Un patrimoine d'exception

Patrimoine genève internationale
Érigés dans la période de l'après-guerre, les bâtiments des organisations internationales ont une valeur patrimoniale et architecturale exceptionnelle mise en lumière par les études menées par le laboratoire TSAM de l'EPFL.

Le concours pour le siège de l’OMS, en 1960, inaugure une saison de réalisations remarquables sur la Rive droite genevoise, dans la « zone internationale ». L’enjeu de représentation est de taille : par une modernité architecturale sans compromis, il s’agit désormais de véhiculer l’image du renouveau de l’ONUG et de ses institutions spécialisées, voire leur ancrage dans un monde contemporain en plein bouleversement.

Ainsi, après le splendide siège de l’OMS par Jean Tschumi (1966), une série de bâtiments d’envergure sont édifiés : l’ensemble du BIT avec sa spectaculaire structure sur pilotis (1974), l’intelligente extension de l’UIT (1973), la tour de l’OMPI (1978), le Centre administratif de Varembé (1969), le bel exemple du courant de l’architecture « brutaliste » qu’est le CICG (1973), mais aussi le Palais des Nations qui, à son tour, se dote d’une nouvelle aile (1973), selon une composition d’ensemble savamment orchestrée.

Très aboutis sur le plan formel, mais aussi pensés pour être efficaces et fonctionnels, ces bâtiments sont à considérer comme un jalon essentiel de la production architecturale du second après-guerre, dont le rayonnement s’étend bien au-delà des frontières suisses. Cette concentration impressionnante d’œuvres remarquables place Genève au centre du débat sur l’architecture contemporaine à l’échelle planétaire.

Le laboratoire TSAM de l'EPFL a, sur mandat de l'Office cantonal du patrimoine et des sites, de la Mission suisse et de la FIPOI, réalisé plusieurs études mettant en évidence les qualités patrimoniales des bâtiments de siège des organisations internationales, en amont de leur projet de rénovation.

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