L'essentiel en bref

Les programmes d'éducation sexuelle et affective visent à promouvoir la santé et le bien-être chez les enfants et les jeunes. Ils apportent aux élèves des informations objectives, adaptées à leur niveau de développement et de compréhension. Les cours commencent à l'école primaire et se poursuivent dans l'enseignement secondaire. Ils sont dispensés par des professionnel-le-s spécialement formés en santé sexuelle et pour intervenir auprès des enfants et des jeunes.

La première intervention a lieu en 4e primaire avec un programme qui vise la prévention des abus, en renforçant la notion d'intimité, la capacité des enfants à dire "non" et à chercher de l'aide en cas de problème.

Les parents d'élèves de 4P sont conviés à une séance d'information avant les premiers cours afin de leur présenter les thèmes abordés et de pouvoir répondre aux questions qu'ils se posent.

Le détail des périodes d'enseignement et des thématiques abordées selon l'âge figure dans le dépliant A l’école, on parle aussi de sexualité !

L’éducation sexuelle à l’école vient en complément à l’éducation donnée par les parents. Les intervenant-e-s sont toujours très attentifs à encourager les enfants à parler avec leurs parents et à poser d’abord auprès d’eux leurs questionnements. La manière dont se déroulent les cours est fondamentale.

Plusieurs questions sont régulièrement posées par les parents lors de leurs échanges avec nos collaborateurs: "Pourquoi commencer les cours si tôt?", Comment abordez-vous l'homosexualité ?, etc. Nous avons rassemblé les réponses aux questions les plus féquentes.

D'autres acteurs pour informer et/ou orienter les jeunes existent en parallèle des formateurs-trices spécialisé-e-s qui interviennent dans les écoles.

Qui donne les cours ?

Le service de santé de l'enfance et de la jeunesse (SSEJ) assure les cours d'éducation à la vie affective et sexuelle dans les écoles. Les cours sont donnés par des professionnels, femmes et hommes, de formations initiales diverses (santé, pédagogie ou travail social). Elles et ils ont en commun un diplôme de spécialisation en santé sexuelle.

Les cours ne sont jamais dispensés par les enseignant-e-s.  

Le respect des valeurs familiales, des cultures d'origine, des diverses sensibilités et de l'intimité de chaque enfant est fondamental pour les formatrices et formateurs en promotion et éducation à la santé (FCPES). Leur activité s'inscrit en complément à l'éducation donnée par les parents. Les enfants sont encouragés à échanger et poser leurs questionnements auprès de leurs parents.

Au début de chaque cours, les formateurs et formatrices définissent un cadre sécurisant qui permet  aux élèves de participer en toute confiance.

Comment se déroule un cours d'éducation sexuelle?

Lors d'un cours d'éducation sexuelle, il est important de créer un climat de confiance et de respect où chacun peut s’exprimer (ou non) selon son désir. Chaque élève est donc valorisé dans ce qu'il est et dans ce qu'il apporte au groupe classe.

Les cours se passent de manière interactive. Les élèves savent souvent beaucoup de choses en lien avec l'intimité, si bien que le travail du formateur ou de la formatrice consiste à apporter des informations, mais aussi à donner du sens et clarifier ce qui est exprimé par les élèves. Le dialogue est ainsi ouvert à partir des questions des élèves et apporte des réponses dans une perspective positive de la sexualité.

De manière adaptée au niveau de développement et de compréhension des enfants et des jeunes, le formateur ou la formatrice aborde des notions telles que l'amour et la sexualité, l'anatomie féminine et masculine, la conception et la grossesse, la prévention des risques liés à la sexualité (grossesse, VIH-Sida, MST, etc.), dans le but de générer et renforcer leurs compétences à faire des choix favorables à leur santé.

