Se faire vacciner contre la COVID-19

8. Les vaccins

Types de vaccins 

Vaccins à ARNm

Le vaccin à ARNm contient un morceau du code génétique du coronavirus appelé "messager ARN". Le code ARN se trouve au milieu de minuscules gouttes de graisse. Le messager ARN va demander aux cellules de la personne vaccinée de fabriquer une protéine qui ressemble à l'enveloppe du coronavirus. Son système immunitaire va ensuite reconnaître cette protéine et fabriquer des anticorps contre le coronavirus. Le système immunitaire est ainsi préparé en cas d'infection. Il pourra éliminer rapidement le coronavirus s'il le rencontre. Le messager ARN injecté lors du vaccin est détruit automatiquement après 1-2 jours et disparaît complètement du corps de la personne vaccinée.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent aux personnes enceintes, allaitantes ou souffrant d'une déficience immunitaire provoquée par des médicaments ou une maladie, de se faire vacciner avec un vaccin à ARNm.

 

Différence entre un vaccin à ARNm monovalent et un vaccin à ARNm bivalent

En Suisse, les vaccins monovalents sont généralement utilisés pour la primo-vaccination contre la COVID-19 (mais il est aussi possible de recourir à un vaccin bivalent). Les vaccins bivalents sont disponibles pour la vaccination de rappel. Dans tous les cas, il s'agit de vaccins à ARNm.

  • Les vaccins à ARNm monovalents contre le COVID-19 utilisés en Suisse sont le Comirnaty® de l'entreprise Pfizer/BioNTech et Spikevax® de l'entreprise Moderna. Ils ciblent uniquement la souche initiale du coronavirus mais ils continuent à offrir une bonne protection contre les formes graves de la maladie et les hospitalisations même avec les variants d’Omicron qui circulent actuellement. C’est la raison pour laquelle ils pourraient aussi être administrés dans le cadre de la vaccination de rappel pour toutes les personnes âgées de 16 ans ou plus.
  • Les vaccins à ARNm bivalents Spikevax® de Moderna et Comirnaty® de Pfizer/BioNTech ciblent les deux variants du coronavirus, à savoir la souche initiale ("Wuhan") et le variant Omicron BA.1.
La vaccination de rappel peut se faire avec un autre vaccin à ARNm (Comirnaty® ou Spikevax®) que celui reçu pour la ou les doses précédentes. 

 

Différences entre les vaccins à ARNm Comirnaty® et Spikevax®

Il y a peu de différences entre le Comirnaty® de Pfizer/BioNTech et le Spikevax® de Moderna si ce n'est que les vaccins contiennent des additifs différents. Beaucoup d’éléments sont similaires pour les deux vaccins : 

  • Tous deux sont des vaccins à ARNm.
  • Les deux ont une efficacité élevée.
  • Les deux produits sont bien tolérés.
  • Les deux produits contiennent du polyéthylène glycol (PEG). Une vaccination contre le COVID-19 est contrindiquée si vous avez une forte allergie connue à cette substance.

La vaccination de base des personnes de moins de 30 ans s'effectue avec le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech. Les personnes âgées de plus de 30 ans peuvent recevoir soit le vaccin Spikevax® de Modernasoit le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech. 

 

Autres vaccins

Les autres vaccins proposés à Genève sont le vaccin Janssen® de Johnson & Johnson, qui fonctionne selon le mécanisme de vecteur viral, et le vaccin Nuvaxovid® du laboratoire Novavax, qui est un vaccin à protéine (une protéine du virus rendue inoffensive). Ils sont disponibles pour les personnes de plus de 18 ans qui n'ont pas encore été vaccinées contre le COVID-19. 

Ces vaccins offrent une alternative en cas de contre-indication médicale ou de refus du vaccin à ARNm. A noter que le vaccin Nuvaxovid® est déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes.

Les personnes souhaitant recevoir le vaccin Janssen® ou le Nuvaxovid® et qui ne font pas partie des catégories de personnes pour qui ces vaccin sont déconseillés ou contre-indiqués, peuvent s'inscrire sur la plateforme en ligne, en cochant la case Janssen® ou Nuvaxovid®.

