Formation & prévention

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Les enjeux de sécurité relatifs aux drones se décrivent à plusieurs niveaux.

Les enjeux de sécurité relatifs aux drones se décrivent à plusieurs niveaux. En premier lieu, comme tout objet mécanique, les drones peuvent être source d’incidents et d’accidents. L’émoi causé par le crash d’un drone en plein centre-ville en septembre 2014 témoigne non seulement de ce risque, mais également des inquiétudes qu’il suscite dans la population.

Au-delà des risques d’accident, nombre d’actes d’incivilités ou illégaux sont le fait de l’ignorance des réglementations en vigueur ou de la minimisation des risques posés par les drones. Certains actes illégaux sont en outre liés aux capteurs qu’il est désormais possible de monter sur un drone (atteinte à la sphère privée, espionnage). Enfin, les délits en lien avec des actions physiques des drones (perturbation de manifestation publique, livraison de matériel dans les prisons, actes terroristes) constituent une occurrence rare, mais au potentiel de dommage élevé tant au niveau financier que de l’image pour la place genevoise.

La formation des pilotes et l’information du public sont les réponses prioritaires à apporter à une mauvaise utilisation des drones. Il convient d’insister sur la prudence requise lors de l’utilisation d’un drone et de mettre l’accent sur la responsabilité individuelle en cas d’incivilité ou de toute issue néfaste relative à son utilisation, comme c’est le cas pour l’usage d’une voiture par exemple. En ce qui concerne les actes illicites, voire illégaux, découlant d’une action volontaire ou involontaire, les délits sont déjà encadrés par des réglementations fédérales ou cantonales. A ce jour il n’existe toutefois pas de solutions-miracles pour y faire face, ce d’autant plus que la technologie avance plus rapidement que les normes.

Il faut relever que jusqu’à ce jour, l’action dans l’espace aérien était une prérogative de l’armée. Encore aujourd’hui, les forces de police (principe de subsidiarité) ne peuvent se doter de moyens d’action que pour les drones légers, c’est-à-dire pesant moins de 150 kilos, soit la catégories I de la classification de l’OTAN. Il est donc nouveau pour les forces de police de devoir intervenir dans la troisième dimension. Et si c’est bien la formation des forces de police qui doit être mise au centre du dispositif de protection de la population (prévention, dissuasion, répression), une vision plus large incluant la résilience de l’ensemble des acteurs (politiques, population, touristes, entreprises) à des incidents liés aux drones est indispensable.

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