COVID-19 - Professionnels santé et réseau de soins

2. Médecins traitants et laboratoires

Recommandations et documents d'information

Informations officielles de l'OFSP

Infoline OFSP professionnels de la santé
058 462 21 00
08:00 -18:00 | 7/7


COVIDinfo

Les nouveautés apparaissent avec la mention (nouveau)

Etat au 01.06.2022  

COVIDinfo - En bref

 

En bref

2 minutes de lecture sur la situation et les nouveautés au 01.06.2022 

 

Situation épidémiologique

L'amélioration de la situation épidémiologique se poursuit avec une circulation virale en diminution :

  • Diminution de l'incidence des nouveaux cas sur 7 jours: 113 cas/100'000
  • Re < 1 dans les eaux usées: 0.77 (IC 95% 0.61-0.96)
  • Diminution du taux de positivité: 15.7% (PCR) et 20.4% (RADT)
  • Diminution du nombre de patients COVID-19 hospitalisés: 211 patients (37 aux soins aigus et réadaptation, 2 aux soins intermédiaires, 0 aux soins intensifs, 170 post-COVID, 2 hors-HUG)
  • Omicron BA.2 représente 87% des infections COVID-19; 12% de BA.4 et BA.5 (Région sentinella 1).

Vaccination 

  • Un 2e rappel vaccinal est désormais recommandé pour les personnes fortement immunosupprimées âgées de ≥ 12 ans (5e dose, "off-label") si, selon le médecin traitant, cela permet d’offrir une protection vaccinale contre une forme grave de la maladie, même de courte durée. La 2e dose de rappel doit également être administrée au plus tôt 4 mois après la dernière dose de vaccin (Comirnaty® 30μg ou Spikevax® 100ug) : recommandations de l'OFSP et définition des personnes fortement immunosupprimées (chapitre 3.3.1).
  • Au vu de la situation épidémiologique actuelle, des données scientifiques et des vaccins disponibles, un 2e rappel vaccinal n’est actuellement pas recommandé par l'OFSP pour la population générale, ni pour les personnes vulnérables. Un 2e rappel peut toutefois être effectué dès 4 mois après la dernière vaccination s'il est souhaité pour des raisons personnelles (plus d'informations ici). L'inscription se fait en ligne.
  • Une immunisation passive est recommandée pour les personnes fortement immunosupprimées qui ne développent pas ou peu de réponse immunitaire suite à la vaccination contre le COVID-19, au moyen d’anticorps monoclonaux contre le SARS-CoV-2 (Evusheld®) (voir point 3.1).
  • Depuis le 1er mai, le centre des HUG (secteur E) est la seule structure à vacciner la population (dès 5 ans) et propose tous les vaccins. Un dispositif est prêt à être redéployé à court terme si besoin.
  • Le 23.05.22, Swissmedic a autorisé le vaccin Spikevak® à un dosage réduit (50µg) pour les enfants de 6 à 11 ans. L'OFSP continue de recommander la vaccination des moins de 30 ans avec Comirnaty®.
  • La livraison du vaccin Nuvaxovid® de Novavax est annoncée pour le mois de juin, sans date de livraison confirmée à ce jour.

Testing

  • Fin de dépistage systématique lors de l'admission à l'hôpital/clinique ou lors d'une admission élective pour une intervention chirurgicale; le dépistage n'est recommandé que si l'infection représente un risque élevé pour la personne (p.ex. prévision d’une chirurgie lourde, immunosuppression sévère) ou pour l'unité.

Thérapie COVID-19 pour les patients ambulatoires 

  • La Société Suisse d’Infectiologie recommande désormais une thérapie par antiviral à action directe (AAD) oral (nirmatrelvir/ritonavir, Paxlovid®) comme premier choix pour le traitement précoce des patients ambulatoires particulièrement vulnérables (immunosupprimés). Si le Paxlovid est contre-indiqué, l'administration d'anticorps monoclonaux (sotrovimab) ou d'AAD iv (remdesvir) représente une alternative. Les critères d'éligibilité et la procédure pour référer le patient au centre désigné (HUG), seul habilité pour l'instant à administrer le traitement, sont disponibles ici.

Port de masque

  • Abrogation depuis le 30 mai 2022 de l'arrêté du 30 mars 2022 relatif aux mesures de protection à l'égard de personnes prises en charge dans des hôpitaux, cliniques, établissements médico-sociaux et structures apparentées pour personnes âgées (mesures destinées à lutter contre la propagation du coronavirus). 
  • Le port du masque reste recommandé dans certaines situations et lors de tout examen ou soin des patients

Recommandations aux prestataires de soins concernant le port de masque   du 25 mai 2022



SaP

Informations du SMC aux Professionnels de santé (hors-COVID), état au 03.06.22

 

Variole du singe


Méningocoque

Nouvelles recommandations sur la prophylaxie post-expositionnelle et la vaccination après contact avec un cas de maladie invasive à méningocoque (MIM) -OFSP

Les principales modifications sont les suivantes :

 

  • Prophylaxie post-expositionnelle (PPE)

    Définition d'un contact étroit (contact avec un cas de MIM de 7 jours avant les symptômes à 24h après le début du traitement [au lieu de 10 jours]) : 
    • Personne faisant ménage commun ou équivalent (p.ex. camp)
    • Contact direct avec les sécrétions nasopharyngées (baisers, réanimation sans protection, contact avec des vomissements)
    • Partenaire direct de sport avec contact étroit en face à face (p.ex. sport de combat)
    • Personnel ou enfants d'un même groupe d'une structure d'accueil pour la petite enfance (p.ex. crèche). 
    • Pas de PPE (en dehors des contacts étroits ci-dessus) lors de cas isolés dans les classes. 

Antibiotiques recommandés pour une PPE:

PPE recommandé pour les personnes en contact étroit avec un cas de MIM
PPE recommandé pour les personnes en contact étroit avec un cas de MIM
  • Vaccination
    • Recommandation de vaccination post-expositionnelle des contacts étroits le plus rapidement possible avec un vaccin conjugué MCV-ACWY, dès 2 mois (sauf si vaccination dans les 12 derniers mois ou MIM de sérogroupe B).
    • Cas isolé de MIM sérogroupe B: pas de recommandation de vaccination post-expositionnelle avec Bexsero®. 
    • Flambée de MIM sérogroupe B:  recommandation de vaccination post-expositionnelle élargie (campagne des autorités sanitaires) avec le vaccin Bexsero®, off-label hors des 11-24 ans.


Tuberculine

  • La préparation Tuberculine PPD RT23 a été retirée du marché suisse en 2017 par le fabricant. 
  • La tuberculine est à nouveau disponible et peut être commandée auprès de deux fournisseurs allemands, sans autorisation spéciale de Swissmedic.
    Plus d'information

 

Liens utiles

Suivi épidémiologique
Tableau de bord présentant les données cantonales de l'épidémie de COVID-19 à Genève
Bilan épidémiologique hebdomadaire (SMC)
L’épidémie de Covid-19 aux HUG
Suisse (OFSP)
Monde


Professionnels de la santé 
Office fédéral de la santé publique
Inscription à la newsletter COVID-19 de l'OFSP
COVID-19 - Professionnels santé et réseau de soins du canton de Genève
Institut universitaire de médecine de famille et de l'enfance

Vaccination     
Se faire vacciner contre la COVID-19
OFSP-Coronavirus: vaccin
Plateforme d'information sur les vaccinations en Suisse: www.infovac.ch
Déclaration des effets indésirables: en ligne 
Les raisons du vaccin

Contact
Genève : vaccins.covid19@etat.ge.ch - T. 0800 909 400
OFSP: T. 058 462 21 00 (lun-ven | 08:00-18:00) 

Tests
OFSP 
Se faire tester à Genève 
Contact Genève : testing.covid@etat.ge.ch 

Certificat COVID 
OFSP
Certificat COVID à Genève

Ordonnances, Arrêté et mesures 
OFSP
Restrictions, fermetures et autre mesures à Genève
Arrêtés genevois
Dérogation : derogation.covid@etat,ge.ch

Voyage    
Liste des pays d'intérêt avec nécessité de preuve d'immunité ou de test

Media sociaux
La Cellule Covid-19 du service du médecin cantonal est présente sur les plateformes

Instagram  (@ge_sante)
Twitter  (@ge_sante)
Facebook (GE-santé)

Ces canaux permettent d'informer régulièrement sur la situation épidémiologique et sanitaire du canton de Genève, les actions menées, et partager des actualités de santé publique.
 

 

Vaccination contre le COVID-19

Bien que l'efficacité du vaccin contre le variant Omicron soit plus faible et diminue avec le temps, il reste démontré que la vaccination complète protège efficacement contre une évolution sévère de la maladie. La dose de rappel contribue à remonter l’efficacité du vaccin contre une hospitalisation à 65%-80% et à 80-90% pour une admission aux soins intensifs. 

(nouveau) Un 2e rappel vaccinal est désormais recommandé par l'OFSP pour les personnes fortement immunosupprimées. En dehors de ces situations, il n'y a pas de recommandation de 2e rappel vaccinal pour la population générale, ni pour la population vulnérable.

Des scénarios  ont été élaborés pour l'automne 2022 avec un dispositif agile prévu pour vacciner une partie de la population dans un délai court.

(nouveau)

Nouvelle terminologie pour la notion de "vaccination complète" ou "complètement vacciné"
Primovaccination achevée Vaccination complète 
  • 2 doses de vaccin
  • ou une infection confirmée et une dose de vaccin dans un délai ≥ 4 semaines, dans cet ordre ou dans l'autre
  • ou 3 doses pour les personnes présentant une immunodéficience sévère. 
Les personnes de ≥12 ans ayant reçu une vaccination de rappel au moins 4 mois après la primovaccination sont considérées comme étant complètement vaccinées. 

1.1 | Types de vaccin (nouveau)

Types de vaccin contre le COVID-19
Types de vaccin contre le COVID-19

En Suisse, les vaccins actuellement autorisés sont les vaccins à ARNm de Pfizer/BioNTech et de Moderna, le vaccin vecteur de Janssen et, depuis le 13 avril 2022, le vaccin à protéine Nuvaxovid® de Novavax.

1.1.1 | Vaccins à ARNm 

Les vaccins à ARNm sont le premier choix, en raison des meilleures efficacité et sécurité vaccinales pour tous les groupes cibles.

Mécanisme d'action des vaccins à ARNm

Les vaccins à ARNm contiennent l'ARN messager (ARNm) produit en laboratoire, qui comporte le code pour la protéine Spike du virus SARS-CoV-2. Après la vaccination, la protéine Spike (antigène) est produite dans certaines cellules somatiques. Cela déclenche une réaction contre le SARS-CoV-2 dans le système immunitaire (anticorps et défense cellulaire). L’ARNm reste dans le cytoplasme, n’est pas transporté dans les noyaux cellulaires et ne peut donc pas agir sur le patrimoine génétique humain. L’ARNm et les protéines produites sont rapidement éliminés.

 

1.1.2 | Vaccin Janssen®

Le vaccin Janssen® offre une alternative valable pour les adultes dès 18 ans :

  • avec une contre-indication médicale confirmée aux vaccins à ARNm (réaction systémique / anaphylaxie connue aux composants vaccinaux (PEG, macrogol (Comirnaty®, Spikevax®), trométanol, TRIS (Spikevax®) ou anaphylaxie après une première dose de vaccin)
  • ou qui refusent les vaccins à ARNm

Le vaccin Janssen® protège contre les formes graves et les hospitalisations dues au COVID-19. Il offre une très bonne protection contre les hospitalisations et les formes sévères (env. 85%).