4e année de l'école primaire

A l'âge de 7-8 ans, le programme "Avec prudence, avec confiance" accompagne l'évolution de la pudeur chez l'enfant et vise à renforcer ses stratégies de protection naissantes. Durant les trois périodes à disposition, le formateur ou la formatrice travaille autour des thèmes de l'intimité, l'identité, et de l'expression des émotions et s'efforcent de développer la capacité des enfants à dire "non" et à aller chercher de l'aide si nécessaire. L'enfant sera ainsi mieux équipé pour faire face à d'éventuelles situations dérangeantes.

Le programme comprend une série d'activités courtes et interactives. Certaines d'entre elles permettent à l'enfant d'être à l'écoute de ses émotions et de son ressenti et de réagir en fonction de ceux-ci (par exemple: la gêne éprouvée signale un besoin de protection; pour faire face à la tristesse, il faut se confier à quelqu'un, etc.).

A titre d'exemple d'activité concernant tout particulièrement l'intimité et l'identité, on peut mentionner la réalisation par les enfants, en petits groupes, d'un puzzle de fille et d'un puzzle de garçon en maillot de bain. Par la suite, après discussion avec les enfants, le formateurou la formatrice travaille avec l'ensemble du groupe et remplace les pièces des maillots de bain par des pièces montrant les parties privées dessinées. Il ou elle nomme les parties intimes (seins, vulve, pénis et testicules), accueille et valorise les réactions de gêne des enfants.

6e et 8e années de l'école primaire

Le programme « Histoire de la vie » propose un moment d'information et de discussion autour du domaine de l'intimité. Cela se fait dans un cadre de confiance entre les enfants et l'intervenant et dans le respect de leur développement psychoaffectif.
En 6P et 8P, afin de garantir un cadre sécurisant pour les élèves, le formateur ou la formatrice s'accorde avec eux sur les règles à respecter:

  • pas de moqueries
  • on ne parle ni de sa vie privée ni de son intimité, mais seulement de manière générale; ce qui se dit en classe est confidentiel, les élèves pouvant bien sûr en parler avec leurs parents s'ils le souhaitent.

Les élèves de 9-10 ans s'interrogent principalement sur leur origine, ceux de 11-12 ans sont plus intéressés par leur devenir en tant que fille ou garçon. Les réponses aux questions des enfants s'élaborent autour de la relation à soi et aux autres, dans l'accueil de la diversité des opinions et des références culturelles ou religieuses.

Toutes les leçons «Histoire de la vie» sont l'occasion de reprendre les messages de prévention des abus sexuels et de la maltraitance. D'autres thèmes sont abordés comme la contraception, le VIH-Sida, la pornographie, les actualités, et en particulier les relations filles-garçons, les sentiments et l'amour.

 

Enseignement secondaire

Les programmes d'éducation sexuelle dispensés au niveau de l'enseignement secondaire visent à favoriser une réflexion sur la richesse et la complexité des expressions de la vie sexuelle et affective. L'approche pédagogique permet au jeune de se situer, de faire des choix personnels favorables à son bien-être, à sa santé et à celle des autres.

Ces cours constituent l'occasion de sensibiliser les adolescents à la prévention des grossesses précoces et non désirées, des maladies sexuellement transmissibles, des pratiques sexuelles à risque, des agressions et des abus sexuels et/ou de leurs conséquences, et de prévenir la discrimination liée à l'orientation sexuelle. Ils permettent de renforcer la connaissance du réseau de soutien, d'aide et de prise en charge.

Les élèves de 10e année du cycle d'orientation reçoivent systématiquement quatre périodes d'éducation sexuelle. Les élèves de 1e ou 2e année de l'enseignement secondaire II (collège, ECG, écoles techniques et professionnelles) suivent un cours de deux périodes d'éducation sexuelle qui permet de reprendre les messages préventifs et d'approfondir la dimension relationnelle du couple et de la famille.

 



   

Questions fréquentes des parents

Lors de leurs échanges avec les parents, les formateurs et formatrices du service de la santé et de la jeunesse répondent à des questions qui reviennent régulièrement. Vous trouverez ici les réponses aux questions les plus fréquentes.   