 

Vaccin Janssen®

Le vaccin Janssen® de Johnson & Johnson est un vaccin à vecteur viral.

Il n’est plus recommandé pour la vaccination de rappel. Les personnes qui souhaitent se faire vacciner avec un vaccin non-ARNm, opteront dans ce cas plutôt pour le Nuvaxovid®.  

  • Le vaccin Janssen® est déconseillé aux personnes immunosupprimées, aux femmes enceintes ou allaitantes.
  • L'utilisation du vaccin Janssen® est contre-indiquée aux personnes avec une réaction allergique grave à l'un des composants de ce vaccin, ayant une sensibilisation immédiate connue ou probable au polysorbate 80 (E433) ou ayant des antécédents de syndrome d'hyperperméabilité capillaire.

En cas de doute, il est conseillé de consulter un médecin compétent.

 

Vaccin Nuvaxovid® 

Le vaccin Nuvaxovid® du laboratoire Novavax est disponible au centre de vaccination des Hôpitaux Universitaires de Genève. Nuvaxovid® est le premier vaccin contre le COVID-19 à base de protéines disponible en Suisse. Nuvaxovid® ne contient ni génome, ni ARNm. Il se base sur une technologie plus classique déjà utilisée pour les vaccins contre la grippe, l'hépatite B, la méningite ou la coqueluche.

Le vaccin à protéines offre une bonne protection contre les maladies dues au COVID-19. La vaccination de rappel effectuée avec le Nuvaxovid® montre une bonne réponse immunitaire, y compris contre le sous-variant BA.5. Comme ce vaccin cible moins spécifiquement un variant du SARS-CoV-2, il produit une réponse immunitaire un peu plus large que les vaccins à ARNm monovalents.

  • Le vaccin Nuvaxovid® n'est pas recommandé pour les femmes enceintes ou allaitantes (manque de données) et les personnes immunosupprimées sauf s'il existe une contre-indication médicale aux vaccins à ARNm
  • Le vaccin Nuvaxovid® n'est pas recommandé pour les personnes ayant une allergie à l’un des composants de ce vaccin, en particulier sensibilisation immédiate connue ou probable au polysorbate 80 (E433), à la saponine ou à l’adjuvant Matrix-M.

Les personnes qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas recevoir un vaccin à ARNm ou qui le refusent, peuvent recevoir le vaccin Nuvaxovid® si elles ne font pas partie des catégories de personnes pour qui ce vaccin est déconseillée. Elles peuvent s'inscrire sur la plateforme en ligne, en cochant la case  Nuvaxovid®.

 

 


Effets secondaires des vaccins 

Effets secondaires bénins les plus fréquents des vaccins à ARNm

Les études menées dans différents pays et auprès de milliers de personnes, dans le respect des normes internationales pour tester la sécurité et l'efficacité des vaccins ont démontré que les vaccins sont sûrs et bien tolérés par l’organisme et que les effets indésirables sont généralement bénins et de courte durée. 

  • des réactions au point d'injection, comme des douleurs, des rougeurs et des gonflements* ;
  • des maux de tête, de la fatigue ;
  • des douleurs musculaires et articulaires ;
  • des symptômes généraux légers, tels que des frissons, une sensation de fièvre ou une légère fièvre.

Ces effets peuvent être traités avec du paracétamol et les douleurs par une application d'une pochette froide.

Il n'y a pas de corrélation entre la présence (et de leur degré d'intensité) ou non d'effets secondaires suite à un vaccin et l'effet de ce dernier sur le plan immunitaire. 

 

Effets secondaires potentiels indésirables des vaccins à ARNm

Déclaration d'effets indésirables
Tous les effets secondaires indésirables doivent être signalés soit en en parlant à son médecin traitant, soit en remplissant directement le formulaire ci-dessous.  Le service de déclaration de Swissmedic examine toutes les annonces.

1) Bras COVID

Une inflammation passagère au point d'injection a été occasionnellement observée après la vaccination contre le COVID-19. Appelée "bras COVID", il s'agit de rougeurs et de gonflements, parfois importants, qui apparaissent sur le bras dans lequel le vaccin a été administré.