Mécanisme d'action des vaccins à vecteur viral

L’information génétique (ADN) pour la protéine Spike du SARS-CoV-2 est intégrée dans l'ADN d'un adénovirus rendu inoffensif qui sert de vecteur. Une fois le vaccin administré, les vecteurs qu’il contient s’introduisent dans certaines cellules où l’antigène de l’agent infectieux est produit. La protéine nouvellement produite est présentée à la surface de la cellule et déclenche une réaction immunitaire (Ac neutralisants et réponse immunitaire cellulaire) contre la protéine Spike.  

 

Schéma de vaccination

Une dose unique

 

1.1.3 | Vaccins à protéine (nouveau)

Le vaccin Nuvaxovid® permet d’élargir l’offre de vaccins contre le COVID-19 pour les adultes dès 18 ans. Il offre une alternative en cas de contre-indication médicale ou de refus du vaccin à ARNm, hormis pour les femmes enceintes ou allaitantes.

Mécanisme d'action des vaccins à protéines

Une protéine de l’agent pathogène, fabriquée et purifiée en laboratoire, est administrée. Pour renforcer la réponse immunitaire, un adjuvant est ajouté à la préparation. L’effet conjugué de l’adjuvant et de l’antigène provoque une réponse immunitaire sous forme d’anticorps neutralisants et de réaction immunitaire cellulaire contre l'antigène. Contrairement aux vaccins à ARNm et à vecteur, ce vaccin ne contient pas d’information génétique de l’agent pathogène.

Dans le cas du Nuvaxovid®, la protéine Spike du SARS-CoV-2 glycosylée est fabriquée dans une culture de cellules d’insectes puis purifiée. Le vaccin n’utilisant qu’une seule protéine comme antigène, ce type de vaccin est également appelé vaccin sous-unitaire. L'adjuvant ajouté est le Matrix-M™, composée de saponine (extraite de l’arbre Quillaia saponaria ou «bois à écorce de savon»), de cholestérol et de phospholipides. 

Schéma de vaccination

2 doses à 28 jours d'intervalle (1 dose en cas d'infection confirmée à 28 jours d'intervalle).
 

Disponibilité

(nouveau) La livraison des vaccins a été annoncée pour le mois de juin, sans date de livraison confirmée à ce jour.

 

1.1.4 | Effets indésirables (nouveau)

Vaccins à ARNm
  • Douleurs au point d’injection (>80%), la fatigue (>60%) et les maux de tête (>50%), douleurs musculaires ou articulaires et frissons (20-60%), fièvre et gonflement au point d’injection (env. 10%). 
  • Concernant Spikevax®, des nausées/vomissements (>20%), une lymphadénopathie (20%) et des rougeurs au point d’injection (10 %) ont en outre été fréquemment rapportés.           
  • Réactions anaphylactiques : dans de très rares cas (env. 1 pour 100'000 personnes vaccinées avec Comirnaty® et 0,25 pour 100 000 personnes ayant reçu Spikevax®). Dans 71% des cas, ces réactions sont intervenues dans les 15 minutes après l’injection et 81% des personnes concernées avaient déjà eu des réactions allergiques avérées (état fin janvier 2021). Une allergie aux composants d’un vaccin constitue une contre-indication.
  • Myocardite et péricardite : dans de très rares cas après la vaccination avec Spikevax® et Comirnaty®, un peu plus souvent avec Spikevax®(13 vs 6/100'000 doses de vaccination). Les cas sont généralement apparus dans les quatorze jours suivant l’injection, le plus souvent après la 2e dose et chez de jeunes hommes. L'évolution était bénigne dans la plupart des cas.

    (nouveau) Swissmedic, état au 3 mai 2022 : sur 15,75 millions de doses de vaccins administrées en Suisse, 407 suspicions de myocardites et/ou péricardites ont été rapportées et évaluées. 
     
    • Lien temporel établi
      • Dans 90 cas avec Comirnaty®
      • Dans 301 cas, avec Spikevax® 
      • Dans 12 cas, le vaccin était inconnu 
      • Dans 4 cas, avec Janssen.
         
    • 73% des personnes atteintes étaient des hommes, avec un âge moyen de 36,8 ans. Ces personnes ont reçu un traitement médical et la plupart se sont rétablies.

    • Sur la base des données actuelles, le vaccin Comirnaty® reste recommandé en priorité pour la vaccination des personnes de moins de 30 ans

Vaccin Janssen®
  • fatigue, maux de tête, myalgies, réactions au point d’injection (30-50 %).
  • fièvre, nausées (10-20%).
  • syndrome thrombotique thrombocytopénique (STT): observé chez un très petit nombre de personnes après le vaccin, principalement chez des femmes de moins de 60 ans (selon le CDC: < 50 ans: 8 cas sur 1Mo ; ≥ 50 ans: 1 cas sur 1Mo).
    Le personnel médical doit être attentif aux symptômes de maladies. thromboemboliques et/ou de thrombocytopénie, et troubles de la coagulation. Les personnes vaccinées doivent être informées qu'elles doivent consulter un médecin si, dans les 3 semaines après la vaccination, des symptômes tels que maux de têtes sévères ou persistants, vision floue, confusion, altération de l’humeur, convulsions, essoufflement, douleurs à la poitrine, jambes enflées, douleurs aux jambes, douleurs abdominales persistantes ou ecchymoses inhabituelles et/ou pétéchies surviennent.
  • Syndrome de Guillain-Barré : de très rares cas ont été rapportés.
Vaccin Nuvaxovid® 

Le vaccin Nuvaxovid® est, de manière générale, bien toléré. Sur la base des différentes études disponibles, aucun EIV grave ou inattendu n’a été observé. Les réactions décrites sont :

  • sensibilité à la pression (75%), des douleurs (62%) au point d’injection, fatigue (53%), myalgie (51%), maux de tête (50%), 
  • malaises (41%), douleurs articulaires (24%), nausées/vomissements (15%). 

 

1.1.5 | Déclaration des effets indésirables

Les effets secondaires doivent être déclarés par les professionnels de la santé qui observent l'effet indésirable au moyen de l’outil en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). 

Le personnel médical est tenu de déclarer tous les effets indésirables graves ou jusque-là inconnus (hors réactions sans gravité mentionnées dans l’information professionnelle). Les réactions connues – bénignes et très fréquentes – incluent des douleurs et des gonflements au point d’injection, de la fatigue, des frissons, de la fièvre, des maux de tête ainsi que des douleurs musculaires et articulaires. 

 

 

1.2 | Dispositif cantonal de vaccination 

A Genève, le dispositif de vaccination reste opérationnel pour toute personne qui le souhaite, dès l'âge de 5 ans. 

Les centres de vaccination s'adaptent à la demande :

  • Depuis le 1er mai le centre des HUG (secteur E) est la seule structure à vacciner la population (dès 5 ans) et propose tous les vaccins. 
  • Si la demande pour la vaccination dépasse la capacité de vaccination des HUG cet été, un dispositif de plusieurs structures de vaccination reste prêt à être redéployé. A
  • A l'automne – selon l'évolution de la situation épidémiologique et la potentielle mise sur le marché d’un vaccin adapté – des réouvertures de plusieurs centres de vaccination sont prévues. 

1.2.1 | Vaccination des enfants de 5 à 11 ans

Horaires et inscriptions

Le parent qui accompagne l'enfant devra présenter sa carte d'identité ainsi que celle de l'enfant. 

La 2e dose est automatiquement proposée à 21 jours.
 

1.2.2 | Vaccination EMS

La vaccination des résidents des EMS a été effectuée sur place. La majorité des résidents a reçu une dose booster. 

Les nouveaux résidents non immuns sont encouragés à se faire vacciner avant l'admission.

L'IMAD vaccine les personnes résidant dans les IEPA et à domicile avec le vaccin Comirnaty® (Pfizer/BioNTech) uniquement.

 

1.2.3 | Vaccination des personnes allergiques

L'annexe 2: recommandations pour la vaccination des personnes atteintes de maladies allergiques avec les vaccins à ARNm contre le COVID-19 (procédure selon les antécédents d’allergie)  résume la procédure de vaccination selon les antécédents allergiques (voir point 1.7). 

Algorithme des HUG pour les patients avec un antécédent de réaction allergique généralisée

Mesures de précaution de base en cas de réaction allergique : personnel de santé formé ayant un accès direct à le matériel d’urgence, y compris l’adrénaline (p. ex. auto-injecteur) et surveillance de la personne vaccinée pendant 15 minutes sur le lieu de vaccination. Si la première dose a été tolérée, une surveillance pendant 5 minutes après la deuxième dose est suffisante. 

Les personnes allergiques à certains composants des vaccins ARNm qui auront recours au vaccin Janssen® ou Nuvaxovid® seront vaccinées sous surveillance dans le service d'allergologie des HUG.

 

1.2.4 | Scénarios pour l'automne 

Selon nos scenarios et les hypothèses de travail de l'OFSP, une augmentation de la demande pour la vaccination avant les vacances d'été (voyageurs) et en automne, suite à une possible résurgence d'un nouveau variant, est assez probable. Un dispositif de vaccination réduit mais agile restera donc opérationnel dans les semaines et mois à venir. L'équipe de vaccination du Service de la pharmacienne cantonale (SPhC) travaille principalement sur 4 scénarios pour l'automne 2022 :

COVID-19 : scénarios pour l'automne
COVID-19 : scénarios pour l'automne

 

 

1.3 | Inscription à la vaccination

1.3.1 | Procédure pour la primo-vaccination et la vaccination de rappel

Toutes les personnes âgées de 12 ans ou plus, ainsi que les parents des enfants de 5 à 11 ans qui souhaitent que leur enfant soit vacciné, s'inscrivent :

  • sur la plateforme de vaccination en ligne en priorité, avec la possibilité de choisir la date et l'heure
  • via la ligne téléphonique dédiée au 0800 909 400 (7/7j de  9h-17h)

En cas de doute sur l'inscription effective, des renseignements peuvent être obtenus par courriel vaccins.covid19@etat.ge.ch ou téléphone 0800 909 400.

Une modification de la date, de l'heure ou l'annulation du second rendez-vous peut être effectuée en appelant le centre. 

 

1.3.2 | Accès à la vaccination: critères de résidence et/ou d'affiliation à une assurance maladie

La vaccination est possible dans le canton pour les personnes ci-dessous sur présentation lors du 1er rendez-vous des documents mentionnés.
 

Personnes résidant dans le canton de Genève et ayant souscrit une assurance-maladie de base (régime LAMal) Carte d'identité et carte d'assurance-maladie
Personnes frontalières ayant souscrit une assurance-maladie de base (régime LAMal ou autre) Carte d'identité et carte d'assurance-maladie
Personnes frontalières qui travaillent dans les organisations internationales avec un statut d'expatrié Carte d'identité et carte de légitimation
Personnes frontalières qui travaillent Preuve (badge, lettre de l'employeur, etc.)

Par ailleurs, la vaccination est également prise en charge pour les personnes suivantes :

  • qui ont leur domicile ou leur résidence habituelle en Suisse
  • qui travaillent en tant que frontaliers en Suisse
  • les Suisses de l’étranger et les membres de leur famille proche n’ayant pas la nationalité suisse et vivant dans le même ménage.
  • les personnes sans domicile fixe, sans assurances, sans papiers.

