Aménagements temporaires pour la mobilité douce

Vélos
Vélos
Le 30 avril 2020, le Conseil d’Etat annonçait sa décision de mettre en place dans les plus brefs délais des aménagements provisoires en faveur de la mobilité douce, afin d’accompagner le retour progressif des activités économiques et sociales et de contribuer à limiter le risque d’engorgement du trafic induit par une utilisation accrue de la voiture.

Mesures en faveur des vélos

Les aménagements temporaires visant à encourager un trafic cycliste plus important sont rendus possible principalement par la suppression de voies de circulation habituellement dédiées au trafic individuel motorisé lorsqu’il y existe plusieurs voies dans le même sens ou par la suppression de places de stationnement. Ces mesures sont prévues pour une durée maximale de 60 jours. Elles pourront être adaptées en tout temps aux circonstances et, cas échéant, prolongées.

Les mesures concernent trois axes stratégiques ainsi que plusieurs autres itinéraires dans le centre-ville qui, malgré leur caractère temporaire, sont conçus pour être efficaces, visibles et attrayants.

  • Axe cyclable continu entre Cornavin et Uni-Mail
  • Axe cyclable continu entre Cornavin et la gare des Eaux-Vives
  • Axe cyclable continu sur le U Lacustre (contournement de la rade)
  • Autres aménagements cyclables réalisés (Boulevard des Tranchées / Route de Florissant, Rue de la Croix-Rouge)

 

Des zones de rencontre pour les piétons

Offrir davantage de places aux piéton-e-s est nécessaires. Dans une zone de rencontre, ils sont prioritaires, peuvent utiliser toute la chaussée et l’accessibilité est maintenue pour les véhicules qui roulent au pas (max 20 km/h). Avec la réouverture des commerces, des cafés et des restaurants, après plusieurs mois d’inactivité, des mesures extraordinaires ont été prises pour permettre aux exploitant-e-s d’assurer les meilleures conditions d’accueil possibles aux client-e-s. Ces aménagements provisoires, dans des zones animées, visent à concilier le cheminement des piéton-ne-s avec la vie de loisir et de flânerie.
 

En complément, les espaces suivants sont piétonnisés:

  • Quai des Bergues: la piétonnisation du quai de manière temporaire pour 60 jours a été élaborée avec les riverains. Il s’agit ici de tester cet aménagement dont le fonctionnement sera ensuite comparé à celui d’une zone 20, statut dont il bénéficie de manière pérenne;
  • Place de la Synagogue: le schéma de circulation en lien avec la piétonnisation va être mis en place de manière conforme à l'autorisation de construire en force avec des aménagements plus légers de type urbanature dans l'attente des travaux de génie civil.

 

 

Stratégie à long terme

Les différentes mesures ont été prolongées le 26 juin, pour une nouvelle période de 60 jours. La prolongation du dispositif permet d’assurer dans la mesure du possible une « jointure temporelle » cohérente avec le démarrage de plusieurs chantiers visant à mettre en place des aménagements cyclables durables et de qualité, selon des procédures usuelles prévues par la législation.

Ces aménagements durables sont étudiés par les services de la Ville et du Canton depuis plus d’un an et des itinéraires stratégiques prioritaires pour la mobilité douce ont été identifiés. Ceux-ci correspondent dans une large mesure à ceux qui ont été installés rapidement à titre provisoire en raison de la crise COVID. Concrètement, le processus prendra les diverses formes suivantes:

  • Mesures anticipant un nouvel aménagement déjà autorisé (quai Wilson, rue de l'Arquebuse): une fois la seconde prolongation de 60 jours achevée, le chantier d'aménagement définitif démarrera;
  • Mesures anticipant un aménagement dont la procédure d'autorisation de construire ou la mise à l'essai va prochainement débuter (avenue du Mail, rue de la Croix-Rouge, Place de Cornavin, Terreaux-du-Temple, bd Georges Favon, route de Frontenex): une fois la seconde prolongation de 60 jours achevée, un arrêté temporaire ouvrant le droit de recours prendra le relais pour gérer la circulation;
  • Mesures ne nécessitant qu'un plan de marquage car elles ne contiennent pas de signalisation prescriptive (Harry Marck, Bartholoni, Place de Neuve, rue A.Calame, Place du Cirque, Pictet de Rochemont, Chantepoulet): durant la seconde prolongation de 60 jours, les plans de marquage seront transmis à la Ville de Genève;
  • Mesures nécessitant la publication d'un arrêté en cas de suppression de places de stationnement (rue Hodler), de tronçon avec vitesse modifiée (Tranchées) ou de signalisation prescriptive (Voie centrale): durant la seconde prolongation de 60 jours, les enquêtes publiques nécessaires seront publiées.

 

Cette stratégie va dans le sens de l’application de la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE), largement approuvée par le peuple en 2016, qui prévoit l'organisation de la mobilité autour de 6 principes définissant des priorités d'accessibilité en fonction du mode de transports et impose, in fine, une priorité pour la mobilité douce et les transports publics dans le centre-ville.

Cet objectif répond également à la Résolution 921, adoptée le 5 juin dernier par une très large majorité du Grand Conseil (63 oui contre 27 non et 3 abstentions), qui demande que ces aménagements provisoires soient étendus et améliorés.

A noter à ce propos qu’en ce qui concerne les aménagements provisoires en faveur des piétons, ceux-ci ayant été mis en place près d’un mois après ceux dédiés aux vélos, ils feront l’objet d’un renouvellement en temps voulu.