Ces réactions au point d'injection surviennent le plus souvent une semaine environ après la vaccination. Elles sont désagréables mais inoffensives et disparaissent après quelques jours, sans traitement. Elles sont sans conséquences à plus long terme. Appliquer du froid permet d'en atténuer les effets. Si les désagréments sont trop importants, il est recommandé d'en parler à son médecin traitant qui pourra indiquer comment les soulager de manière spécifique. 
 

2) Réaction immunitaire forte indiquant une possible exposition au virus SARS-CoV-2

Une forte réaction immunitaire est possible suite à une vaccination, si on a eu une forme asymptomatique de la COVID-19 et que l'on est donc partiellement immunisé. Cela peut être vérifié avec une analyse sérologique (non pris en charge).
 

3) Réaction allergique

Très rarement, on observe des effets secondaires graves, par exemple une réaction allergique (risque de moins de 1 personne sur 100'000). Cette réaction survient dans les minutes qui suivent l'injection et est rapidement contrôlée avec des soins médicaux immédiats. C'est pourquoi les personnes vaccinées sont surveillées un quart d'heure au moins après l'injection. 

En cas de symptômes forts (réaction allergique/anaphylactique, qui apparaît généralement tout de suite après la vaccination avec des démangeaisons, gonflement des paumes de la paume des mains ou de la plante des pieds, des paupières, de la muqueuse buccale, des lèvres ou de la langue, papules rouges, problèmes respiratoires, essoufflements, toux, troubles  gastro-intestinaux, vertiges, sensation de faiblesse), il est recommandé d'en parler à son médecin traitant qui pourra évaluer si une consultation chez un spécialiste est recommandée.

Voir aussi : recommandations pour la vaccination contre COVID-19 chez les personnes atteintes de maladies allergiques de la Société suisse d'Allergologie et d'immunologie

Les composants qui peuvent susciter une réaction allergique sont le polyéthylène glycol (PEG)/macrogol contenu dans les vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna et/ou la trométhamine dans le vaccin de Moderna.

Si une allergie à l'un des composants d'un vaccin à ARNm est avérée, il est possible d'opter pour un autre vaccin en s'inscrivant sur la plateforme one.doc et en cochant la case Janssen® ou Nuvaxovid®.

4) Inflammation du muscle cardiaque 

Dans de très rares cas, une inflammation du muscle cardiaque (myocardite) ou du péricarde a été observée peu après la vaccination. Elles surviennent entre le 4e et le 14e jour après la vaccination, dans 80% des cas après la 2e dose. Le risque maximum de myocardite/péricardite post-vaccinale est estimé à 6 cas/100'000 jeunes hommes vaccinés, soit six fois moins qu’après le COVID. Un lien avec la vaccination est actuellement considéré comme possible. La plupart de ces cas étaient bénins et ont pu être traités facilement. Les symptômes typiques d’une inflammation du muscle cardiaque sont des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires, une sensation d’épuisement et des palpitations. Si vous présentez de tels symptômes, consultez immédiatement un médecin.
 

On ne connaît pas pour l’instant d’effets secondaires sérieux et durables pour les vaccins à ARNm.Les autorités et les fabricants continuent de surveiller les effets indésirables et de récolter des données. Si on observe des effets secondaires graves qui ne figurent pas dans la liste ci-dessus, il est recommandé de contacter son médecin traitant.

 

 


Contre-indications 

Contre-indication à la vaccination

Un report de la vaccination est nécessaire dans les cas suivants: 

  • Infection COVID-19 aiguë (en cours)
  • Autre maladie fébrile aiguë

Actuellement, la vaccination n'est plus recommandée pour les enfants de moins de 5 ans et pour les enfants âgés de 5 à 15 ans qui ne présentent pas de facteurs de risque.

     

    Plus d'information

    Consultez le site www.infovac.ch ou www.bag.admin.ch 

    COVID-19 : Chiffres et campagne de vaccination à Genève

     

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    Dernière mise à jour
    27 janvier 2023

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