 

 

1.4 | Efficacité de la vaccination 

Données disponibles sur Omicron
Différentes études indiquent que le variant Omicron est davantage susceptible d’infecter une personne vaccinée ou guérie que les variants précédents. Des données récentes indiquent que la protection contre une infection symptomatique avec Omicron diminue de 65-70% à environ 10% cinq mois après la 2e dose de Comirnaty®. Les études disponibles actuellement montrent qu’une vaccination de rappel permet d’augmenter la protection contre une infection symptomatique par Omicron à 70-75% après 2 à 4 semaines. Cependant, avec Comirnaty®, cette protection retombe à environ 50% après plus de dix semaines. Il n’existe pas encore de données concernant la durée de l’efficacité de Spikevax® après plus de dix semaines. Des premières données provenant du Royaume-Uni indiquent que la protection contre les hospitalisations après la deuxième dose s’élève à environ 70% après 2 à 24 semaines. Après la vaccination de rappel, l’efficacité remonte à environ 90%.

Soulignons que le variant Omicron est moins dangereux pour les personnes vaccinées et guéries que pour le reste de la population.

Publiée le 22 février 2022 dans la revue Journal of General Internal Medecine, une étude menée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Université de Genève (UNIGE) montre qu’après la vaccination contre le SARS-CoV-2, les symptômes du syndrome post-COVID (aussi appelé COVID-long) disparaissent ou s’améliorent dans 35 % des cas.

La disponibilité des données sur l’efficacité du vaccin Nuvaxovid® contre les variants Delta et Omicron est encore limitée. 

 

1.5 | Recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm (nouveau)

(nouveau) Recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 (23.05.2022)

Même si la majorité des personnes infectées ne développent que des symptômes légers, voire aucun symptôme, une partie des personnes malades développent une forme grave, en particulier les personnes vulnérables. Près de 15 % des patients hospitalisés nécessitent un traitement en soins intensifs. Environ 1 % des cas de COVID-19 connus dans la population décèdent.

Les objectifs prioritaires de la vaccination sont les suivants :

  1. Diminution du fardeau de la maladie, notamment des formes graves et des cas mortels de
  2. COVID-19
  3. Maintien des capacités du système de santé
  4. Réduction des conséquences sanitaires, psychiques, sociales et économiques négatives de la pandémie de COVID-19.

1.5.1 | Groupes à risque

Pour atteindre les objectifs prioritaires de la vaccination, il est recommandé de vacciner (primo-vaccination et rappel) en priorité :

  • les personnes vulnérables (PV) (à partir de 16 ans)
  • le personnel de santé en contact avec des patients et le personnel d’encadrement des personnes vulnérables
  • les contacts étroits (membres du ménage à partir de 16 ans) des personnes vulnérables en particulier immunosupprimées
  • les adultes dans les structures communautaires présentant un risque accru de flambée.

 

1.5.2 | Vaccination des personnes avec une immunosuppression sévère 

3 doses de vaccin sont recommandées pour la primovaccination des personnes fortement immunosupprimées.

Une sérologie de contrôle est recommandée 4 semaines après la 3e dose pour transmettre des recommandations spécifiques aux personnes qui n'auraient pas répondu. Cette sérologie (sur ordonnance médicale) est prise en charge par la Confédération.

Les critères pour la définition des patients fortement immunosupprimés et les recommandations précises de vaccination sont détaillées dans le chapitre 3.3.1 du document de recommandations

Pour les personnes fortement immunosupprimées, l'OFSP recommande désormais d'effectuer la vaccination de rappel avec une dose de Spikevax® de 100 μg au lieu de 50 μg, pour améliorer la réponse immunitaire. 

Procédure d'administration de la 3e dose (immunosupprimés) au CMU pour les médecins traitants

  • Envoyer toutes les demandes de 3e dose de vaccination à vaccination.CMU@hcuge.ch ET
  • Renseigner les données suivantes du patient dans le courriel :
    • Nom, prénom, date de naissance       
    • Numéro de téléphone
    • Adresse de résidence
    • Maladie ou type d’immunosuppression
    • Traitement
    • Lieu et date des doses 1 et 2
    • Type de vaccin.

 

1.5.3 | Vaccination des personnes de moins de 30 ans

Il est recommandé d’utiliser de préférence le Comirnaty® pour la primovaccination de ce groupe d’âge, sur la base de nouvelles données de déclarations de myocardites consécutives à des vaccinations avec des vaccins à ARNm. 

De même, en cas de 1re dose de Spikevax®, il est recommandé d'effectuer la 2e dose avec le Comirnaty®, en respectant un intervalle d’au moins 28 jours entre la 1re et la 2e dose.

Voir Administration off label

 

1.5.4 | Vaccination des femmes enceintes

Il est recommandé à toutes les femmes enceintes de se faire vacciner contre le COVID-19 dès le 2e trimestre. Elles ont un risque significativement plus élevé de forme sévère du COVID-19, de séjour aux soins intensifs, d’intubation et de ventilation. De plus, le risque de naissance prématurée est accru. La vaccination COVID pendant la grossesse protège le bébé après la naissance. En effet, la protection continue après la naissance grâce au transfert d’anticorps maternels.

Une vaccination de rappel est également recommandée aux femmes enceintes à partir du 2e trimestre ainsi que pendant la période d’allaitement.

 

1.5.5 | Vaccination des enfants de 5 à 11 ans (nouveau)

La vaccination contre le COVID-19 est recommandée, par la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), aux enfants âgés de 5 à 11 ans dont les parents souhaitent qu'ils soient vaccinés, sur la base d'une évaluation individuelle des risques et des bénéfices pour leur enfant.

Cette recommandation s’applique en particulier aux enfants âgés de 5 à 11 ans :

  1. déjà fortement atteints dans leur santé en raison d'une maladie chronique, afin d'éviter autant que possible toute maladie/infection supplémentaire (il n'existe actuellement pas de liste des maladies chroniques concernées);
  2. qui sont des contacts étroits (membres du ménage) de personnes qui, par exemple en raison d’une immunodéficience, ne peuvent pas se protéger suffisamment par la vaccination.

Si un enfant des groupes 1) ou 2), mentionnés ci-dessus, a eu une infection confirmée au SARS-CoV-2, une seule dose de vaccin est recommandée. 

Aucune vaccination n’est actuellement recommandée pour tous les autres enfants ayant eu une infection confirmée.

(nouveau) Depuis le 13 mai 2022, le vaccin Spikevax® (de Moderna) est également autorisé, en Suisse, pour les enfants de 6 à 11 ans avec un dosage adapté (50 μg). À l’heure actuelle, aucune recommandation de vaccination n’a été publiée pour ce vaccin pour cette tranche d’âge.

Pour la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans, la formule pédiatrique de Comirnaty® autorisée par Swissmedic reste recommandée avec un schéma à 2 doses. 

Cas particuliers des enfants âgés de 5 à 11 ans présentant une immunosuppression sévère ou ayant subi une transplantation de cellules souches: il est recommandé d’effectuer un test sérologique 4 semaines après l’injection de la 2e dose. Si le titre d’anticorps vaccinaux anti-SARS-CoV-2 est clairement positif, une 3e dose de vaccin n'est pas nécessaire. Si le titre d’anticorps est négatif, une 3e dose est recommandée pour compléter la primovaccination, en respectant un intervalle minimal de quatre semaines après la 2e dose. 

Administration du vaccin COVID-19 Comirnaty® chez les enfants - OFSP (04.03.2021).

Effets indésirables pour les enfants de 5 à 11 ans

Les données disponibles indiquent que le profil des effets secondaires chez les enfants de 5 à 11 ans est semblable à celui chez les adolescents et les jeunes adultes. Les effets secondaires sont toutefois moins fréquents chez les enfants. 
Les effets secondaires les plus fréquents sont: 

  • douleur au point d’injection (>80 %)
  • fatigue (>50 %)
  • maux de tête (>30 %)
  • tuméfaction au point d’injection
  • douleurs musculaires
  • frissons (≥10 %)
  • douleurs articulaires
  • fièvre (<10 %)
  • diarrhées ou vomissements (<10 %). 

(nouveau) Les données de pharmacovigilance des États-Unis révèlent, après l’administration de 8,7 millions de doses du vaccin pour enfants Comirnaty, un profil d’innocuité semblable à celui indiqué lors des essais réalisés en vue de l’autorisation.
De fortes réactions allergiques à l’un des composants du vaccin – en particulier au polyéthylène glycol (PEG) et à la trométhamine (TRIS) – sont très rares. Elles apparaissent généralement immédiatement après la vaccination. 
Les données concernant les cas de myocardites associées à la vaccination chez les enfants de 5 à 11 ans sont encore insuffisantes. Des données internationales montrent que l’incidence de base des myocardites dans ce groupe d’âge est généralement plus faible que chez les 12-16 ans et les jeunes adultes. De premières analyses réalisées aux États-Unis et une méta-analyse (Pillay et al., preprint) indiquent que les myocardites consécutives à une vaccination avec Comirnaty® (10 μg) sont très rares chez les 5-11 ans (0,4 / 100 000 doses de vaccins), avec une évolution clinique également bénigne.

Analyse du rapport bénéfice/risque
  • L’efficacité des vaccins à ARNm contre la maladie est très bonne chez les enfants de 5 à 11 ans. On peut supposer que la vaccination protège contre le MIS-C et le COVID long, bien que ce ne soit pas encore établi.
  • Le bénéfice de la vaccination est le plus grand pour les 2 catégories citées ci-dessus (maladie chronique ou contact proche de personnes qui ne peuvent pas être suffisamment protégées par la vaccination).
  • L’efficacité contre l’infection et la transmission sera de courte durée et la vaccination des enfants aura un effet limité sur la circulation du virus au sein de la population.

 

1.5.6 | Situations spécifiques

  • Infections aigues avec état fébrile: report après épisode aigu.
  • Enfants de moins de 5 ans: la vaccination n’est actuellement ni autorisée, ni recommandée.
  • Femmes enceintes au 1er trimestre de grossesse: la vaccination n’est pas recommandée.
  • Après le traitement passif par anticorps (anticorps monoclonaux ou plasma convalescent) d’une infection au SARS-CoV-2, la vaccination est temporairement contre-indiquée. Un intervalle d’au moins 90 jours devrait être respecté avant une vaccination contre le COVID-19.

 

 

 

1.6 | Contre-indications 

Voir les contre-indications relatives à l’administration d’un vaccin à ARNm (chap. 2.3.1) et l’annexe 2 suivante : Recommandations pour la vaccination des personnes atteintes de maladies allergiques avec les vaccins contre le COVID-19 - procédure selon les antécédents d’allergie

Les recommandations portent sur les vaccins à ARNm Comirnaty® et Spikevax® et sur les vaccins à vecteur COVID-19 Janssen® et Vaxzevria® ainsi que la vaccin sous-unitaire adjuvanté Nuvaxovid® (Novavax) .

