L'essentiel en bref

Les exploitations à l'année comptant plus de 0.2 unité de main-d'œuvre standard et plus de 3 unités de gros bétail sont soumises à un contrôle du service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) — au minimum tous les 4 ans — afin de vérifier que les bonnes pratiques sont appliquées tant au niveau de la protection des animaux que de la santé animale.

Aucune différenciation n'est faite entre la détention à titre de loisir et celle à des fins de production de denrées alimentaires.

La détention de bétail à onglons nécessite de :

  • Connaître leurs besoins.
  • Respecter les dispositions concernant les épizooties.

La personne responsable des soins doit avoir suivi une formation.

Les animaux doivent être identifiés et l'unité d'élevage enregistrée par le canton.

Enregistrer du bétail

Toutes les unités d'élevage dans lesquelles sont détenus des animaux à onglons doivent être enregistrées auprès de l'office cantonal de l'agriculture et de la nature (OCAN) afin d'obtenir un numéro d'exploitation.

Tous les animaux à onglons détenus sur l'exploitation doivent être identifiés à l'aide d'une boucle auriculaire, enregistrés auprès de la banque de données sur le trafic des animaux (BDTA) et listés dans un registre des effectifs tenu par l'éleveur. Lorsqu'un animal à onglons est emmené dans une autre unité d'élevage ou à l'abattoir, le détenteur doit établir un document d'accompagnement.

Toutes ces mesures permettent d'assurer la traçabilité des animaux suisses et la confiance du consommateur dans les produits suisses d'origine animale mais également de lutter efficacement contre les maladies

Conditions de détention du bétail

Les directives de la législation sur la protection des animaux porte sur les installations (dimensions, crèches, sols, etc.) et les aspects qualitatifs de la détention (éclairage, approvisionnement en eau, etc.). Celles-ci doivent être respectées tant par les détenteurs professionnels que par ceux détenant du bétail à titre de loisir.

Conditions de détention par espèces

Formation pour détenir du bétail

La détention de bovins, alpagas, lamas ainsi que celle de plus de 3 porcs, de plus de 10 moutons ou chèvres, est soumise à l'obligation pour la personne qui les détient d'être en possession d'une attestation de compétences. Les cours pour l’obtention du certificat peuvent être donnés par des organisations reconnues par l’OSAV.

Si le nombre d'animaux est supérieur à 10 unités de gros bétail, une formation agricole est requise.

La personne détenant des cervidés doit avoir suivi une formation spécifique sur leur détention ou être en possession d'un diplôme de gardien d'animaux et présenter une certaine expérience dans le domaine. Les organisations reconnues pour former les détenteurs de cervidés sont consultables sur le site de l'OSAV.

Au vu de l'expérience acquise, ne sont pas tenues de rattraper une formation les personnes enregistrées avant le 1er septembre 2008 en tant que :

  • gérant d'une exploitation agricole
  • détenteur de plus de 5 chevaux
  • personne dirigeant un établissement de détention professionnel de chevaux

Enfin, l'écornage et la castration des veaux, la castration des porcelets ainsi que celle des chevreaux et des agneaux peuvent être réalisés par l'éleveur lui-même pour autant qu'il ait suivi une formation aux interventions douloureuses.

Voir aussi

Liste des organisations reconnues pour former les détenteurs de bétail

 

 

Santé du bétail

Vous détenez, assumez la garde ou soignez des animaux, vous avez l'obligation d'annoncer sans délai à un vétérinaire l'apparition d'une épizootie et tout symptôme suspect pouvant en faire craindre l'éclosion.

Le détenteur d'animaux à onglons a l'obligation de consigner les traitements administrés dans un journal des traitements et de lister les produits remis par le vétérinaire dans un inventaire des médicaments vétérinaires. Le détenteur d'animaux ne peut obtenir des médicaments vétérinaires à titre de stock et les administrer lui-même que si une convention sur les médicaments vétérinaires a été passée entre le détenteur et le vétérinaire.

 

Enfin, l'enlèvement des cadavres d'animaux est assuré par le centre intercommunnal des déchets carnés CIDEC, géré par l'Association des communes genevoises.