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La législation stipule que les mesures d’assainissement doivent être mises en œuvre en priorité à la source (au niveau de la route, des véhicules), puis sur le chemin de propagation (ouvrages antibruit) et en dernier ressort au lieu d’immission, c'est-à-dire sur les bâtiments (pose de fenêtres antibruit).

Le canton de Genève a élaboré un plan des mesures d'assainissement du bruit routier où sont identifiées vingt-quatre mesures pour lutter contre le bruit du trafic routier.

Ces vingt-quatre mesures sont classées en six catégories, en fonction de l’endroit où elles interviennent dans le processus d’assainissement (mesure à la source, mesure sur le chemin de propagation et mesure au point récepteur).

Mesure à la source

La réduction du bruit à la source regroupe l’ensemble des actions relatives à la planification des déplacements et à la gestion du trafic, à la pose d'un revêtement phonoabsorbant, au comportement des usagers de la route ainsi qu’aux normes et contrôles techniques concernant les véhicules.

Mesure sur le chemin de propagation

Afin de faire obstacle à la propagation du bruit entre la route et la façade sensible au bruit, des ouvrages antibruit (talus, parois antibruit, etc.) peuvent être érigés sous réserve que des intérêts prépondérants ne s'y opposent.

Mesure au point récepteur

La protection au point récepteur consiste à prendre des mesures à l’emplacement des locaux à usage sensible au bruit. Ces mesures peuvent être en premier lieu des mesures visant à créer des écrans phoniques permettant de réduire les charges sonores à l’emplacement de la fenêtre (balcon plein ou fermé, surface avec absorbant phonique, loggia, décrochement en façade, etc.). et en ultime recours des mesures d’isolation phonique des fenêtres.