1.6.1 | Les contre-indications aux vaccins à ARNm 

Les contre-indications absolues ou relatives fondées sur une réaction allergique avant ou après la vaccination :

  • anaphylaxie grave (grade III-IV) d’origine incertaine ou encore non investiguée
  • anaphylaxie idiopathique
  • anaphylaxie/réaction générale à des composants du vaccin
  • sensibilisation connue ou probable de type immédiate:
    • au polyéthylène glycol (PEG, macrogol) (toutes les formulations de Comirnaty®, Spikevax®);
    • à la trométhamine (trométamol, TRIS) (Corminaty® ready-to-use et formulation pédiatrique, Spikevax®)
    • au polysorbate 80 (E 433) (COVID-19 Vaccine Janssen®, Vaxzevria®, Nuvaxovid®)
    • au saponines (Nuvaxovid®)
    • au Matrix-M (Nuvaxovid®)
  • anaphylaxie après la première dose de vaccin.

Les contre-indications absolues ou relatives de type non allergique après l’administration de la première dose du vaccin :

  • myocardite ou péricardite

Des informations supplémentaires sont disponibles dans les recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 annexe 2.

La vaccination des enfants de moins de cinq ans n’est pas autorisée pour l’instant.

 

1.6.2 | Les contre-indications au vaccin Janssen®

Les contre-indications au vaccin Janssen® incluent :

  • les femmes enceintes ou allaitantes
  • les personnes immunosupprimées, sauf contre-indication médicale aux vaccins à ARNm
  • une hypersensibilité immédiate connue ou probable au polysorbate 80 (E433);
  • des antécédents de syndrome d’hyperperméabilité capillaire (Capillary-Leak-Syndrom).Sensibilisation connue ou probable de type immédiat au polyéthylène glycol (PEG, macrogol) ou trométhamine (trométamol, TRIS)
  • Anaphylaxie après la première dose d’un vaccin ARNm (il n’existe aucune donnée concernant la sécurité et l’efficacité pour les personnes ayant reçu une dose d’un vaccin à ARNm et une dose du COVID-19 Vaccine Janssen®)
  • Anaphylaxie ou réaction allergique grave aux composants du vaccin.

 

1.6.3 | Les contre-indications au vaccin Nuvaxovid®

Les contre-indications au vaccin Nuvaxovid® incluent:

 

1.6.5 | Attestation de contre-indication à la vaccination

Les modèles SMC d'attestation de contre-indication vaccinale ne sont plus valables. En effet, ils permettaient l’accès de certains lieux ou activités lorsque la règle des 2G ou 2G+ était en vigueur. Les certificats COVID n’étant plus utilisés en Suisse, ces certificats n’ont plus lieu d’être.

Voir le point 7.2.

 

 

 

1.7 | Vaccin de rappel (nouveau)

Depuis le 26 novembre 2021, des recommandations pour la vaccination de rappel (boosters) avec des vaccins à ARNm sont disponibles: (nouveau) recommandations de vaccination de l'OFSP/CFV - 23.05.2022).

La vaccination de rappel est recommandée dès 4 mois après la primovaccination à toutes les personnes dès 12 ans (définition d'une primovaccination: 2 doses, ou une infection confirmée et une dose dans un délai ≥ 4 semaines dans cet ordre ou dans l'autre).

1.7.1 | Groupes cibles prioritaires pour la vaccination de rappel

  • Les personnes de 65 ans et plus
  • Les résidents et bénéficiaires des EMS, des foyers de jour pour personnes âgées
  • Le personnel de santé en contact direct avec des patients et au personnel accompagnant les personnes vulnérables
  • Les personnes vulnérables atteintes de maladies chroniques à haut risque (voir plus les définitions au tableau 2 des recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19)
  • Les femmes enceintes à partir du 2e trimestre ainsi que pendant la période d’allaitement
  • Les personnes présentant une immunodéficience sévère après la primovaccination composée de 3 doses de vaccin à ARNm (off label voir point 2.1).

Définitions des maladies pour les personnes âgées de 16 ans et plus atteintes de maladies chroniques à haut risque en cas de COVID-19

Définitions au tableau 2 des recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19

Définitions des maladies pour les personnes âgées de 16 ans et plus atteintes de maladies chroniques à haut risque en cas de COVID-19
Définitions des maladies pour les personnes âgées de 16 ans et plus atteintes de maladies chroniques à haut risque en cas de COVID-19

1-7-2 | Personnes fortement immunosupprimées (nouveau)

Il est recommandé aux personnes fortement immunosupprimées de recevoir une vaccination de rappel avec une dose de Spikevax® de 100 μg (0.5 ml) au lieu de 50 μg, pour améliorer leur réponse immunitaire.

(nouveau) L’OFSP/CFV recommandent désormais un 2e rappel vaccinal pour les personnes fortement immunosupprimées ≥ 12 ans (5e dose «off-label») si le médecin traitant considère que cela permet d’offrir une protection vaccinale contre une forme grave de la maladie, même de courte durée. Comme pour le 1er rappel, cette 2e dose de rappel doit être administrée au plus tôt 4 mois après la dernière dose de vaccin (Comirnaty® 30 μg ou Spikevax® 100 ug). (voir point 3.3.1 des recommandations de l'OFSP)

 

1.7.3 | Enfants de 12 à 15 ans (nouveau)

La CFV et l’OFSP recommandent une vaccination de rappel aux adolescents de 12 à 15 ans qui souhaitent :

  • augmenter leur protection individuelle contre les formes bénignes de la maladie (et les effets indirects négatifs qui y sont associés) et 
  • réduire le risque de transmission à leurs contacts étroits (personnes vivant sous le même toit). 

Si une infection se produit quatre mois ou plus après la primovaccination, aucune vaccination de rappel n’est recommandée. 

La recommandation du vaccin à ARNm Comirnaty® pour la vaccination de rappel des 12-15 ans au plus tôt quatre mois après la primovaccination est émise en dehors de l’autorisation de Swissmedic (utilisation off label). 

Actuellement, très peu de données sont disponibles concernant la sécurité de la vaccination de rappel avec le vaccin à ARNm Comirnaty® chez les jeunes de 12 à 15 ans. 

(nouveau) Le risque d'effets indésirables rares et graves tels qu'une myocardite chez les adolescents après une 3e dose de vaccin ARNm n'est pas encore connu. Des données relatives au 1er rappel chez les 12-15 ans et chez les 16-24 ans, provenant des États-Unis et d’Israël, indiquent que le risque de myocardite est généralement plus faible qu’après l’administration de la 2e dose de vaccin complétant l’immunisation de base.

​​​Recommandations de vaccination de l'OFSP/CFV

A noter que les données actuelles indiquent que les personnes plus jeunes qui ont une immunisation de base complète demeurent bien protégées contre les formes graves et les hospitalisations.

 

1.7.4 | Intervalle de temps recommandé après la primovaccination avant d'effectuer une vaccination de rappel 

La vaccination de rappel est recommandée au moins 4 mois après la vaccination de base (primovaccination) (off-label, voir point 1.7).

Définition de la primovaccination 

  • 2 doses de vaccin OU
  • une infection confirmée (par un test PCR ou antigénique rapide ou une sérologie IgG anti-Spike ou anti-N (nucléocapside)) suivie d'une dose de vaccin, en respectant un intervalle minimal de 4 semaines entre le test et la vaccination OU
  • une dose de vaccin suivi d'une infection confirmée (par un test PCR ou test rapide antigénique ou sérologie anti-N) en respectant un intervalle minimal de 4 semaines entre la vaccination et le test. 

Infection après la primovaccination

  • Si < 4 mois se sont écoulés entre la primovaccination et l’infection, une vaccination de rappel est recommandée 4 mois après cette infection (= dernière exposition); 
  • Si ≥ 4 mois se sont écoulés entre la primovaccination et l’infection, l'infection fait office de rappel et aucun autre rappel n’est nécessaire. 
Dans les deux cas, et pour les personnes âgées de 16 ans ou plus, il est possible d’administrer une dose dès 4 mois après la dernière vaccination ou l’infection (même < 4 mois après l’infection) si cela est souhaité pour des motifs individuels (p. ex. pour voyager dans des pays qui exigent la preuve d’un rappel). 

(nouveau schéma) 

COVID-19 : vaccination en Suisse
COVID-19 : vaccination en Suisse

 

1.7.5 | Vaccins recommandés pour la vaccination de rappel 

  • La vaccination de rappel doit être effectuée en priorité avec l’un des deux vaccins à ARNm autorisés (Comirnaty®/Spikevax®). 
  • Le dosage recommandé est une dose identique à la primovaccination pour Comirnaty® (30 μg ou 0,3 ml) et une demi-dose pour Spikevax® (50 μg ou 0,25 ml).
  • Le dosage recommandé pour les personnes fortement immunosupprimées consiste en une dose complète de Spikevax® (100 μg ou 0,5 ml). A noter que cette recommandation est off-label (voir point 1.7.5).
  • Dans la règle, le même vaccin devrait être utilisé pour le rappel que pour la primovaccination. 
  • Pour les personnes de moins de 30 ans : il est recommandé d’utiliser de préférence le Comirnaty®, quel que soit le vaccin utilisé pour la primovaccination. A noter que le rappel avec un vaccin hétérologue est dans ce cas off-label (voir point 1.7.5.). 
  • Pour les personnes de 16 à 18 ans qui ne font pas partie des personnes vulnérables, seule une vaccination de rappel avec Comirnaty® est recommandée (pas d'autorisation de Swissmedic pour le rappel avec Spikevax).
  • Si le même vaccin n'est pas disponible ou qu'il n'y a pas d'alternative, un autre vaccin à ARNm pour le rappel est autorisé. Les données disponibles confirment toutefois l’interchangeabilité des vaccins à ARNm. L’utilisation d’un vaccin hétérologue pour le rappel est hors étiquette (voir point 1.7.5.).
  • Une vaccination de rappel (off-label, voir point 1.7.5.) avec un vaccin à ARNm est recommandée aux personnes qui ont reçu une dose du COVID-19 Vaccine Janssen® il y a au moins 4 mois après la dernière dose. 
  • Si la primovaccination a été effectuée avec un vaccin qui n'est pas autorisé en Suisse, un vaccin à ARNm peut être administré pour la dose de rappel, au minimum 4 mois après | tableau récapitulatif des vaccins contre le COVID-19 non autorisés en Suisse, 21.12.2021
  • Un rappel avec le vaccin Janssen est désormais autorisé. 
COVID-19 | promo-vaccination
COVID-19 | promo-vaccination

* Figure dans les recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 (état au 21.12.2021) point 10.5.1 : "Chez les personnes de 18 ans et plus ayant présenté une réaction allergique, confirmée par un spécialiste, à l’un des composant d’un vaccin à ARNm (Comirnaty® ou Spikevax®) après la première dose, la vaccination peut, après concertation avec un(e) spécialiste en allergologie et immunologie clinique, être complétée par un vaccin non ARNm, c’est-à-dire, actuellement en Suisse, par une dose de COVID-19 Vaccine Janssen® (intervalle minimum de 28 jours entre la première et la deuxième dose d’un vaccin contre le COVID-19). 

** Les personnes âgées de 18 ans ou plus qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas recevoir une 3e dose d’un vaccin à ARNm ou qui la refusent peuvent bénéficier d’une vaccination de rappel avec le vaccine Janssen®, au plus tôt quatre mois après la fin de la primovaccination avec un vaccin à ARNm 

  • A l’heure actuelle, la vaccination de rappel avec le Nuvaxovid® n’est pas autorisée et n’est de manière générale pas recommandée. Elle peut toutefois être effectuée dans des cas exceptionnels (réaction allergique) après une évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque. Le dosage pour le deuxième rappel (off-label) consiste en une demie-dose (50μg) de Spikevax® ou une dose complète pour Comirnaty®.