Pourquoi l'éducation sexuelle à l'école ?

L'éducation sexuelle répond au droit de l'enfant de mieux se connaître et d'être entendu dans ses questionnements. Elle apporte les éléments aidant le jeune à faire des choix, dans ce domaine, de manière responsable.

Il est parfois difficile d’aborder des thèmes en lien avec l'éducation sexuelle, tant pour les parents que pour les enseignants. C’est pourquoi des cours d’éducation sexuelle ont été mis sur pied à leur demande. Ils ont été systématisés en 1985 et complètent l'éducation reçue par les enfants à la maison sur cette thématique.

Nos interventions s’appuient sur des valeurs de respect de soi et de l'autre (valeurs humanistes) et chaque famille apporte, dans le quotidien, souvent de manière informelle, ses propres valeurs en lien avec la vie sexuelle et affective.

 

A quel âge rencontrez-vous nos enfants?

Nous les voyons pour la première fois en 4P pour le programme "Avec prudence, avec confiance". En 6P et en 8P ont lieu les deux cours 'Histoire de la vie". D'autres cours sont prévus après l'école primaire. A chaque fois, les cours sont adaptés au niveau de de développement et de compréhension.

 

Pourquoi commencer les cours avec des enfants si jeunes ?

La curiosité de l'enfant s'éveille tôt et il est légitime qu'il ait des réponses aux questions qu'il se pose sur son corps et celui de l'autre, ainsi que sur la différence des sexes. A l'âge de 7-8 ans, la pudeur est en cours de construction: c'est donc une bonne période pour un programme de prévention des abus sexuels qui aborde l'éducation à l'intimité et renforce sa capacité à se protéger.

 

Quel matériel utilisez-vous ?

Nous n'utilisons jamais de photo ou de film à l’école primaire. Nous dessinons au tableau ou utilisons des dessins d'anatomie créés spécialement pour nous.

En 4P, le matériel a été dessiné spécialement pour ce cours par une illustratrice pour enfants. Les élèves vont, au cours de la leçon, compléter deux fiches qu’ils rapporteront à la maison permettant ainsi de faire le lien avec la famille.

En 6P, en plus des dessins pour illustrer l'anatomie, nous présentons une serviette hygiénique et les élèves reçoivent un document résumant les principaux aspects abordés en termes de respect de soi et de l'autre, de prise en compte des émotions et rappelant les personnes ressources vers qui se tourner (« Florigami »).

En 8P, nous présentons en plus un tampon et fréquemment un préservatif.

N'est-ce pas surprenant de parler en groupe de sujets touchant à l'intimité ?

Il est effectivement délicat de parler d'intimité en groupe. Étant donné que les jeunes sont très exposés dans leur vie de tous les jours (médias, préaux, affiches en ville, etc.), il est important qu'un adulte puisse en discuter avec eux afin de trier et clarifier tout ce à quoi ils ont pu être confrontés.

Le fait que les élèves ne nous connaissent pas peut paraître paradoxal, mais cela permet en même temps une distance émotionnelle qui ne serait pas possible avec leur enseignant habituel. Les élèves osent nous poser des questions sachant qu'ils ne nous reverront probablement pas prochainement.

Afin de garantir un cadre sécurisant et protecteur, nous les invitons à utiliser les règles suivantes : pas de moqueries, on parle ni de sa vie privée ni de son intimité, mais de manière générale. Ce qui se dit en classe est confidentiel - les élèves peuvent bien sûr en parler avec leurs parents s'ils le souhaitent.

La présence de l'enseignant lors de nos interventions a une fonction rassurante auprès des élèves et inscrit le cours dans la continuité de la vie de la classe.

Nous avons choisi de garder les élèves en groupe classe afin que garçons et filles expérimentent qu'on peut parler et être curieux de ces sujets tous ensemble, dans le respect de chacun et de ses différences et dans le but de mieux se connaître soi-même et les autres.

