Stratégie de régulation

Feux de signalisation
Les feux de signalisation servent à structurer et à fluidifier le trafic, ainsi qu'à garantir la sécurité des différents usagers de la route. Depuis 2014, la direction générale des transports (DGT) procède à la mise en œuvre d'une nouvelle stratégie de régulation.

Feux clignotant la nuit et le dimanche

Un quart des carrefours du canton passent à l'orange clignotant la nuit. Depuis l'automne 2017, 43 carrefours bénéficient également de la mesure de jour, le dimanche. Ce dispositif permet de fluidifier le trafic, de limiter les temps d'attente aux feux et de réduire les nuisances sonores pour le voisinage liées au démarrage des véhicules.

Suppression de feux

Après un essai satisfaisant d'une année de suppression de l'ensemble des feux de la Place d'Armes à Carouge initié en 2016, la DGT a décidé d'élargir cette démarche à 20 carrefours représentants 113 feux d'ici fin 2017. Neuf carrefours (52 feux) ont déjà été réaménagés pendant la première moitié de 2017. La signalisation lumineuse fait alors place à des marquages et panneaux tels que des « cédez-le-passage ».

Modernisation des feux et création d'une tour de contrôle du trafic

Le Grand Conseil a voté en 2016 un crédit de 50 millions de francs destiné à doter le canton d'outils modernes permettant une gestion optimisée du trafic. Ces derniers participeront pleinement à la mise en œuvre de la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée.

L'enveloppe va permettre de remplacer le matériel obsolète. En effet, un quart de feux du canton (175 sur 454) sont vétustes, certains ayant été installés dans les années 1970. Leur technologie dépassée empêche d'adapter finement leur programmation au trafic. Grâce à une série de capteurs de présence installés à des points clés, les nouveaux équipements connaîtront en permanence l'état du trafic et s'ajusteront en temps réel aux flux de circulation et aux évènements susceptibles de perturber le trafic, comme les accidents. Des panneaux à message variable, qui informeront les automobilistes des éventuelles perturbations, viendront compléter le dispositif.

Les 50 millions de francs votés par le Grand Conseil vont également permettre de créer une tour de contrôle du trafic. Le département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) et celui de la sécurité et de l’économie (DSE) développent conjointement ce programme qui réunit sous un même toit l'ensemble des acteurs de la mobilité genevoise, soient la direction générale des transports, la Police cantonale et les transports publics genevois. La cellule, opérationnelle en décembre 2017, observera en permanence l'état du trafic et adaptera la régulation et la signalisation en cas de besoin. Le tout en étroite coordination avec le service d’incendies et de secours (SIS) de la Ville de Genève.