 

1.7.6 | Administration off-label

Les utilisations off-label concernent particulièrement :

  • la vaccination de rappel dès 4 mois (< 6 mois)
  • la vaccination de rappel avec un vaccin à mRNA suite à une vaccination avec Janssen
  • l'utilisation de vaccins hétérologues
  • la vaccination de rappel chez les personnes immunosupprimées après la primovaccination avec 3 doses
  • la vaccination de rappel avec le Spikevax® avec une dose de 100 μg chez les personnes fortement immunosupprimées
  • la vaccination de rappel chez les adolescents de 12-15 ans sans maladie chronique limitante

Lorsque le professionnel responsable s’appuie sur les recommandations de l’OFSP pour choisir ou prescrire un vaccin, il peut démontrer qu’il a pris en considération les règles reconnues des sciences médicales et pharmaceutiques et ainsi satisfait au devoir de diligence inscrit dans la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh).

Si le professionnel responsable a également respecté ses obligations de diligence découlant du contrat thérapeutique (notamment son devoir d’information, d’explication et de documentation), il ne peut généralement pas être tenu responsable.

Recommandations de vaccination de l’OFSP qui impliquent une utilisation hors étiquette : explications et implications pour les médecins traitants.

 

 

1.7.7 | 2ème booster (nouveau)

L'OFSP/CFV recommandent actuellement un 2e rappel pour les personnes fortement immunosupprimées ≥ 12 ans.

A ce jour, un 2e rappel n'est ni approuvé par Swissmedic, ni recommandé par l'OFSP/CFV pour la population générale ou les personnes vulnérables, pour lesquelles il n'y a pas d'indication médicale. Les données d'efficacité sont jugées insuffisantes. Les données épidémiologiques montrent la rareté de l’apparition de formes graves chez les personnes complètement vaccinées. Selon ces données, les taux d’évolution grave les plus élevés de la maladie ont été observés et continuent d’être observés chez les personnes non vaccinées.

Ce 2e rappel peut toutefois être effectué dès 4 mois après la dernière vaccination s'il est souhaité pour des raisons personnelles (ex. voyages).
L'inscription à ce 2e rappel se fait en ligne.


 

1.7.8 | Allergies 

Allergies et vaccin contre le COVID-19 : procédure
Allergies et vaccin contre le COVID-19 : procédure

1) Afin d’exclure la survenue concomitante des effets indésirables liés à l’immunothérapie spécifique sous-cutanée et de ceux liés au vaccin contre le COVID-19, il est recommandé de ne pas injecter ces produits respectifs le même jour.
2) Si les vaccins Revaxis® (dT-IPV) ou FluarixTetra® (vaccin Influenza) ont été bien tolérés au préalable, on peut conclure à la bonne tolérance du polysorbate 80.

Chez les personnes de 18 ans et plus ayant présenté une réaction allergique, confirmée par un spécialiste, à l’un des composant d’un vaccin à ARNm après la 1re dose, la vaccination peut, après concertation avec un spécialiste en allergologie et immunologie clinique, être complétée par une dose de vaccin Janssen® ou de vaccin Nuvaxovid® (minimum 28 jours après la 1re dose). Une évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque est recommandée.

Algorithme des HUG pour les patients avec un antécédent de réaction allergique généralisée est disponible sur ce lien.

La version actualisée est présentée ci-dessous :

Algorithme des HUG pour les patients avec un antécédent de réaction allergique généralisée
Algorithme des HUG pour les patients avec un antécédent de réaction allergique généralisée

 

 

 

1.9 | Administration d'autres vaccins

Le vaccin contre la grippe, ou un autre vaccin, et celui contre le COVID-19 peuvent être administrés en même temps ou à n’importe quel intervalle

 

 

Testing

2.1 | Capacités de dépistage 

Lieux de dépistage

Une diminution nette de la demande est observée dans les différents centres de dépistage. Le dispositif s'adapte à la demande : 

Depuis le 29.04.2022, arrêt des dépistages par l'imad-Interco

La page web  Où faire un test COVID-19 ? réunit tous les renseignements utiles pour faire un test de dépistage : coordonnées des centres, jours et horaires d'ouverture, types de tests pratiqués, avec ou sans rendez-vous.

Les centres et les pharmacies qui le souhaitent peuvent effectuer des tests pour les enfants de tout âge. Où faire un test COVID à Genève ?

 

2.2 | Types de test 

Informations techniques sur les tests COVID-19 (OFSP) : informations concernant la stratégie de test et les différents tests disponibles. 

Admission dans les listes des tests rapides antigéniques SARS-CoV-2

 

2.3 | Critères de test

Les critères de prélèvements de l'OFSP actualisés le 2 mai 2022 sont résumées dans le tableau ci-dessous 

Testing COVID - recommandations de l'OFSP
Testing COVID - recommandations de l'OFSP

2.4 | Stratégie de test élargie (nouveau)

Depuis le 15 mars 2021, la stratégie de dépistage repose sur trois piliers : 

  • Pilier 1: dépistage des personnes symptomatiques et/ou exposées au COVID-19 
  • Pilier 2: dépistage ciblé et répétitif de personnes asymptomatiques
  • Pilier 3: test individuel de confort (y compris les autotests) 

La génération des certificats COVID-19 de guérison suite à un test antigénique positif - figure au point 7.1

La stratégie de dépistage a été actualisée le 02.05.2022 . Elle est reproduite ci-dessous :

Stratégie de testing - 02.05.2022
Stratégie de testing - 02.05.2022
(nouveau) Dépistage préopératoire SARS-CoV-2
Compte tenu de l’amélioration de la situation épidémiologique, un dépistage préventif à grande échelle pour SARS-CoV-2 chez les patients asymptomatiques n'est plus recommandé. Cela signifie qu'un dépistage universel ne devrait plus être effectué de manière systématique lors de l'admission à l'hôpital/clinique ou lors d'une admission élective pour une intervention chirurgicale.

 

 

2.5 | Tests chez les personnes symptomatiques et contacts (pilier 1) 

Il n'y a plus de recommandations de dépistage systématique au moindre symptôme. Le dépistage du COVID-19 est recommandé en cas de symptômes :

  • Pour les personnes vulnérables
  • Pour les personnes qui vivent avec une personne vulnérable
  • Pour les professionnels de la santé
  • Pour les personnes avec des symptômes sévères.

Le dépistage du COVID-19 n'est plus recommandé mais reste possible et remboursé :

  • Pour toute personne présentant des symptômes
  • Pour toute personne ayant été en contact avec un cas positif
  • Sur demande individuelle et en l'absence de symptômes et d'exposition, par exemple pour un voyage. Dans ce cas, seul le test antigénique rapide est remboursé.

Pour les enfants  :

  • Les tests rapides antigéniques ne sont PAS recommandés chez les enfants;
  • Le dépistage des enfants considérés (à tort) comme vulnérables se discute. En effet, le concept de personne vulnérable ne s’applique pas en pédiatrie.
     
Depuis le 2 mai 2022, il est à nouveau possible d'établir un certificat COVID de guérison sur la base d'un test antigénique rapide positif. Cependant, contrairement aux certificats émis en début d'année 2022, ces certificats sont reconnus et valables dans l'UE (voir point 7).

 

2.6 - Dépistage réactif dans les écoles 

Depuis le 21 février 2022, les recommandations de dépistage et des autotests ont été levées dans les écoles, crèches, EP, CO et ESII).

 

2.7 | Dépistage post-mortem 

Depuis le 1er février 2022, les recommandations de dépistage post-mortem du COVID ont été levées.

 

2.8 | Dépistage ciblé et répétitif (pilier 2) 

Le 16 février 2022, le Conseil fédéral a supprimé la recommandation générale relative aux tests répétés dans les entreprises de même que leur financement.

Le Conseil d'Etat a également abrogé les articles concernant l'obligation de tests répétés pour les institutions accueillant des personnes vulnérables. Toutefois, le dépistage reste possible dans les institutions de soins. Le remboursement de ces tests est encore assuré par la Confédération, selon le même processus de facturation que celui en vigueur jusqu'ici.

Directive actualisée du 08.04.2021

Depuis le 1er avril 2022, la Confédération ne prend plus en charge les coûts des tests répétés dans les lieux de formation et les camps. 

 

2.9 | Tests de confort (pilier 3) 

Remboursement
Depuis le 18 décembre 2021, la Confédération prend à nouveau en charge les frais de tous les tests antigéniques rapides, y compris les tests de confort (sans symptôme, pré-voyage), avec délivrance du certificat COVID de test négatif.

Tests pour les visiteurs et les prestataires externes des établissements pour personnes vulnérables soumis à l'Arrêté du Conseil d'Etat du 5 août 2022
Ces tests ne sont plus requis depuis le 17 février 2022 (abrogation des articles de l'Arrêté du Conseil d'Etat correspondants).

 

2.10 | Prise en charge des coûts 

Fiche d’information "Réglementation de la prise en charge de l’analyse pour le SARS-CoV2 et des prestations associées" (01.04.2022)

  • Tests rapides antigéniques : depuis le 18 décembre, tous les tests rapides antigéniques sont pris en charge par la Confédération (avec délivrance d'un certificat COVID des test négatif si absence de symptômes. Depuis le 2 mai 2022, la délivrance des certificats de guérison est compatible avec l'UE (voir point 7).
  • Tests PCR individuels : seuls les PCR effectués chez des personnes symptomatiques ou personnes contact asymptomatiques sont pris en charge par la Confédération (sans délivrance d'un certificat COVID). La Confédération ne prend pas en charge les coûts des tests PCR individuels dans les cas suivants:
    • test en vue d’un voyage
    • test en vue de l'obtention d'un certificat COVID
  • Autotests : ne sont pas pris en charge par la Confédération
  • Sérologies : ne sont en principe pas pris en charge par la Confédération*
    La Confédération prend en charge les coûts seulement dans les cas suivants: 
    • sur ordre du SMC
    • sur ordonnance médicale, quatre semaines après la vaccination complète chez les personnes souffrant d'une immunosuppression sévère, conformément aux recommandations actuelles de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV)
    • pour les personnes avec une indication concernant un traitement par anticorps monoclonaux

* Seules sont remboursées les sérologies effectuées, sur ordonnance médicale, quatre semaines après la vaccination complète chez les personnes fortement immunodéficientes ou dans le cadre d'un traitement par des anticorps monoclonaux

 

2.11 | Déclarations 

2.11.1 | Déclaration des tests rapides antigéniques 

Les médecins déclarent à l'OFSP les résultats des tests antigéniques effectués dans le cadre de tests diagnostiques axés sur les symptômes et les cas (pilier 1).