 

Comment abordez-vous les abus sexuels à l'école primaire ?

Nous l'abordons pour la première fois en 4P, avec le programme "Avec Prudence avec Confiance".

En 6P, ce thème est à nouveau abordé : nous nommons les parties privées et énumérons ce qui est interdit, nous leur faisons prendre conscience de la difficulté d'une telle situation pour un enfant. Pour terminer, nous les faisons réfléchir aux personnes ressources vers lesquelles ils et elles pourraient se tourner en cas de difficultés. 

En 8P, le sujet est abordé succinctement ou selon les questions d'élèves.

 

Comment parlez-vous de la relation sexuelle en 6P et 8P ?

Le sujet n'est pas abordé d'emblée mais après avoir parlé notamment de la relation amoureuse et de l'anatomie, nous avons ainsi tous les éléments pour aborder simplement la relation sexuelle. La gêne est souvent présente et nous avons à cœur de la valoriser car elle est protectrice de l'intimité des enfants et souligne cette compréhension que la relation sexuelle est un acte intime.

Nous mettons l'accent sur l'importance que les partenaires soient d'accord pour partager une relation aussi intime.

Voici la phrase que nous utilisons pour expliquer comment on fait les bébés: le pénis de l'homme entre dans le vagin de la femme, cela produit des sensations agréables, qui, chez l'homme, vont permettre aux spermatozoïdes de sortir, si l'un d'entre eux rencontre un ovule, cela peut faire un bébé.

En 8P, la prévention des maladies sexuellement transmissibles et le risque de grossesse non-désirée sont abordés et, fréquemment, un préservatif est montré aux enfants dans ce contexte.

Est-ce que vous parlez du préservatif en 8P ?

Nous parlons systématiquement de la maladie du SIDA et du préservatif en 8P. Dans le but d'illustrer nos propos, un préservatif est souvent montré aux enfants.

Les relations sexuelles n'étant pas encore d'actualité pour eux, les enfants de cet âge ont suffisamment de distance émotionnelle pour être curieux d'un objet qui leur sera très utile plus tard et dont ils ont souvent déjà entendu parler.

Aucun objet autre que le préservatif n'est utilisé lors de cette explication.

Comment abordez-vous l'homosexualité ?

Le sujet est abordé en fonction des questions des élèves en 6P et de manière systématique en 8P. Dans tous les cas, nous accordons une attention particulière à notre vocabulaire afin que chacun puisse se retrouver dans notre discours. Par exemple, nous parlons de «partenaires» ou de «couple», permettant ainsi à chacun d'y voir qui il souhaite.

Chaque famille a ses particularités et il est important que notre cours le prenne en compte afin que tout enfant s'y reconnaisse et y trouve sa place.

Ainsi nous partons des émotions que ce thème suscite chez les élèves et soulignons que les regards sur ce sujet varient en fonction de la culture, de la religion, etc. Nous nous référons aux standards de l’OMS et expliquons que l'homosexualité est le fait d'être amoureux d'une personne du même sexe que soi, et qu'il s'agit d'une orientation sexuelle minoritaire mais normale. Celle-ci n'est pas un choix mais une évidence pour les personnes qui la vivent, au même titre que l'hétérosexualité.

Nous reconnaissons la difficulté pour certaines personnes d'imaginer l'homosexualité pour eux-mêmes, mais nous les encourageons à respecter l'orientation sexuelle de chacun afin que tout le monde trouve sa place dans la société.

Que dites-vous au sujet de la pornographie ?

Nous expliquons que la pornographie est une image ou un film qui met en scène des activités sexuelles et/ou montre des parties intimes en gros plan. Ces images peuvent provoquer une excitation chez le spectateur. Nous leur précisons que ces films génèrent beaucoup d'argent mais qu'ils n'intéressent de loin pas tous les adultes et qu'ils peuvent même également les choquer ou les gêner.

