée dans le canton de Genève que dans le canton de Vaud. Ces hausses sont néanmoins contenues par la mise en place du dispositif de réduction d’horaires de travail en Suisse et d’activité partielle en France. C’est au mois d’avril que les entreprises suisses et françaises ont le plus bénéficié de ces soutiens, notamment dans la construction.

08.12.2020. Quatre travailleurs actifs à Genève sur dix résident en dehors du canton
A la fin 2016 (date des derniers résultats disponibles pour l’ensemble des sources), 350 800 personnes exercent une activité professionnelle dans le canton de Genève. Parmi celles-ci, 61 % résident dans le canton (212 600 personnes), 8 % ailleurs en Suisse (29 400) et 30 % en France (104 300). Pour 1 % des travailleurs (4 200), à savoir le personnel des consulats et des missions permanentes, le lieu de résidence n'est pas connu avec précision. La grande majorité des actifs transfrontaliers résident en Haute-Savoie (71 %) ou dans l’Ain (25 %).

06.11.2020. Des niveaux de vie très élevés en France voisine en comparaison du reste du pays
En Auvergne-Rhône-Alpes, les niveaux de vie les plus élevés sont localisés à l’est de la région, en particulier à proximité du canton de Genève, où les habitants bénéficient de salaires plus hauts. En 2017, le niveau de vie annuel médian le plus élevé de la région est celui de la communauté de communes du Genevois (36 600 euros, contre 21 850 euros en Auvergne-Rhône-Alpes et 21 100 euros en France métropolitaine).

Dans la partie française du Grand Genève, les 10 % les plus aisés ont un niveau de vie supérieur à 65 800 euros par an. Ce montant atteint 78 500 euros dans la communauté de communes du Genevois.

Le niveau de vie correspond au revenu disponible divisé par le nombre d’unités de consommation (UC) d’un ménage. Le niveau de vie médian partage les personnes en deux groupes : la moitié réside dans un ménage qui dispose d’un revenu par UC inférieur à cette valeur et l’autre moitié présente un revenu par UC supérieur.