  • les résultats positifs dans les 24 heures (au lieu de 2 heures) y compris pour les tests de confort
  • les résultats négatifs dans les 24 heures

Les tests rapides antigéniques doivent être déclarés sur le portail électronique de déclaration de l'OFSP  

Pour rappel, le numéro de téléphone (portable) de la personne testée doit être indiqué lors de la déclaration via le portail électronique de déclaration

 

2.11.2 | Déclarations cliniques COVID-19

Les médecins déclarent au SMC et à l’OFSP dans un délai de 24 heures : 

  • les résultats cliniques de résidents d’EMS et autres institutions médico-sociales avec COVID-19 confirmé par PCR ou par test rapide antigénique - formulaire
  • les résultats cliniques des personnes décédées des suites du COVID-19, confirmé par PCR, test rapide antigénique ou critères cliniques remplis et CT-Scan compatible ou critères cliniques et épidémiologiques remplis - formulaire
  • les résultats cliniques des personnes hospitalisées avec COVID-19 confirmé par PCR, test rapide antigénique ou critères cliniques remplis et CT-Scan compatible ou critères cliniques et épidémiologiques remplis - directive
  • les résultats cliniques des résidents d'EMS et des personnes décédées doivent être déclarés à l'OFSP (HIN) ET au SMC :

 

2.11.3 | Informations complémentaires 

Les deux documents, ci-dessous, de l'OFSP détaillent les obligations en matière de déclaration des résultats de tests :

 

 

 

Prise en charge des cas

3.1 | Traitement précoce et prophylaxie (nouveau)

3.1.1 | Traitement pour les patients COVID-19 ambulatoires (nouveau)

Les traitements par anticorps monoclonaux (AcM) ou par antiviraux à action directe (AAD) sont utilisés chez les patients avec un COVID-19 confirmé présentant un risque élevé de développer une forme sévère de la maladie. Le traitement a pour objectif de diminuer le risque d’hospitalisation chez ces patients très à risque.

Les critères concernant les patients pouvant bénéficier de cette thérapie ont été élaborés par la Société suisse d'infectiologie (SSI) et sont adaptés en permanence. 

(nouveau) Liste de critères selon experts SSI (19.05.2022)

(nouveau) Le SSI recommande désormais un AAD oral comme premier choix pour le traitement précoce des patients ambulatoires particulièrement vulnérables. Nirmatrelvir/ritonavir (Paxlovid®) est le seul AAD oral disponible en Suisse. Si le Paxlovid est contre-indiqué (généralement en raison d'interactions nuisibles avec d'autres médicaments), une thérapie par AcM (sotrovimab 1000 mg) ou AAD par voie iv (remdesvir, 3 jours) représente une alternative.

Le traitement des patients ambulatoires s'effectue, pour l'instant, uniquement dans les centres désignés par les cantons, uniquement au secteur E des HUG ou aux Urgences 3C.

(nouveau) Le Paxlovid® devrait également être disponible en pharmacie sur ordonnance médicale au cours des prochaines semaines. Une information détaillée à ce sujet sera diffusée prochainement.

(nouveau) La Confédération prend en charge les coûts des traitements ambulatoires du nirmatrelvir/ritonavir, sotrovimab et du remdesivir pour le traitement du COVID-19 confirmé, tant que ces médicaments ne sont pas remboursés par l'assurance-maladie obligatoire.

3.1.1.1 | Recommandations officielles (nouveau)

Recommandations de la Société suisse des maladies infectieuses (SSI) concernant le recours au traitement précoce et à la prophylaxie de la COVID-19

  • 1er choix: nirmatrelvir/ritonavir (Paxlovid®) : 300mg nirmatrelvir (2cp 150 mg) avec 100 mg de ritonavir (1cp à 100 mg). Les trois comprimés devant être pris ensemble, 2x/j par voie orale pendant 5 jours, sauf contre-indication.

    Contre-indications pour nirmatrelvir /ritonavir :
  • Si le nirmatrelvir/ritonavir est contre-indiqué :
    • sotrovimab (Xevudy®) 1000 mg iv, soit une double dose (utilisation off-label);
    • remdesivir (Veklury®)iv 200 mg J1 puis 100 mg J2 et J3 (off label). 

 

3.1.1.2 | Critères d'éligibilité pour les patients ambulatoires 

Les critères suivants doivent être remplis :

  • Adultes et adolescents âgés de ≥12 ans et pesant ≥40 kg.
  • ET infection confirmée au SARS-CoV-2 par PCR ou test antigénique: un test antigénique positif est suffisant pour commencer le traitement, si les autres critères sont remplis. Un test de détection du sous-variant d’Omicron doit être effectué, si possible, mais ne doit pas retarder le traitement.
  • ET une forme légère de COVID-19 (pas d’oxygénothérapie).
  • ET de préférence dans les 5 jours qui suivent l'apparition des symptômes.
  • ET une sérologie négative documentée ou un titre d'anticorps inférieur au seuil du laboratoire local.
  • ET l'éligibilité selon la liste des conditions hautement prioritaires énumérées sous le point 3.1.3 | Groupe hautement prioritaire éligible pour un traitement précoce par anticorps ou pour une prophylaxie 

Des exceptions sont possibles si les résultats des tests sérologiques risquent d'entraîner un retard inacceptable du début du traitement; ou après des discussions multidisciplinaires pour les patients très fragiles.

Dans des situations exceptionnelles, d'autres maladies et conditions associées à un risque accru de COVID-19 sévère (par exemple, une grossesse avec des facteurs de risque supplémentaires, patients de plus de 80 ans non exposés et non vaccinés) peuvent être également être envisagées pour un traitement après évaluation par l'équipe multidisciplinaire.

 

 

3.1.2 | Prophylaxie pré-expositionnelle contre le COVID-19 pour les personnes avec une immunosuppression sévère (nouveau)

La prophylaxie est indiquée chez les personnes fortement immunosupprimées (voir liste au point 3.1.3) présentant un risque élevé de développer une forme sévère du COVID-19 et insuffisamment protégées après la vaccination.

(nouveau) Critères détaillés concernant les personnes pouvant bénéficier de cette prophylaxie ont été élaborés par la SSI/CFV (19.05.2022) 

Prise de position de la Société Suisse d'Infectiologie (SSI) et de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) (27.04.2022).

La prophylaxie pré-expositionnelle est autorisée en Suisse avec la combinaison d'anticorps tixagevimab/cilgavimab (Evusheld®) dans un centre désigné par les cantons.

(nouveau) Le SSI recommande l'administration de 300 mg tixagevimab et 300 mg cilgavimab en 2 injections intra-musculaires distinctes et séquentielles, avec répétition des doses tous les six mois, tant que le SARS-CoV-2 circule (possibilité d'administration iv).

L'administration des prophylaxies s'effectue dans les centres désignés par les cantons, actuellement uniquement les HUG. 
 

3.1.2.1 | Critères d'éligibilité 

Les critères suivants s'appliquent pour bénéficier de cette prophylaxie: 

  • Personnes appartenant au groupe hautement prioritaire listées au point 3.1.3

ET 

  • absence de réponse d'anticorps anti-Spike-IgG (test anticorps absent ou presque absent) après vaccination avec ≥3 doses d'un vaccin contre le SARS-CoV-2 autorisé en Suisse.

OU 

  • qui ne peuvent pas être vaccinées en raison d'une HCT allogénique, d'une thérapie CAR-T ou d'une thérapie par déplétion des cellules B au cours des 3 derniers mois.

 

 

3.1.3 | Groupe hautement prioritaire éligible pour un traitement précoce par anticorps ou pour une prophylaxie 

L'éligibilité est limitée aux patients les plus fragiles donc les personnes immunosupprimées ci-dessous :

  • Infection par le VIH avec un nombre de cellules T CD4+ < 200 par μl
  • Immunodéficiences héréditaires
  • Traitement par anticorps monoclonal anti-CD20 ou anti-CD19 ou autres thérapies de déplétion des cellules B, inhibiteurs de la tyrosine kinase de Bruton
  • Hémopathies malignes (par exemple, leucémie, lymphome, GVHD; y compris HSCT autologue et allogénique et CAR-T, myélome multiple, maladies myéloprolifératives) avec neutropénie (< 1'000 neutrophiles/μl pendant ≥ 1 semaine) ou sous traitement actif ou après HSCT
  • Drépanocytose
  • Personnes ayant reçu une transplantation d'organe solide

 

3.1.4 | Identification et suivi des patients (nouveau)

  • Au secteur E des HUG
  • Sur demande des médecins de ville auprès des HUG
  • Sur demande directe des patients

L’équipe de CoviCare aux HUG contacte le patient afin de vérifier son éligibilité. Si le patient est intéressé et éligible et après validation de l'indication, l’administration du traitement est planifiée. Procédure des HUG.

Après l’administration du traitement, le patient est suivi soit par son médecin traitant, soit téléphoniquement par l’équipe de CoviCare s’il n’en a pas et que son état clinique le nécessite. Tous les patients sont également contactés téléphoniquement à J7 par l’équipe de CoviCare afin de documenter leur évolution.

Vous voulez adresser un patient ?
Si vous souhaitez discuter de l’administration du traitement d’anticorps monoclonaux pour un de vos patients positifs, vous pouvez joindre :

CoviCare
7/7j
9h-17h
T . 022 372 50 00

Le chef de clinique du secteur E
T. 079 553 78 96

 

 

Les patients qui remplissent les critères d'administration peuvent également appeler directement CoviCare au 022 372 50 00 (9-17h, 7/7j).


Centres de traitement et de prophylaxie pour les patients ambulatoires

Secteur COVID ambulatoire des HUG (secteur E) ou aux Urgences 3C.


Liens utiles (nouveau)

​​

 

3.2 | COVID long ou effets à long terme du COVID-19 

Le coronavirus SARS-CoV-2 peut entraîner des symptômes jusqu'à plusieurs semaines après le diagnostic, selon une étude conduite aux HUG. Le terme "COVID long" ou "effets à long terme du COVID-19" selon la formulation de l'OMS, décrit la maladie chez les personnes qui, plusieurs semaines voire mois après l'infection, ont encore des symptômes tels que perte du goût ou de l'odorat, fatigue, maux de tête, douleurs abdominales, essoufflement et troubles de l'humeur.

Publiée le 22 février 2022 dans la revue Journal of General Internal Medecine, une étude menée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Université de Genève (UNIGE) montre qu’après la vaccination contre le SARS-CoV-2, les symptômes du syndrome post-COVID (aussi appelé COVID-long) disparaissent ou s’améliorent dans 35 % des cas 

3.2.1 | RAFAEL, Plateforme sur le Syndrome post-COVID

Avez-vous des questions ou besoin d’information sur le syndrome post-COVID (Covid Long) ? 
Vous pouvez consulter RAFAEL, la plateforme interactive d’information et d’échanges sur les séquelles à long terme du SARS-CoV-2. Il s’agit d’un site web incluant un chatbot destiné au grand public et aux professionnels de la santé. Vous y trouverez des informations et réponses sur les symptômes post-Covid.

 

3.2.2 | Consultation pluridisciplinaire aux HUG pour les adultes et les enfants

Une consultation médicale dédiée aux patients souffrant du COVID long a été ouverte aux HUG.

HUG
4 rue Gabrielle-Perret-Gentil
Bâtiment Morier, 2e étage

Du lundi au vendredi inclus
De 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.

Prise de rendez-vous
consultation.longcovid@hcuge.ch ou 079 553 08 69

Une consultation pour les jeunes de 10 à 18 ans, adressés par leur pédiatre, est également ouverte à la Consultation des adolescents du Service de pédiatrie générale, Rue Willy Donzé 6, 1205 Genève.

 


 

 

Variants

 

4.1 | Distribution des variants dans la région sentinella 1

Rédigé en collaboration avec les HUG 

Variants COVID-19

Variants COVID-19

COVID-19 . distribution des variants dans la région Sentinella 1
COVID-19 . distribution des variants dans la région Sentinella 1

Variants par pays 

 

4.2 | Principaux variants VOC préoccupants  

COVID-19 : principaux variants VOC préoccupants
COVID-19 : principaux variants VOC préoccupants

Le variant delta était la souche dominante dans le canton de Genève (> 95%) entre juillet et décembre 2021. 

