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Solidarité internationale

Newsletter octobre 2015

Formation à distance pour la dissémination des bonnes pratiques en santé sexuelle et reproductive

Lors du Sommet du millénaire, en 2000, les dirigeants du monde entier se sont accordés sur une déclaration qui a permis aux huit Objectifs du millénaire pour le développement de voir le jour, leur but principal étant de réduire l'extrême pauvreté à l'horizon 2015. Pour atteindre ce but, les points essentiels figurant comme cibles sous l'Objectif 5 sont « population et santé » et « droits sexuels et reproductifs ».

Malgré les efforts consentis, qui ont permis certains progrès, les Objectifs du millénaire sont loin d'avoir été atteints. Aujourd'hui encore, le risque qu'une femme meure pendant la grossesse ou l'accouchement reste de 1 sur 61 dans les pays en développement, contre 1 sur 2800 dans les pays industrialisés. Selon les chiffres de l'OMS, 225 millions de femmes dans les pays en développement souhaiteraient limiter leur nombre d'enfants. Cependant, le manque d'accès à des moyens de contraception explique la croissance démographique très rapide dans ces pays, notamment en Afrique subsaharienne. Par un effet domino, cette explosion démographique entrave à son tour la disponibilité des services de soins. La prévalence et la mortalité liées aux infections sexuellement transmissibles, en particulier le VIH / SIDA, sont aussi fortement liées à la pauvreté.

Le défi des problèmes de santé sexuelle et reproductive est considérable. Cependant, la réelle menace pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement n'est pas uniquement d'ordre financier. Elle pèse surtout par le manque évident de personnel capable de fournir des soins médicaux appropriés. L'Organisation mondiale de la santé estime que 57 pays, la plupart en Afrique subsaharienne, manquent de 4,3 millions de médecins, infirmiers, sages-femmes et autres assistants sanitaires. Le renforcement des capacités des professionnels de la santé dans les pays à faible revenu s'avère donc primordial.

La Fondation genevoise pour la formation et la recherche médicale (GFMER), créée en 2002, est un organisme à but non lucratif soutenu par la République et canton de Genève. Son mandat est de promouvoir et de développer des programmes de formation et de recherche dans le domaine de la santé dans les pays en développement ou en transition économique, permettant ainsi à ces pays de définir quels sont leurs propres besoins en santé publique.

Depuis 2010, grâce au soutien financier du canton de Genève, la fondation fournit une formation à distance d'une durée de huit mois pour les professionnels de la santé : elle porte sur le domaine de la santé reproductive et sexuelle, y compris le droit à la sexualité et à la reproduction. Cet enseignement est spécialement ciblé pour ceux dont l'accès à la formation est limité par le temps et/ou les ressources financières. Le programme est conçu pour répondre au plus large éventail de problèmes contemporains en santé reproductive et sexuelle, principalement dans les pays en développement. Il aide ces professionnels à mieux identifier les problèmes liés à la santé reproductive et sexuelle; il contribue à améliorer les compétences des prestataires de soins et participe de la promotion des bonnes pratiques. Ces deux derniers axes représentent le noyau central de la formation.

La formation est développée avec la collaboration d'experts de la fondation, de l'Organisation mondiale de la santé, ainsi que d'autres partenaires nationaux et internationaux. Elle est aussi enrichie par les expériences de terrain, grâce à un large éventail d'experts locaux dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. La formation est offerte à des médecins, sages-femmes, infirmiers, éducateurs de santé, travailleurs sociaux, gestionnaires des programmes de santé sexuelle et reproductive, agents de santé communautaire. Bien que la formation soit à distance, afin d'assurer son bon fonctionnement au niveau local, GFMER a établi un réseau de coordinateurs locaux dans vingt-trois pays et régions où la demande est élevée tels que l'Afghanistan, le Bhoutan, le Brésil, la Bolivie, le Burkina Faso, le Cameroun, l'Egypte, l'Equateur, l'Ethiopie, l'Inde, l'Iran, le Kenya, la Macédoine, le Mexique, la Mongolie, le Mozambique, le Népal, le Nigeria, l'Ouganda, le Soudan, la Turquie, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Chaque année, entre 150 et 200 professionnels de la santé en provenance d'environ septante pays suivent cette formation à distance. La majorité d'entre eux ont entre 30 et 50 ans, tranche d'âge particulièrement active, où l'on fait face à un maximum d'obligations professionnelles et/ou familiales pour lesquelles des déplacements pour formation professionnelle sont compliqués. C'est donc sur cette tranche d'âge que la formation devrait avoir le plus d'impact. En effet, grâce à sa flexibilité, elle offre une bonne occasion d'accès à la formation continue dans les domaines mentionnés. Elle est maintenant également accessible sur les smartphones et tablettes, ce qui étend d'autant plus son influence dans les zones les plus défavorisées.

GFMER a mis en place un partenariat solide avec des universités, des ministères de la santé et des organisations gouvernementales et non gouvernementales dans différents pays. La plupart de ces entités incluent ce cours dans leurs programmes de développement des ressources humaines. On peut dire qu'aujourd'hui, après treize ans d'existence, la Fondation dispose d'un vaste réseau mondial de professionnels de la santé, ce qui permet une dissémination structurée des bonnes pratiques dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et contribue à l'amélioration des capacités des professionnels de la santé.

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