Nous accueillons les émotions suscitées par la discussion - qu'elles soient positives ou négatives - et reconnaissons la difficulté d'éprouver des sensations contradictoires: par exemple, vivre des sensations corporelles positives et ressentir simultanément du dégoût.

Nous soulignons que ces représentations ne correspondent pas à la réalité (pas de sentiments, pas de partages, acteurs, trucages, etc.) et qu'elles ne constituent pas un modèle ou un outil d’apprentissage.

Nous leur expliquons qu'il est particulièrement difficile pour eux, n'ayant pas d'expériences sexuelles, de faire la part des choses entre le vrai et le faux, la réalité et les trucages.

Pour finir, il est important pour nous de rappeler la loi en lien avec la majorité sexuelle. La loi a pour finalité de les protéger et de mettre un cadre. Nous soulignons aussi que télécharger des images pornographiques ou les montrer à des jeunes de moins de 16 ans constitue également une infraction à la loi.

Dans le contexte actuel, nous leur expliquons aussi que malheureusement le monde des adultes n’arrive pas à les protéger complètement et qu’ils ne sont pas coupables de «tomber» sur ce genre d’images.

Dans ce cas, nous les invitons à trouver une personne ressource pour les aider à mieux comprendre ce qu'ils auraient vu.

 

Où trouvez de l'aide au sein des établissements scolaires ?

A l'occasion de chaque cours  d'éducation à la vie affective et sexuelle, l'intervenant-e rappelle le réseau d'aide auquel les élèves peuvent s'adresser dans leur établissement.

A l'école primaire, il s'agit de son enseignant-e, de l'infirmière scolaire, de l'éducateur spécialisé ou tout autre membre des équipes pluridisciplinaires.

Dans les cycles d'orientation, il s'agit du personnel encadrant ou d'un membre de l'équipe  médico-psycho-sociale, à laquelle appartient l'infirmière scolaire de l'établissement.

Dès le cours de 6e primaire, le réseau d'aide extérieur à l'école est aussi mentionné systématiquement, dont le numéro de téléphone 147 (permanence téléphonique 24h/24h).

Autres acteurs et informations utiles

En dehors du cadre de l'école, divers acteurs remplissent un rôle d'information et de conseil sous différentes formes: 

  • Le site ciao, destiné aux jeunes romands, propose des informations rédigées par des experts. Il permet de poser des questions anonymement et gratuitement à des spécialistes qui répondent dans les deux jours ouvrables. Ce site donne des informations nécessaires en cas d’urgence et offre un espace interactif de forums, tchats et témoignages.
  • L’unité de santé sexuelle et planning familial (USSPF) des HUG est un service public, gratuit et confidentiel. Elle offre une information, un accompagnement, une orientation, sur toutes les questions relatives aux différentes étapes de la vie relationnelle, sexuelle et reproductive
  • Les HUG proposent également une consultation à l’écoute des adolescents et jeunes adultes
  • Le Groupe sida Genève est une association privée de lutte contre le sida, dont le mandat comprend la prévention de nouvelles infections, le soutien aux personnes touchées, la lutte contre les discriminations relatives à l'identité sexuelle et la diffusion d'informations sur le VIH/sida.
  • Le site Santé sexuelle Suisse  promeut la santée sexuelle et reproductive en Suisse.
  • La ligne gratuite "Abus Ecoute – Parler en toute confiance" est à disposition des jeunes victimes ou témoins d'abus ou de harcèlement de la part d'un enseignant ou d'un responsable jeunesse.
  • Le CTAS (Centre thérapeutique pour traumatismes, dont les agressions sexuelles) conseille et oriente toute personne ou famille concernée personnellement ou indirectement par la thématique des agressions sexuelles sur mineurs. Il apporte également des soins aux victimes (enfants, adolescents, adultes).
  • Le numéro d’urgence 147 de Pro Juventute aide les enfants et les jeunes qui ont des questions ou des problèmes ou se trouvent en situation d’urgence (24h/24h). Contact par téléphone, SMS, e-mail ou service web.