Les variants de la lignée Omicron (B.1.1.529) figurent, depuis la semaine 52, parmi ceux qui surviennent le plus fréquemment à Genève. Omicron a remplacé le variant Delta: depuis le 6 janvier, la quasi-totalité des infections acquises dans la communauté sont à présent liées au variant Omicron. 
 

4.3 | Variant Omicron (nouveau)

Un variant Omicron (B.1.1.529) a été mis en évidence pour la première fois le 24 novembre 2021 en Afrique du Sud mais le premier cas connu a été identifié sur un échantillon prélevé le 9 novembre. Il a été classé "variant préoccupant"(VOC) par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le vendredi 26 novembre 2021. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), il représente un risque élevé à très élevé pour l'Europe.

En effet, ce variant Omicron présente de très nombreuses mutations, plus de 30 sur le gène qui code pour la protéine Spike, dont 11 mutations dans la région de la liaison au récepteur 1. La plupart de ces mutations ont déjà été identifiées séparément sur d'autres souches où elles sont associées à une augmentation du nombre de cas et une réduction de l'efficacité vaccinale. En outre, 3 nouvelles mutations ont été identifiées qui entraînent possiblement une diminution de l'effet des thérapies par anticorps monoclonaux.

Le premier cas d’infection au variant Omicron a été confirmé à Genève le 30 novembre.

La sous-lignée BA.2 d’Omicron représente depuis début mai la majorité des échantillons séquencés.

(nouveau) Depuis le 09.05.2022, des cas des sous-lignées BA.4 et BA.5 ont été identifiés en Suisse puis dans le canton de Genève. A fin mai, environ 12% des cas séquencés appartiennent aux sous-lignées BA.4 et 5 dans la région Sentinelle 1 (Genève, Neuchâtel, Vaud, Valais).  Classés initialement comme des variants d'intérêt (VOI) par l’OMS, ils ont été renommés variants préoccupants (VOC) le 12 mai 2022. Selon l'ECDC (état au 13.05.2022), ces sous-lignées sont plus transmissibles; BA.5 aurait ainsi un avantage de croissance de 13% par rapport au BA.2. Il n'y a toutefois actuellement pas d'évidence d'une augmentation des infections sévères ou des hospitalisations. La situation est suivie de près.

Surveillance des variants

La surveillance des variants s’inscrit dans le cadre du programme national de surveillance génomique du SARS-CoV-2 piloté par le Centre des maladies virales émergentes. Il n'est plus effectué de séquençage individuel ni de détection de S-Drop-out de manière systématique dans la population. Dans le canton de Genève et lors d'indication à une thérapie par anticorps monoclonaux, l'identification de la délétion "S-Drop-out" par PCR est utilisée pour confirmer le variant Omicron.

Des informations mises à jour quotidiennement sur le nombre de variants dans le canton de Genève et en Suisse sont disponibles sur le site www.covid19.admin.ch ainsi que sur le site du centre des maladies virales émergentes et du CRIVE
 

 

 

Personnes testées positives

5.1 | Personnes symptomatiques ou testées positives

  • Depuis le 1er avril 2022, les mesures d'isolement sont levées en Suisse.
  • Le SMC ne délivre plus de décision d'isolement ni de certificat médical. Les personnes dont l'état de santé ne permet pas de travailler (ou d'aller à l'école) consultent un médecin qui leur délivre un certificat médical justifiant l'absence.
  • Tous les cas positifs reçoivent un SMS provenant du SMC, les incitant à consulter la page ge.ch pour des informations générales ou à contacter la hotline en cas de question. 
  • Durant le 1er mai 2022, les personnes positives ne sont plus appelées par la cellule du SMC.

La page internet COVID-19 | Se protéger et protéger les autres informe les personnes symptomatiques, vulnérables, testées positives ou encore contact des attitudes à adopter.

Les personnes symptomatiques ou testées positives sont invitées à suivre les règles d’hygiène et de conduite ci-dessous tant que les symptômes persistent ou durant 5-7 jours pour les cas positifs asymptomatiques :

  • Porter un masque
  • En cas de symptômes sévères: contacter son médecin traitant, se rendre aux urgences ou appeler le 144
  • Si l'état général empêche d’aller travailler: consulter son employeur ou son médecin traitant. Depuis le 1er avril 2022, le SMC ne délivre plus de certificat médical, ni de décision d'isolement
  • En accord avec son employeur, faire du télétravail
  • Ne pas visiter une personne vulnérable (au moins pendant les 5 à 7 jours qui suivent le test positif ou le début des 1ers symptômes)
  • Limiter les rencontres avec d'autres personnes (les sorties entre amis par exemple)
  • Eviter les endroits avec beaucoup de monde
  • Se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon, ou les désinfecter avec une solution hydroalcoolique
  • Aérer régulièrement 
  • Eviter les poignées de mains et les accolades
  • Tousser ou éternuer dans le creux du coude
  • Après usage, jeter les mouchoirs en papier dans une poubelle et se laver soigneusement les mains ensuite avec de l’eau et du savon, ou les désinfecter avec une solution hydroalcoolique.
     

Les personnes vulnérables ont des recommandations spécifiques :

  • En cas de test positif: contacter rapidement son médecin traitant pour l'en informer.
  • Pour les personnes immunosupprimées: des traitements pour le COVID sont disponibles. Ils doivent être pris rapidement après le début des symptômes. Si elles pensent souffrir d'immunosuppression, contacter rapidement son médecin traitant ou appeler le 022 372 50 00 (CoviCare des HUG), 7/7 de 9h à 17h, pour obtenir plus de renseignements.
     

Les personnes qui vivent avec des personnes vulnérables sont invitées à suivre les recommandations suivantes:

  • En cas de symptômes: faire un test de dépistage COVID-19
  • Réduire au maximum les contacts au sein du logement (par exemple en évitant de prendre les repas ensemble, ou de dormir dans la même chambre pendant la durée des symptômes ou au moins pendant les 5 à 7 jours suivants le test en l'absence de symptôme)
  • Porter un masque dans le logement (ainsi que la personne vulnérable)
  • Nettoyer les surfaces régulièrement
  • Se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon
  • Aérer régulièrement la pièce dans laquelle elle se trouve.
     

 

 

Voyages et entrée en Suisse

6.1 | Entrée en Suisse 

Critères actuels 

Depuis le 2 mai 2022, plus aucune restriction d’entrée en lien avec le COVID-10 n’est en vigueur en Suisse. Il n’est plus nécessaire de présenter une preuve de vaccination, de guérison ou un résultat de test pour entrer en Suisse.

 

 

 

6.2 | Exigences des pays 

De nombreuses différences existent entre les pays quant aux restrictions liées au COVID-19, allant de l’absence complète de restrictions à des certificats médicaux d’aptitude (Fit for Travel). 

Depuis le 9 juillet 2021, l’UE reconnait officiellement l’équivalence du certificat COVID-19 suisse. Néanmoins, les personnes qui souhaitent voyager doivent se renseigner sur les exigences du pays de destination ainsi que celles de la compagnie aérienne. En effet, certains pays de l'UE considèrent qu'une personne est entièrement protégée 14 jours après la 2e dose de vaccin, certains exigent une dose booster. 

Un document (Cleared to travel) peut également être demandé par certains pays, dont les Etats-Unis, aux personnes ayant récemment été testées positives. Ce document remplace la nécessité de présenter un résultat de test négatif, en raison de résultats restant  parfois positifs de façon prolongée. Le Service du médecin cantonal délivre ce document sur demande écrite faite à l'adresse task.sanitaire@etat.ge.ch dès le 11e jour suivant le test positif

Le service de médecine tropicale et humanitaire des HUG met à disposition une liste, actualisée de manière hebdomadaire, des conditions d’entrée dans la majorité des pays du monde.

En effet, il est à craindre que, focalisée sur la problématique COVID-19 et les exigences administratives, la population oublie l’importance d’une bonne préparation aux voyages et en particulier certaines vaccinations et/ou chimioprophylaxie contre la malaria selon la destination

 

Préparer son voyage (nouveau)

Nous rappelons sur notre site qu'il convient de : 

 

 

Certificats COVID-19 

Alors que l'obligation nationale de présenter un certificat en Suisse est levée depuis le 17 février 2022, la Suisse continue d’établir des certificats COVID euro-compatibles puisque certains pays continuent d’exiger un certificat COVID pour entrer sur leur territoire ou accéder à certains sites. 
Tous les certificats COVID restent valables en Suisse jusqu'à leur date d'expiration. Il reste en effet possible pour un organisateur de manifestation, par exemple, d’exiger le certificat COVID pour permettre l’accès à sa manifestation s’il le désire.   

7.1 | Obtention et validité du certificat COVID-19 

Le certificat COVID-19 est reconnu par les États de l’UE et de l’AELE ainsi que par les pays listés à l'annexe 5 Ordonnance COVID-19 certificats. 

7.1.1 | Types de certificats délivrés 

  • Certificat de vaccination COVID-19 (vaccination contre le COVID-19, valable 270 jours dès la dernière dose d'un vaccin à 2 doses ou dès le 22e jour après la dose de vaccin Janssen®).
  • (nouveau) Certificat de guérison COVID-19 (guérison après une infection par le SARS-CoV-2, après le résultat positif du test PCR et, depuis le 2 mai, également suite à un test rapide antigénique positif, tous deux valables 180 jours dès le 11e jour après le résultat du test).
  • Certificat de test COVID-19 (résultat négatif de l’analyse pour le SARS-CoV-2, valable 24h après le prélèvement pour un test rapide antigénique valable uniquement suite à un prélèvement naso-pharyngé et 72h pour un test PCR).

 

7.1.2 | Certificat de vaccination

Depuis le 1er février 2022, le nouvel encodage 2/1, conforme aux prescriptions de l’UE, permet d’indiquer la vaccination de rappel dans les certificats COVID de vaccination.

Il permet surtout de faciliter les voyages dans des pays appliquant certaines restrictions à l’entrée, p. ex. ceux qui exigent la preuve d’une dose de rappel.

Cela concerne les personnes qui n'ont reçu qu’une seule dose de vaccin pour l'immunisation de base car infectées avant ou après cette dose, puis qui ont reçu une dose de rappel. Cela concerne également les personnes qui ont reçu la dose unique du vaccin Janssen suivie d'une dose de rappel.

Jusqu’à présent, dans ces situations, le certificat était encodé 2/2 (comme un certificat de primo-vaccination avec 2 doses). Depuis le 1er février, afin de faire apparaitre la dose booster, le certificat est encodé 2/1 (2 doses reçues en tout et 1 dose pour la primo-vaccination).

A noter que les personnes qui ont reçu deux doses de vaccin ARNm pour l'immunisation de base ainsi que celles qui ont reçu par la suite une dose de rappel ne sont pas concernées par ce nouvel encodage; leur certificat est codé 2/2 ou 3/3 respectivement et ces certificats restent compatibles avec l'UE.

Vaccination en Suisse

Les vaccins autorisés par Swissmedic et disponibles sont :

  • Vaccins à ARNm: Pfizer® et Spikevax® (anciennement Moderna®)
  • Vaccins à vecteur viral: Janssen® 
  • Vaccin à protéine : Nuvaxovid®

Vaccination à l'étranger

Seules les personnes de nationalité suisse ou ayant un permis de séjour en Suisse peuvent désormais obtenir un certificat COVID de vaccination émis par la Suisse après une vaccination à l’étranger. 

Les personnes entièrement vaccinées dans l’un des pays de l’espace Schengen et disposant d'un certificat de vaccination avec un QR code n’ont pas besoin de demander un certificat COVID-19 suisse. Le QR code de leur certificat de vaccination est reconnu en Suisse.
Depuis le 20 septembre 2021, les vaccins autorisés par l'agence européenne de vaccination (EMA) peuvent donner lieu à l'émission d'un certificat COVID-19 suisse, de même que les vaccins autorisés par l'OMS mais uniquement pour une catégorie restreinte de personnes. 

Vaccins autorisés par l'EMA
Les personnes entièrement vaccinées en dehors de l’espace Schengen avec un vaccin autorisé par l'EMA, et qui habitent, séjournent ou projettent d'entrer en Suisse peuvent demander un certificat COVID-19. Il s’agit des vaccins suivants :

  • Comirnaty® / BNT162b2 / Tozinameran (Pfizer/BioNTech)
  • Spikevax® / mRNA-1273 / COVID-19 vaccine (Moderna)
  • Vaxzevria® / AZD1222 / Covishield™ (AstraZeneca)
  • COVID-19 Vaccine Janssen® (Johnson & Johnson)
  • Nuvaxovid NXV-CoV2373 (Novavax)
     

Vaccins autorisés par le protocole OMS d’autorisation d’utilisation d’urgence
Les personnes avec un titre de séjour valable ou répondant à l’un des critères de l’art. 13, al.2 ter l.c de l’Ordonnance COVID-19 certificats et qui sont entièrement vaccinées avec un vaccin de la liste de l'OMS peuvent demander un certificat COVID-19. Il s'agit des vaccins suivants :

  • SARS-CoV-2 Vaccine (Vero Cell) (Sinopharm / BIBP)
  • CoronaVac (Sinovac)
  • Covaxin®

Vaccins qui ne sont autorisés ni par Swissmedic, ni par l'EMA, ni par l'OMS
Les personnes vaccinées avec un vaccin n’ayant été autorisé ni par Swissmedic, ni par l’EMA ni par l’OMS ne peuvent prétendre à un certificat COVID-19. De façon notable, aucun certificat COVID-19 ne peut être établi pour une vaccination par Sputnik V.

En revanche, il est possible de compléter la vaccination effectuée avec des vaccins non autorisés, au moyen de vaccins à ARNm, selon que des données de phase III sont disponibles ou non.

Le tableau d'établissement des certificats COVID de vaccination ci-dessous donne un aperçu des différents cas de figure :

Certificats COVID de vaccination
Certificats COVID de vaccination
Certificats COVID de vaccination
Certificats COVID de vaccination

 

7.1.3 | Certificat de guérison

Depuis le 2 mai 2022, il est à nouveau possible d'établir un certificat COVID de guérison sur la base d'un test rapide antigénique positif. Cependant, contrairement aux certificats émis en début d'année 2022, ces certificats sont reconnus et valables dans l'UE.

Les certificats de sérologie ne sont plus émis. Les certificats émis. Les certificats émis avant le 17 février 2022 conservent toutefois leur durée de validité actuelle.

Test PCR positif

Les certificats sont valables 6 mois (180 jours) dès le 11e jour après le premier résultat positif du test PCR. Ils sont émis par les laboratoires de diagnostic. Suite à un test PCR positif effectué à l’étranger, seules les personnes de nationalité suisse ou ayant un permis de séjour en Suisse peuvent désormais obtenir un certificat COVID de guérison émis par la Suisse. 

Test rapide antigénique positif

  • Depuis le 2 mai 2022, les certificats COVID de guérison compatibles avec l'UE sont délivrés suite à un test rapide antigénique positif effectuée en Suisse, avec une durée de validité de 180 jours après le premier résultat positif.
  • Le lieu de dépistage ou le professionnel ayant effectué le test est responsable de l'émission du certificat dans le canton de Genève.
  • Les personnes ayant réalisé le test entre le 1er octobre 2021 et le 1er mai 2022 peuvent adresser une demande de certificat COVID sur la plateforme nationale ou, pour les personnes résidant dans le canton de Genève et testées en Suisse, ou les personnes testées dans le canton de Genève, sur le formulaire e-démarches Certificats COVID.
  • Dans l'Union européenne, ce certificat de guérison est également valable 180 jours dès le 11e jour après le premier résultat positif rapide. 
Les personnes disposant déjà d'un certificat COVID de guérison sur la base d'un test antigénique rapide, établi en Suisse entre le 24 janvier et le 16 février 2022, peuvent le convertir en certificat compatible avec l'UE, en utilisant l'application "COVID Certificate". La marche à suivre est détaillée dans l'application.

 

Sérologie positive

Depuis le 17 février 2022, un certificat de guérison n'est plus émis après une sérologie positive. Les certificats émis avant le 17 février conservent toutefois leur validité.

 

7.1.4 | Certificat de test négatif

  • Résultat de test PCR négatif: validité de 72 heures depuis le prélèvement
  • Résultat de test rapide antigénique : validité de 24 heures depuis le prélèvement
    Depuis le 16 novembre, seuls les prélèvements naso-pharyngés effectués par un professionnel donnent droit à un certificat COVID. Cela exclut les tests nasaux. Depuis le 18 décembre 2021, la Confédération prend en charge les frais de tous les tests antigéniques rapides, y compris les tests de confort (sans symptôme, pré-voyage), avec délivrance du certificat COVID de test négatif.

 

7.1.5 | Certificat de dérogation 

Les certificats de dérogation ne sont plus émis pour les personnes qui, pour des raisons médicales (uniquement pour les personnes lourdement handicapées, par exemple personnes autistes), ne peuvent être ni vaccinées ni testées.

 

 

 

 

7.2 | Schéma résumant les différents types de certificats COVID et les émetteurs 

La démarche à entreprendre pour obtenir un certificat COVID-19 est résumée ci-dessous:

Délivrance de certificat COVID-19
Délivrance de certificat COVID-19

Télécharger le document 

 

7.3 | Délivrance de certificats COVID-19 par les médecins de premier recours (nouveau)

7.3.1 | Délivrance de certificats COVID-19 de test négatifs

Les médecins traitants ou de premier recours autorisés peuvent délivrer le certificat COVID de test négatif pour les tests rapides antigéniques qu'ils réalisent aux conditions citées ci-dessus. Les médecins intéressés doivent s'inscrire auprès du Service du médecin cantonal. 

La démarche à entreprendre pour pouvoir délivrer les certificats COVID est décrite ci-dessous :

  • Vous devez disposer d'un compte HIN ou CH-Login lié à une adresse mail personnelle (pas d'adresse générique). La création de compte CH-Login est gratuite depuis le site de la Confédération www.eiam.admin.ch
  • Votre demande doit être effectuée via le formulaire en ligne du site de l'Etat.
  • Un mail de l'OFSP/OFIT vous sera transmis avec les codes d'accès pour l'onboarding.
  • Parallèlement, un mail du SMC vous confirmera la création de votre accès utilisateur pour l'émission des certificats COVID, accompagné de tutoriels. 

Plus d'info sur Certificats COVID-19 

 

7.3.2 | Délivrance de certificats COVID-19 de guérison suite à un test rapide antigénique positif (nouveau)

(nouveau) Depuis le 2 mai 2022, les certificats de guérison après un test rapide antigénique sur frottis nasopharyngé sont émis par le professionnel qui effectue le prélèvement (médecin, pharmacien, laboratoire, centre de test). Ce certificat, compatible avec l'UE, a une durée de validité de 180 jours après le premier résultat de test positif.

Compte tenu de la compétence cantonale pour la désignation des émetteurs de certificats COVID-19, il vous est demandé d'émettre ce certificat pour toute personne testée positive lors d'un test antigénique par prélèvement nasopharyngé par vos soins.
Cette autorisation ne s'applique toutefois pas aux certificats de guérison suite à un test PCR positif, qui ne peuvent être délivrés que par les laboratoires autorisés.

Vous disposez déjà d'une accréditation pour la délivrance de certificat de test négatif:

  1. La génération de ces certificats COVID de guérison se fait sur la même plateforme que les certificats COVID de test négatif. Vos accréditations existantes seront automatiquement valables pour la délivrance de certificats COVID de guérison selon les critères décrits ci-dessus.
     

Vous ne disposez pas d'une accréditation pour la délivrance de certificat:

  1. Vous devez disposer d'un compte HIN ou CH-Login lié à une adresse mail personnelle (pas d'adresse générique). La création de compte CH-Login est gratuite depuis le site de la Confédération (www.eiam.admin.ch).
  2. Votre demande doit être effectuée via le formulaire en ligne du site de l'Etat.
  3. Un mail de l'OFSP/OFIT vous sera transmis avec les codes d'accès pour l'onboarding.
  4. Parallèlement, un mail du SMC vous confirmera la création de votre accès utilisateur pour l'émission des certificats COVID, accompagné de tutoriels.

 

 

 

Mesures de protection 

8.1 | Mesures (nouveau)

Le 25 mai 2022, le Conseil d'Etat de Genève a supprimé l'obligation de porter un masque à partir du 30 mai dans certains établissements accueillant des personnes vulnérables (hôpitaux, cliniques, établissements médico-sociaux (EMS) et foyers pour personnes âgées) et dans le cadre des soins à domicile pour le personnel qui y intervient. 

Le SMC continue de recommander le port du masque dans les institutions de santé, foyers pour personnes âgées, EMS et institutions apparentées ainsi que lors de soins dans les situations suivantes :

  • Pour toute personne qui présente des symptômes (par exemple, patient dans la salle d’attente d’un cabinet)
  • Dans les lieux confinés difficiles à aérer dans lesquels des personnes vulnérables sont susceptibles de se tenir (par exemple, officine sans fenêtre)
  • Dans les situations de soins impliquant un contact étroit et/ou de longue durée (par exemple, exercices de physiothérapie).

Pour être efficace, le port du masque doit être combiné aux autres mesures de protection essentielles telles que le lavage des mains, l’hygiène des surfaces et l’aération fréquente par ouverture des fenêtres dès qu’elle est possible.


 

 

Surveillance du COVID

9.1 | monitoring 

L'amélioration de la situation épidémiologique se poursuit avec une circulation virale en diminution : 

  • Diminution de l'incidence des nouveaux cas sur 7 jours: 113 cas/100'000
  • Re < 1 dans les eaux usées:  0.77 (IC 95% 0.61-0.96)
  • Diminution du taux de positivité: 15.7% (PCR) et 20.4% (RADT)
  • Diminution du nombre de patients COVID-19 hospitalisés: 211 patients (37 aux soins aigus et réadaptation, 2 aux soins intermédiaires, 0 aux soins intensifs, 170 post-COVID, 2 hors-HUG) 
  • Omicron BA.2 représente 87% des infections COVID-19; 12% de BA.4 et BA.5 (Région sentinella 1).
Le monitorage des eaux usées permet de surveiller la circulation du virus ainsi que la propagation des variants, indépendamment du recours au testing.

 

 

Dernière mise à jour
3 juin 2022

Cette page vous a-t-elle aidé ?